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Les Médias Dénigrent Israël pour l'Excellence de son Programme de Vaccination

par Richard Kemp  •  16 janvier 2021

  • L'attitude négative [de la presse et de nombreux groupes de défense des droits de l'homme] s'étend aux apports majeurs d'Israël dans les domaines de l'innovation scientifique, de la technologie médicale et des sciences de la vie. Une ligne politique non écrite incite les médias à ne jamais informer de manière positive sur l'Etat juif, quitte à déformer les faits s'il le faut.

  • Les accords d'Oslo signés entre Israël et les Palestiniens dans les années 1990, - accords qui ont donné naissance à l'Autorité palestinienne (AP) -, attribuent explicitement le secteur de la santé et par conséquent les vaccinations, à l'Autorité palestinienne. Près de 150 membres de l'ONU reconnaissent la « Palestine » comme un État, mais les médias et les associations de défense des droits de l'homme, ne lui reconnaissent pas, dans leur partialité tristement prévisible, un quelconque autonomie.

  • Contrairement aux allégations de racisme ou « d'apartheid », Israël a vacciné ses citoyens arabes aux premiers jours du programme. Pour vaincre les réticences à la vaccination des différentes communautés arabes, le gouvernement israélien a mobilisé les dirigeants de la communauté arabe. En signe d'encouragement, le Premier ministre Netanyahu s'est lui-même déplacé dans deux villages arabes.

  • Alors que les accords d'Abraham signés en 2020 marquent un tournant historique dans un processus de paix jusque-là évanescent entre Israël et les Arabes, les médias et les anciens combattants de la paix, ceux-là mêmes dont les propres prescriptions ont échoué à plusieurs reprises, n'ont pas manqué d'afficher un scepticisme cynique.

  • [Le Premier ministre israélien Benjamin] Netanyahu a joué un rôle moteur dans la signature des accords d'Abraham. Le discours qu'il a prononcé en 2015 devant une session conjointe du Congrès des Etats Unis contre les ambitions nucléaires de l'Iran a impressionné les dirigeants arabes. Ces derniers ont compris que la position solitaire de Netanyahu ouvrait la voie à un changement d'attitude. Faire cause en commun avec l'État d'Israël pouvait conduire à un avenir meilleur qu'une animosité inutile.

Les médias écrits et audiovisuels des deux côtés de l'Atlantique se sont contorsionnés - et la vérité avec eux - pour ternir le remarquable succès d'Israël dans la vaccination contre le coronavirus. Photo : une professionnelle de santé de la caisse d'assurance maladie Clalit du village arabe d'Umm al Fahm, en Israël parle à une femme arabe israélienne avant de lui administrer le vaccin contre le COVID-19, le 4 janvier 2021 (Photo de Jack Guez / AFP via Getty Images)

Les préjugés des médias occidentaux à l'égard d'Israël sont si intenses que tout évènement positif qui ferait ordinairement la Une, est systématiquement ignoré, minoré ou dénigré parce qu'il s'agit de l'Etat hébreu. Quand une catastrophe se produit quelque part dans le monde, Israël est souvent le premier pays, ou parmi les premiers, à dépêcher une assistance humanitaire, humaine et technique. Le mois dernier, les Forces de défense israéliennes ont envoyé une équipe au Honduras peu après que les ouragans de force 4 Eta et Iota aient détruits des milliers d'habitations.

Ces 15 dernières années, des missions de secours de Tsahal ont été déployées en Albanie, au Brésil, au Mexique, au Népal, aux Philippines, au Ghana, en Bulgarie, en Turquie, au Japon, en Colombie, en Haïti, au Kenya, aux États-Unis, au Sri Lanka et en Égypte - et dans bien d'autres pays encore, les années précédentes.

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Les Deux années "Honteuses" de l'Allemagne au Conseil de Sécurité de l'ONU

par Soeren Kern  •  12 janvier 2021

  • Un examen approfondi des règles auxquelles à obéi le vote de l'Allemagne à l'ONU, révèle un troublant deux poids-deux mesures, notamment sur la question des droits de l'homme qui seraient à en croire le gouvernement allemand, la « pierre angulaire » de sa politique étrangère.

  • Au Conseil de sécurité de l'ONU, l'Allemagne a voté des dizaines de résolutions - dont beaucoup fleurent bon l'antisémitisme - qui ont épinglé Israël, la seule démocratie au Moyen-Orient.

  • L'Allemagne a fermé les yeux quand des pays qui violent les droits de l'homme en continu comme la Chine, la Libye, la Mauritanie, le Soudan et le Venezuela se sont fait élire au Conseil des droits de l'homme, la plus haute instance humanitaire de l'ONU.

  • En 2020, l'Allemagne a condamné 13 fois Israël, mais n'a pas tenté de faire voter une seule résolution défendant les droits de l'homme à Cuba, en Chine, en Arabie saoudite, en Turquie, au Pakistan, au Venezuela – ni dans aucun des 175 autres pays-membres de l'ONU, indique UN Watch, une ONG de veille sur les organisations internationales basée à Genève.

  • « Sur les 17 résolutions soumises aux voix de l'Assemblée générale des Nations Unis cette année, 13 ont épinglé Israël. Presque tous les pays-membres de l'UE ont voté les 13 résolutions anti-israéliennes. Aucun d'eux n'a essayé de mettre aux voix une résolution en faveur des féministes saoudiennes emprisonnées et torturées ; ou en soutien aux artistes dissidents arrêtés à Cuba ; ou pour aider les journalistes turcs jetés derrière les barreaux ; ou pour secourir les minorités religieuses attaquées au Pakistan sans parler des opposants politiques persécutés au Venezuela où plus de cinq millions de personnes ont fui la répression gouvernementale, la faim et l'effondrement économique. » - UN Watch, 16 décembre 2020.

  • En 2018 et 2017, l'Allemagne a continué de voter les résolutions anti-israéliennes de l'ONU, et en 2016 , l'Allemagne s'est distingué par l'approbation d'une résolution particulièrement honteuse parrainée par le groupe des Etats arabes et la délégation palestinienne, qui a stigmatisé Israël comme le seul pays au monde qui a porté atteinte à la « santé mentale, physique et environnementale ».

Un examen approfondi des règles auxquelles le vote de l'Allemagne a obéi, à l'ONU, au cours des dernières années, révèle un troublant deux poids-deux mesures, notamment sur la question des droits de l'homme qui seraient à en croire le gouvernement allemand, la « pierre angulaire » de sa politique étrangère. Photo : le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas (à gauche) et l'ambassadeur auprès de l'ONU, Christoph Heusgen, assistent à une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU le 28 mars 2018 à New York. (Photo par Angela Weiss / AFP via Getty Images)

L'Allemagne a siégé pendant deux ans au Conseil de sécurité des Nations Unies en tant que membre non permanent. Son mandat de deux ans a pris fin le 31 décembre 2020. Pour célébrer cette mission, le ministère des Affaires étrangères allemand a compilé toutes les résolutions votées par l'Allemagne dans le but de « renforcer l'ordre international ». Le ministre des affaires étrangères a déclaré que l'Allemagne méritait désormais d'obtenir un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU.

Un examen approfondi des règles auxquelles a obéi le vote de l'Allemagne à l'ONU, révèle un troublant deux poids-deux mesures. Notamment sur la question des droits de l'homme qui seraient, affirme le gouvernement allemand, la « pierre angulaire » de sa politique étrangère.

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La Turquie Célèbre un Sympathisant Nazi

par Uzay Bulut  •  6 janvier 2021

  • Malheureusement, Hüseyin Nihal Atsız a encore de nombreux disciples en Turquie.

  • « Pas plus que la boue ne se transforme en fer quand elle est mise au four, un juif ne peut devenir turc quels que soient ses efforts. Être Turc est un privilège qui n'est pas accordé à tout le monde, et surtout pas aux Juifs ... Si la colère nous prend, nous n'exterminerons pas seulement les Juifs comme l'ont fait les Allemands, nous irons plus loin ... » - Hüseyin Nihal Atsız, National Revolution (Milli Inkılap), 1934.

  • Aujourd'hui, les théories racistes d'Atsız se lisent en filigrane derrière les politiques anti-arménienne, anti-grecque, anti-chypriote, anti-juive, anti-kurde, anti-occidentale et anti-israélienne de la Turquie. Des millions de Turcs ont été empoisonnés pendant des décennies par les opinions nazies d'Atsız.

En novembre, la municipalité du Grand Istamboul, dirigée par le Parti républicain du peuple (CHP), principal parti d'opposition, a baptisé un parc du quartier de Maltepe du nom de Hüseyin Nihal Atsız, un antisémite et un raciste qui a été l'un des plus chaud partisan du nazisme en Turquie. Photo : le chef du CHP, Kemal Kilicdaroglu (à gauche), salue ses sympathisants lors d'un rassemblement à Maltepe Istamboul, le 9 juillet 2017 (Photo de Yasin Akgul / AFP via Getty Images)

En novembre, la municipalité du Grand Istamboul, dirigée par le Parti républicain du peuple (CHP), principal parti d'opposition, a baptisé un parc du quartier de Maltepe du nom de Hüseyin Nihal Atsız, un antisémite et un raciste qui fut l'un des plus chaud partisan du nazisme en Turquie. La demande a été déposée devant le conseil municipal par des membres du « Parti du Bien » (Iyi), un autre parti d'opposition turc. Atsız (1905-1975) était célèbre pour sa capacité à différencier les « vrais turcs » des autres en « mesurant les crânes ».

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Turquie : Europe mon amour

par Burak Bekdil  •  3 janvier 2021

  • Erdoğan a ajouté que selon lui, l'avenir de la Turquie ne pouvait être qu'en Europe - cette même Europe qu'il accuse d'être « le vestige du nazisme et du fascisme ».

  • Le cœur du problème a été de savoir quel niveau de sanction l'UE pourrait infliger à une économie turque en chute libre. A l'évidence, Bruxelles a décidé qu'il ne fallait pas punir la Turquie trop durement !

  • L'homme qu'Erdoğan a qualifié de « terroriste » est, au plan juridique, un suspect en attente de jugement. La mauvaise compréhension qu'Erdoğan a des droits constitutionnels de la présidence, l'amène à croire qu'il a la liberté de condamner un suspect alors que son procès est en cours.

Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a pour l'instant réussi à retarder - jusqu'à mars au moins - un important programme de sanctions européennes. Mais un politicien islamiste intrinsèquement anti-occidental qui a bâti sa popularité sur la confrontation permanente avec les d'autres nations peut-il changer de mentalité et devenir en trois mois un partenaire pacifique ? (Photo par Elif Sogut / Getty Images)

L'homme fort de la Turquie, le président islamiste Recep Tayyip Erdoğan, n'a pas dû dormir beaucoup la semaine qui a précédé la réunion au sommet de l'Union européenne les 10 et 11 décembre derniers. La perspective de sanctions européennes s'ajoutant à d'éventuelles sanctions américaines ne pouvait avoir qu'un effet perturbateur sur son sommeil. Le report des sanctions européennes à mars a sans doute apaisé le sommeil d'Erdogan. Mais tout soulagement pourrait bien s'avérer prématuré.

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La Chine à la Conquête d'Hollywood

par Judith Bergman  •  27 décembre 2020

  • Un producteur d'Hollywood a déclaré à PEN America que les propositions de films critiques à l'égard de la Chine suscitaient la crainte. « Vous-même ou votre entreprise risquez d'être inscrits sur une liste noire, sans parler du risque qu'ils interfèrent dans votre projet actuel ou futur. Non seulement vous aurez à payer le prix [de votre décision], mais votre entreprise le paiera également ainsi que toutes les futures entreprises pour lesquelles vous allez travailler à l'avenir. Et ce danger est toujours présent dans un coin de notre tête ».

  • « Ce n'est pas seulement le problème d'Hollywood, ou le problème de la High Tech, ni même seulement le problème du basket-ball ou du sport, ou de diverses autres industries ... Tous les secteurs sont concernés. Pour distribuer vos produits et services sur ce marché, il faut respecter certaines règles ... ils ne vous permettront d'avoir accès au consommateur qu'à certaines conditions. Mais ces processus ... se durcissent de plus en plus ... et prennent de l'ampleur avec le temps ... [Nous] en sommes au point où, si nous n'arrêtons pas et ne ripostons pas, alors nous allons simplement tout perdre ... » - Chris Fenton, directeur à Hollywood et auteur de Feeding the Dragon : Inside the Trillion Dollar Dilemma Facing Hollywood, the NBA, and American Affaires. (Nourrir le dragon : le dilemme à mille milliards de dollars de Hollywood, de la NBA et du monde des affaires américain) voanews.com, 16 octobre 2020.

  • Le problème va bien au-delà de l'industrie du cinéma.

En octobre, pour la première fois, la Chine est devenue le plus grand marché cinématographique du monde, devant l'Amérique du Nord. Photo : Wang Jianlin (deuxième à gauche), président du groupe chinois Wanda, assiste à la cérémonie d'ouverture de la Wanda Qingdao Movie Metropolis, présentée comme « la réponse de la Chine à Hollywood », à Qingdao le 28 avril 2018 (photo de Wang Zhao / AFP via Getty Images)

En octobre, une grande première a eu lieu : la Chine est devenue le plus grand marché cinématographique du monde, devant l'Amérique du Nord. « Ce dimanche, les entrées dans les salles de cinéma chinoises ont généré un total de recettes de 1,988 milliard de dollars (1,65 milliard d'euros) pour 2020, contre 1,937 milliard de dollars (1.58 milliard d'euros) pour les salles d'Amérique du Nord, selon les données d'Artisan Gateway. L'écart devrait se creuser plus encore d'ici la fin de l'année », a écrit The Hollywood Reporter le 18 octobre. « Les analystes prédisaient depuis longtemps que le pays le plus peuplé du monde serait un jour en tête des classements mondiaux. Mais quand cela se produit, il s'agit d'un évènement historique ».

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La Chine « Inonde » l'Amérique d'Espions

par Gordon G. Chang  •  22 décembre 2020

  • Etat donné l'urgence, Washington devrait immédiatement fermer toutes les bases d'opérations chinoises aux États-Unis, y compris les quatre consulats - Chicago, Los Angeles, New York et San Francisco - et obliger l'ambassade de Chine à une réduction considérable de son personnel. Une ambassade n'a en réalité besoin que de l'ambassadeur, de sa famille proche et du personnel et peut se passer des centaines de personnes qui y sont actuellement affectées.

  • Le consulat chinois à New York est un centre d'espionnage. James Olson, ancien chef du contre-espionnage de la CIA, a estimé « qu'au minimum », la Chine a, selon les termes « employés dans le New York Post « plus de 100 agents occupés à une tache de renseignement à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit ». New York, a-t-il ajouté, est « envahie comme cette ville ne l'a jamais été ».

  • Pékin placera-t-il ses espions dans les banques et entreprises chinoises opérant aux États-Unis ? Probablement, mais cela prendra du temps et, en tout état de cause, rien n'empêche Washington d'ordonner la fermeture des avant-postes non diplomatiques.

  • Certains diront que les entreprises américaines en Chine ont besoin d'un soutien consulaire. A l'évidence, le besoin existe. Il n'en est pas moins vrai que l'Amérique a intérêt à ce que ses entreprises quittent la Chine, pour des raisons morales en sus de toutes les autres. La perte du soutien consulaire sera une bonne raison pour eux de plier bagages.

Les tentatives chinoises d'influence, de renseignement et d'infiltration submergent l'Amérique. La Chine a des centaines - voire des milliers - d'agents aux États-Unis qui repèrent, testent, encerclent, influencent, compromettent et corrompent des Américains en politique et dans d'autres domaines importants pour elle. Photo : le consulat de Chine à Houston, le 22 juillet 2020, à la veille de sa fermeture en raison « de son rôle en matière d'espionnage et de vol de la propriété intellectuelle » selon les mots utilisés par Mike Pompeo. (Photo par Mark Felix / AFP via Getty Images)

Les révélations qui ont eu lieu en ce mois de décembre sur Eric Swalwell, représentant démocrate de Californie à la Chambre des représentants, sont un bon indicateur de la pénétration chinoise aux Etats Unis.

Les tentatives chinoises d'influence, de renseignement et d'infiltration submergent l'Amérique. L'urgence est telle que Washington devrait fermer immédiatement toutes les bases chinoises opérationnelles aux États-Unis, y compris les quatre consulats encore ouverts.

Concernant Swalwell, il est stupéfiant que Fang Fang, agent présumé du ministère chinois de la Sécurité d'État - également connue sous le nom de « Christine » -, ait pour la première fois pris contact avec lui, non à l'époque où il siégeait à la commission du renseignement de la Chambre, mais alors qu'il était simple conseiller municipal de Dublin City, Californie.

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Terrorisme : une Mise en Garde de l'Iran à l'Europe

par Richard Kemp  •  13 décembre 2020

  • Désormais, ils [les Européens] se retrouvent coincés dans un accord nucléaire qu'ils savent être bidon et hautement dangereux dans la mesure où il transfère aux générations futures le soin de se confronter à un Iran nucléarisé.

  • Ils [les dirigeants iraniens] n'ont que mépris pour les Européens et les Américains, qu'ils considèrent comme faibles et décadents, lâches et incapables de défendre leurs propres intérêts ... Le président Trump leur a donné à réfléchir, surtout quand il a ordonné la mort de Qasem Soleimani ... Ils placent de grands espoirs en Biden qu'ils pressentent plus malléable.

  • Nous pouvons être sûrs que le Guide Suprême s'est réjoui des résultats de son message : l'Europe a battu en retraite en suppliant son agresseur de croire qu'elle sera toujours son amie. La preuve si nécessaire que l'apaisement ne mène à rien et que seule la force paye, a été apportée ce jour-là.

  • Les gouvernements européens doivent choisir entre démontrer leur force ou subir une pression iranienne continue - une pression que tous les acteurs malveillants de la planète, Moscou et Pékin sans oublier Pyongyang, vont observer avec intérêt... avec les conséquences qu'on imagine.

  • Les Européens peuvent-ils s'offrir le luxe d'autoriser un régime aussi terriblement hostile et manipulateur que Téhéran à se doter l'arme nucléaire ?

Le mois dernier, s'est ouvert en Belgique le procès d'Assadolah Assadi et de trois autres Iraniens accusés d'avoir planifié en juin 2018, un attentat contre les participants à la manifestation pour un « Iran libre » à Paris. Près de 80 000 personnes ont participé à l'évènement, dont l'ancien Premier ministre canadien Stephen Harper, Rudy Giuliani, avocat du président Trump et plusieurs parlementaires britanniques et européens. L'attentat raté aurait été ordonné par le président iranien Hassan Rohani et approuvé par le Guide suprême Ali Khamenei. (Photo par Zakaria Abdelkafi / AFP via Getty Images)

Le mois dernier, s'est ouvert en Belgique le procès d'Assadolah Assadi et de trois autres Iraniens accusés d'avoir planifié un attentat à la bombe à Paris en 2018. En 2015, Assadi était le plus haut représentant du ministère iranien du Renseignement et de la Sécurité en Europe ; il opérait sous couverture diplomatique à l'ambassade d'Iran à Vienne. Bien que l'Iran ait multiplié les tentatives d'attentats en Europe, Assadi est le seul fonctionnaire du gouvernement iranien a avoir été traduit en justice pour des crimes liés au terrorisme.

Le terme terrorisme d'État ne désigne pas seulement un acte terroriste organisé par un Etat. Il qualifie une technique de pouvoir et d'oppression au niveau national. Toutes les tentatives d'attentats qui ont été pensées et mises en œuvre à Londres, Berlin, Paris et Bruxelles constituaient un message malveillant et une menace claire pour l'Europe.

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L'Elimination d'un Physicien Nucléaire Pourrait Sauver d'Innombrables Vies

par Richard Kemp  •  12 décembre 2020

  • Aux cris de « Mort à l'Amérique », l'Iran a déclaré la guerre aux États-Unis, à Israël et à leurs alliés occidentaux. Depuis 1979, date de la révolution islamique, l'Iran agit par procuration pour tuer des centaines d'Américains en Irak, en Afghanistan, au Liban et ailleurs. L'Iran a également lancé des attaques terroristes à travers le Moyen-Orient, l'Europe, les États-Unis et l'Amérique latine.

  • M. Fakhrizadeh avait le grade de général de brigade dans le corps des Gardiens de la Révolution (IRGC). A ce titre, il n'était pas seulement un gradé de haut niveau d'un pays en guerre avec les États-Unis et leurs alliés ; il était aussi recherché pour terrorisme international.

  • L'Iran n'abandonnera jamais ce qu'il considère être son droit absolu à l'arme nucléaire, ni sous ce régime ni sous aucun autre régime à l'avenir ... L'Iran a menti à l'AIEA et les archives exposent même en détail la manière dont les inspecteurs ont été manipulés.

  • En dépit de tout ce qui a été dit, le JCPOA n'a jamais eu pour but d'empêcher l'Iran d'accéder à l'arme nucléaire ... Les clauses de caducité ne servaient qu'à retarder de quelques années l'accès de l'Iran à l'arme nucléaire... Tout retour au JCPOA ordonné par une Maison Blanche dirigée par Biden et organisé par des officiels comme M. Brennan, n'aboutira pas un accord renforcé, mais plus probablement, à un accord encore plus faible.

  • M. Brennan et ses partisans européens donnent le sentiment de croire que l'Iran peut être contenu par l'apaisement et la négociation plutôt que par la force militaire et la volonté politique. La voie préconisée par les partisans de l'apaisement ne peut conduire qu'à des effusions de sang, des violences et des souffrances qui seront sans commune mesure avec la mort d'un terroriste hors la loi dans les rues de l'Iran.

Les partisans de l'apaisement ont condamné l'élimination ciblée du physicien nucléaire iranien Mohsen Fakhrizadeh, un général de brigade du Corps des gardiens de la révolution islamique. En agissant ainsi, ils ont fait preuve d'un mépris choquant pour la mort, la destruction et les souffrances que ce régime totalitaire iranien qui utilise la pernicieuse expertise de Fakhrizadeh, est susceptible d'infliger. Photo : la scène de l'assassinat de Fakhrizadeh le 27 novembre, près de Téhéran. (Source de l'image: Fars / Wikimedia Commons )

Comme il fallait s'y attendre, le porte-parole des affaires extérieures de l'UE, Peter Sano, et tous les partisans d'une politique d'apaisement avec l'Iran se sont empressés de condamner l'élimination ciblée le 27 novembre, de Mohsen Fakhrizadeh, physicien nucléaire iranien. Mais cette réprobation de façade dissimule en réalité, un profond mépris pour la mort, la destruction et les souffrances que ce régime totalitaire qui utilisait la pernicieuse expertise de M. Fakhrizadeh, est susceptible de générer autour de lui.

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Les Palestiniens Doivent des Excuses aux Arabes

par Khaled Abu Toameh  •  5 décembre 2020

  • Les Palestiniens ont décidé de normaliser leurs relations avec Israël, mais leurs médias persistent à condamner les pays Arabes qui ont agi comme eux.

  • « Ils [les Palestiniens] ont piétiné les photos de nos dirigeants. Mais nous ne les avons pas vus piétiner les photos d'Abbas. » - BintUAE1900, un Emirati très présent sur les réseaux sociaux, Twitter, 18 novembre 2020.

  • Sur les réseaux sociaux, Palestiniens et Arabes n'ont pas mégoté sur les sarcasmes, certaines exigeant que l'AP rappelle son ambassadeur en poste à Ramallah pour protester contre sa propre décision de « normaliser » les relations avec Israël.

  • Certains Palestiniens considèrent que le rapprochement de l'AP avec Israël et le renvoi des ambassadeurs palestiniens aux Émirats arabes unis et à Bahreïn doit être interprété comme une tentative de se rapprocher d'une éventuelle nouvelle administration américaine à la tête de laquelle on trouverait le président élu présumé Joe Biden. Abbas espère qu'en retour, les États-Unis et certains États du Golfe recommenceront à verser de l'argent dans les coffres de l'AP - pour commencer.

Les dirigeants palestiniens s'excuseront-ils un jour avoir d'avoir accusé Bahreïn et des Émirats arabes unis d'avoir trahi les Palestiniens et les Arabes parce que ces deux pays avaient signé des accords de paix avec Israël ? Photo : des Palestiniens à Ramallah brûlent des photos du prince héritier des Émirats arabes unis Mohammed ben Zayed et du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, le 15 août 2020 (Photo par Abbas Momani / AFP via Getty Images)

Les dirigeants palestiniens s'excuseront-ils un jour d'avoir accusé Bahreïn et les Émirats arabes unis (EAU) d'avoir trahi les Palestiniens et les Arabes en signant un accord de paix avec Israël ?

A la surprise générale, l'Autorité palestinienne (AP), dirigée par le président Mahmoud Abbas, a annoncé la semaine dernière, qu'elle s'employait à rétablir toutes les relations qu'elle entretenait avec Israël, y compris la coopération sécuritaire. Jusqu'à il y a peu, les forces de sécurité de l'AP et les Forces de défense israéliennes coordonnaient leurs actions en Cisjordanie.

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Caucase : le Clash des Rêves Impériaux

par Amir Taheri  •  27 novembre 2020

  • Il n'est pas exclu que la mini-victoire d'Erdogan contre l'Arménie, aiguise ses appétits territoriaux. Les journaux qui soutiennent le président turc battent le tambour sur sa « victoire dans le Caucase ». Pour la première fois depuis la fin de l'Empire ottoman clament-ils, les Turcs ont « libéré » une parcelle de terre islamique du joug « infidèle ».

  • Pire encore pour Poutine, Erdogan a déjà indiqué qu'il comptait dédier sa Légion étrangère de djihadistes à la protection des « terres musulmanes ».

  • En mélangeant le djihadisme des Frère musulman à des thèmes panturcs qui rappellent Enver Pacha, Erdogan espère remplacer le narratif d'Atatürk par un nationalisme religieux.

  • Ce n'est pas un hasard s'il affute sa rhétorique anti-occidentale tout en resserrant ses liens avec les Loups Gris, une organisation panturque classée par l'Union européenne sur la liste des « organisations terroristes ». Les « Loups Gris » rêvent de reconstituer un empire turc qui irait des Balkans à l'Asie centrale.

Il n'est pas exclu que la mini-victoire du président turc Recep Tayyip Erdogan en Arménie ait aiguisé son appétit de conquête. Les journaux pro-Erdoğan en Turquie exultent à propos de la « victoire dans le Caucase » ; pour la première fois depuis la fin de l'Empire ottoman disent-ils, les Turcs ont « libéré » une terre islamique du joug « infidèle ». Photo : Erdogan (à droite) avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev le 25 avril 2018 à Ankara, en Turquie. (Photo par le bureau de presse du président turc via Getty Images)

La poussière qui retombe sur les derniers combats de Transcaucasie laisse peut être entrevoir les contours d'un désastre majeur à venir pour cette zone instable de l'Asie occidentale qui va de la Mer Caspienne à la Méditerranée.

Rappelons brièvement les faits.

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Grande-Bretagne : A deux Doigts du totalitarisme

par Andrew Ash  •  16 novembre 2020

  • Les médias font état presque quotidiennement d'évènements tels que des parents « attaqués » par leurs enfants fraichement politisés en raison d'opinions « erronées » ou « anti-woke » exprimés sur les réseaux sociaux ou bien de personnes qui ont perdu leur emploi pour des propos qu'ils pourraient avoir tenu... ou pas, il y a de cela plusieurs années.

  • Cette conviction d'être dans son bon droit caractérise un groupe de population jeune au train de vie plutôt confortable, qui n'a aucune idée de ce qu'ont été les horreurs de la guerre - et dont la vie n'a jamais été traversée par une authentique épreuve.

  • A l'irrespect ou l'incompréhension envers l'Histoire, ces manifestants ajoutent le besoin d'inventer, d'importer ou de raviver de vieux conflits dans le seul but d'hurler vengeance contre des gens qui n'ont joué aucun rôle dans ces conflits.

  • Seuls les autres sont invités à faire preuve de tolérance ... La liberté d'un homme est semble-t-il, devenue la cause du ressentiment d'un autre homme.

  • Le refus des manifestants de faire leur le patrimoine historique britannique, leur tentative d'« effacer » l'histoire est une menace directe contre la nation. Nous n'aurions disent ces contestataires, aucune raison d'être fiers de nos réalisations. Elles sont seulement le fruit des rapines d'un système patriarcal bigot et malveillant. Ceux qui font allégeance à ce narratif marxiste, insultent la mémoire de personnes qui ont combattu et donné leur vie pour des libertés que nous considérons aujourd'hui comme acquises ; mais en agissant ainsi, ils font aussi le lit du totalitarisme.

Quand la statue de Winston Churchill sur Parliament Square, à Londres, a été vandalisée, la police, prise en otage par le politiquement correct, est restée passive et spectatrice, renonçant à agir contre cet évident mépris de la loi. (Photo par Isabel Infantes / AFP via Getty Images)

Il fut un temps où les Britanniques étaient réputés pour leur stoïcisme, leur capacité à affronter l'adversité, quelles que soient leurs chances de survie. Le fameux « esprit du blitz » qui a amené la nation à « se rassembler et lutter » il y a quatre-vingts ans, sans se laisser entamer par les bombardements nazis, a été la caractéristique d'une génération qui a subi deux guerres mondiales sans plier l'échine.

Face au Covid 19, cet « esprit blitz » semble avoir totalement disparu. Nous n'avons rien vu qui approche une forme quelconque d'union nationale ; au contraire, le spectacle auquel nous avons été conviés a été celui d'élus, de militants et de groupes de population de plus en plus fragmentés qui se sont querellés et mutuellement couvert de boue et d'insultes.

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Les Palestiniens Appellent au Boycott d'Israël, puis Demandent à Israël de leur Sauver la Vie

par Bassam Tawil  •  9 novembre 2020

  • Il est particulièrement scandaleux qu'Erekat ait bénéficié d'un traitement de pointe dans un hôpital israélien alors que le gouvernement palestinien empêche les Palestiniens ordinaires d'aller se faire soigner dans un hôpital israélien.

  • Qu'Erekat ait préféré un hôpital israélien à un établissement jordanien, est le signe qu'il « a pleinement confiance dans les Israéliens en dépit de ses déclarations publiques hostiles à Israël ». - alarab.co.uk, 19 octobre 2020

  • Si Erekat se remet de sa maladie et profite à nouveau de l'affection des siens, il n'aura plus qu'à s'excuser publiquement d'avoir dénoncé l'accord de paix des Emirats Arabes Unis et de Bahreïn avec Israël. Il devrait également s'excuser d'avoir privé le peuple palestinien des magnifiques traitements dont il a bénéficié à l'hôpital Hadassah.

  • Erekat devrait envisager aussi de remercier les médecins israéliens qui ont oeuvré sans relâche pour le maintenir en vie. Il pourrait aussi prendre le temps de dire merci aux équipes médicales et aux soldats israéliens qui l'ont escorté de Jéricho où il réside à Jérusalem où il a été hospitalisé. Enfin, Erekat pourrait informer le monde qu'il regrette d'avoir appelé au boycott d'Israël - un pays en direction duquel il sait pouvoir se tourner quand sa vie est en danger, nonobstant les dommages qu'il a lui-même infligé à Israel.

Saeb Erekat, haut responsable palestinien, a consacré les deux dernières décennies de sa vie à organiser le boycott et l'isolement d'Israël. Si Erekat se remet du COVID-19 et retrouve l'affection des siens, peut-être s'excusera-t-il auprès du peuple palestinien de l'avoir privé du magnifique traitement médical dont il a lui-même bénéficié à l'hôpital Hadassah ; et s'il le souhaite, il peut également remercier les médecins israéliens qui se sont relayé sans interruption auprès de lui pour le garder en vie. Photo : l'hôpital Hadassah Ein Kerem à Jérusalem, en Israël, où Erekat a choisi d'être hospitalisé. (Photo par Emmanuel Dunand / AFP via Getty Images)

Saeb Erekat, dirigeant de l'OLP et haut responsable de l'Autorité Palestinienne, a passé les deux dernières décennies de sa vie à appeler au boycott et à l'isolement d'Israël. Cet homme qui a aussi piloté l'équipe chargée de négocier la paix avec Israël, s'est récemment prononcé contre les traités de paix qu'Israël a signé avec les Émirats arabes unis et Bahreïn.

Erekat, d'autres dirigeants palestiniens, et aussi le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, ont accusé les Émirats arabes unis et Bahreïn de trahir les Palestiniens et de les avoir poignardés dans le dos en signant la paix avec Israël.

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Le Véritable Ennemi de l'Islam

par Khaled Abu Toameh  •  6 novembre 2020

  • « La décapitation du professeur d'histoire français est la preuve que l'islam politique fait peser sur la paix mondiale une menace réelle. Rien n'incarne mieux cette menace que l'expansionnisme d'Erdogan en direction des sociétés musulmanes, mais aussi des sociétés ou vivent d'importantes communautés islamiques. » - Al-Habib Al-Aswad, journaliste tunisien, Al-Arab, 28 octobre 2020.

  • Il se présente en défenseur de l'islam. Mais de quel islam parle-t-il ? Erdogan a commis des crimes en Libye, en Syrie et dans tous les pays arabes. C'est lui qui offense l'islam. » - Mustafa Bakri, personnalité médiatique égyptienne, Al-Dostor Studio, 30 octobre 2020.

  • De nombreux Arabes et musulmans n'hésitent pas à dire qu'Erdogan menace plus sérieusement l'islam que Macron ou d'autres dirigeants occidentaux.

La semaine dernière, la France a jugé « inacceptable » que le président turc Recep Tayyip Erdogan mette publiquement en cause la « santé mentale » du président français Emmanuel Macron et qu'il critique le sort fait aux musulmans qui résident en France. Erdogan avait invité le président français « à se faire soigner » en raison de son attitude envers les musulmans de France. Photo : Macron (à droite) et Erdogan lors d'une conférence de presse le 5 janvier 2018 à Paris, France. (Photo par Ludovic Marin / AFP via Getty Images)

Le président turc Recep Tayyip Erdogan n'est pas habilité à s'exprimer au nom des musulmans, notamment dans l'importante controverse qui a lieu actuellement en France concernant l'islam et les attaques terroristes musulmanes. Tels sont les propos que de nombreux commentateurs musulmans tiennent ouvertement contre Erdogan depuis qu'il a entrepris de jouer les défenseurs de l'islam et des musulmans, notamment en France.

Selon plusieurs analystes politiques et observateurs musulmans, Erdogan tente de tirer les marrons du feu de la campagne anti-France qui sévit actuellement dans le monde musulman. A les écouter, Erdogan est un hypocrite et un opportuniste qui agit par intérêt personnel et non dans l'intérêt des musulmans ou de l'islam.

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L'ONU Récompense les Atrocités Iraniennes

par Judith Bergman  •  31 octobre 2020

  • En 2012, le Parlement européen a décerné à [Nasrin Sotoudeh] le prix Sakharov pour l'ensemble d'un travail qui incluait la défense des dissidents arrêtés lors des manifestations de masse de 2009. A cette occasion, Sotoudeh a elle-même purgé trois ans de prison. Elle a également représenté des mineurs condamnés à mort. Mais elle est surtout connue pour sa défense du droit des droits des femmes, notamment celles qui ont manifesté contre le port du voile islamique, ou hijab ...

  • La situation actuelle des prisonniers politiques iraniens n'augure rien de bon. Malgré un tollé mondial, le jeune lutteur Navid Afkari a été exécuté le 12 septembre. Le président américain Donald J. Trump avait lancé un appel à la clémence : le « seul délit » que l'on puisse reprocher au lutteur, a-t-il dit, « a été sa participation à une manifestation anti-gouvernementale ».

  • Au même moment, la communauté internationale a récompensé l'Iran. Le 14 août, le Conseil de sécurité de l'ONU a rejeté une résolution américaine visant à prolonger indéfiniment un embargo sur les ventes d'armes voté il y a 13 ans. Depuis la mi-octobre, date de la fin de l'embargo, l'Iran est libre d'acheter et de vendre des armes conventionnelles sans que l'ONU y trouve à redire. Il serait temps peut-être que les États-Unis cessent de financer l'ONU plutôt que d'être complices de crimes contre l'humanité.

En mars 2019, Nasrin Sotoudeh, militante iranienne des droits de l'homme et avocate, a été condamnée à 38 ans de prison et 148 coups de fouet. Le mois dernier, elle a été hospitalisée après plus de 40 jours de grève de la faim. Photo : Sotoudeh avec son fils le 18 septembre 2013 (Photo de Behrouz Mehri / AFP via Getty Images)

En mars 2019, Nasrin Sotoudeh, militante iranienne des droits de l'homme et avocate, a été condamnée à 38 ans de prison et 148 coups de fouet. Le mois dernier, après plus de 40 jours de grève de la faim, Sotoudeh a été hospitalisée. Les examens médicaux qui lui ont été prodigués ont eu lieu sous étroite surveillance policière. Au bout de quelques jours, malgré une grave maladie cardiaque, elle a été renvoyée dans sa cellule de la célèbre prison d'Evin ou elle doit purger une peine de 38 ans de réclusion. Au début de sa grève de la faim, Sotoudeh a fait sortir une lettre de la prison d'Evin :

« Alors que la crise du coronavirus engloutit l'Iran et le monde, la situation des prisonniers politiques devient impossible tant leurs conditions de détention sont tyranniques.

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Erdogan a Déclaré la Guerre aux Arabes

par Khaled Abu Toameh  •  20 octobre 2020

  • « Certains pays de notre région n'existaient pas hier ; ils n'existeront peut-être pas à l'avenir ... » - Le président Recep Tayyip Erdogan, s'adressant au parlement turc le 1er octobre 2020.

  • « Les crimes [d'Erdogan] contre les peuples arabes, les massacres qu'il a perpétré en Syrie, au Kurdistan irakien et en Libye ... doivent être dénoncés » - Abdel Aziz Razan, conseiller saoudien au Centre d'études arabo-russes, Okaz, 4 octobre 2020.

  • Les vigoureuses réponses de Saoudiens et d'Arabes aux déclarations méprisantes d'Erdogan sont une réaction de défiance envers le président turc et ses amis iraniens. Les Arabes ont compris qu'Erdogan et ses alliés iraniens représentaient une menace réelle pour leur sécurité et leur stabilité.

  • Ces réactions sont une indication. Plus de pays arabes seront tentés d'emboiter le pas des Émirats arabes unis et de Bahreïn et de signer des accords diplomatiques avec Israël. L'État d'Israël est un allié stratégique puissant qui peut aider les pays arabes à empêcher la Turquie et l'Iran de répandre la terreur au Moyen-Orient.

De nombreux Arabes se disent préoccupés des menaces que profère le président turc Recep Tayyip Erdogan et de son ingérence continue dans les affaires intérieures de leur pays. « Certains pays de notre région n'existaient pas hier, et n'existeront peut-être pas à l'avenir », a fait remarquer Erdogan le 1er octobre. (Photo par Adem Altan / AFP via Getty Images)

Le président turc Recep Tayyip Erdogan ne cesse d'insulter et de menacer les Arabes, en particulier ceux du Golfe.

Nombreux sont les Arabes que les menaces d'Erdogan préoccupent et qui craignent ouvertement son ingérence continue dans les affaires intérieures de leur pays. Le moment est venu disent-ils, de tenir tête à Erdogan et de mettre fin à ses manigances « malveillantes » contre les pays arabes.

Sur les réseaux sociaux, nombreux sont les Arabes qui condamnent les offenses verbales d'Erdogan et ses menaces à peine voilées contre leur pays.

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