Derniers commentaires et analyses

Suède : Femmes Violées mais Autorités (trop) Occupées Ailleurs

par Judith Bergman  •  5 décembre 2018

  • Selon Mikaela Blixt, la police n'a rien fait contre l'homme qui l'a agressée et a tenté de la violer dans la rue, alors qu'elle pouvait identifier son agresseur et donner son adresse.

  • Expressen, l'un des grands médias suédois, a souhaité interviewer Blixt, à condition toutefois a-t-elle affirmé, qu'elle ne mentionne pas la nationalité afghane de son agresseur.

  • Outre les femmes, près d'un Suédois sur trois ne se sent plus en sécurité dans sa ville ou à domicile indique un nouveau sondage mené sur un échantillon de 6 300 personnes.

  • Il est curieux que la police suédoise dispose toujours de ressources suffisantes pour amener devant un juge les personnes qui assistent à des manifestations pacifiques ou qui commettent des délits d'opinion.

Il est difficile d'obtenir que la police suédoise dresse un procès-verbal pour tentative de viol - signe que quelque chose est pourri au royaume "féministe" de Suède. En revanche, la police suédoise dispose toujours de ressources suffisantes pour amener devant un juge les personnes qui assistent à des manifestations pacifiques ou qui commettent des délits d'opinion. (Source de l'image: iStock)

En novembre 2015, le gouvernement suédois s'est défini comme « un gouvernement féministe » qui « place l'égalité de genre au cœur de sa politique nationale et internationale... L'objectif général de la politique de genre du gouvernement est de donner aux femmes et aux hommes les mêmes possibilités de contribuer à la société et de construire leur propre vie. Cette égalité est au fondement de la démocratie et de la justice sociale ».

Soit, mais les femmes qui vivent sous ce « gouvernement féministe » ne devraient-elles pas – c'est même le minimum – pouvoir quitter leur domicile sans craindre une agression sexuelle ?

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Allemagne : un Musulman d'origine Turque Devient le n°2 du Renseignement Intérieur

par Soeren Kern  •  26 novembre 2018

  • Sinan Selen, un expert antiterroriste né à Istanbul et âgé de 46 ans, est le premier musulman à occuper un poste de direction dans la communauté du renseignement allemand.

  • Tout au long de sa carrière, Selen a mené un combat résolu contre le fondamentalisme islamique. Au sein de l'Office fédéral de protection de la Constitution (BfV), il a piloté la surveillance du mouvement islamo-nationaliste turc Milli Görüs, qui milite contre l'intégration des musulmans dans la société européenne.

  • Les changements à la direction du BfV sont la conséquence de la polémique déclenchée par une vidéo de téléphone portable qui aurait filmé des groupes d'extrême droite attaquant des migrants pour venger le meurtre d'un citoyen allemand de Chemnitz par deux demandeurs d'asile déboutés. Mais le très sérieux blog Tichys Einblick affirme que la vidéo décrit en réalité une attaque d'Allemands par des migrants. Et pas l'inverse.

La chancelière Angela Merkel a promu un immigré turc au poste de n°2 de l'Office fédéral de protection de la Constitution (BfV). les services de renseignement allemand, Sur la photo : le bâtiment du BfV à Berlin. (Source : Wo st 01 / Wikimedia Commons)

La chancelière Angela Merkel a promu un immigrant turc au poste de n° 2 de l'Office fédéral de protection de la Constitution (Bundesamt für Verfassungsschutz, BfV), les services de renseignement allemands.

Sinan Selen, né à Istanbul et âgé de 46 ans, est le nouveau vice-président du BfV. Cet expert de la lutte contre le terrorisme sera le premier musulman à occuper un poste de direction au sein de la communauté allemande du renseignement.

Cette nomination intervient quelques semaines à peine après le limogeage par Merkel du président du BfV, Hans-Georg Maaßen, qui avait publiquement pris position en faveur d'Alternative pour l'Allemagne (AfD), le parti anti-immigration qui est aujourd'hui la cible de Merkel et de son allié au sein de la coalition, le Parti social-démocrate de centre gauche (SPD).

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La Suède, « Superpuissance Humanitaire » vraiment ?

par Judith Bergman  •  25 novembre 2018

  • « Superpuissance humanitaire » auto-proclamée, la Suède qui se glorifie de défendre les « droits de l'homme », a retiré la garde d'un orphelin de 6 ans à ses grands-parents afin de l'expulser en direction d'un orphelinat en Ukraine. Simultanément, la Suède refuse l'expulsion les pires criminels et terroristes au motif qu'ils courraient peut-être un risque dans le pays de destination.

  • En dépit des critiques acerbes émises par certains grands corps de l'Etat, le gouvernement suédois a violé la loi en autorisant 9 000 Afghans déboutés du droit d'asile, sans papiers pour la plupart, à étudier au lycée aux côtés d'adolescents suédois.

  • Dès 2001, un article de Dagen révélait que les demandeurs d'asile chrétiens étaient déboutés plus fréquemment que les demandeurs d'asile musulmans.

La Suède, « superpuissance humanitaire » auto-proclamée, fière de défendre les « droits de l'homme », a retiré un orphelin de 6 ans de la garde de ses grands-parents pour l'expulser en direction d'un orphelinat en Ukraine. (L'image est illustrative et ne représente pas l'enfant dans l'article.)

En octobre 2018, la Suède qui se flatte d'être une « superpuissance humanitaire », a décidé d'expulser un petit garçon de 6 ans en Ukraine. A la mort de sa mère, le gamin était devenu « techniquement » orphelin, son père, un Ukrainien vivant en Ukraine, ayant officiellement demandé à être déchu de ses droits parentaux. Privé de toute famille en Ukraine, le petit Denis était donc destiné à un orphelinat.

En 2015, la mère de Denis, accompagnée de son enfant, a quitté l'Ukraine pour rejoindre la Suède ou ses parents s'étaient installés. Mais pour des raisons inconnues - que les médias n'ont pas tenté de percer -, un permis de séjour lui a été refusé ainsi qu'à son enfant. L'Agence suédoise des migrations (Migrationsverket) a alors pris la décision d'expulser Denis, sans tenir compte du dossier de demande d'adoption déposé par les grands-parents maternels.

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Les Palestiniens Menacent la Normalisation Arabe avec Israël

par Khaled Abu Toameh  •  18 novembre 2018

  • « Il n'y a pas de place pour l'ennemi [israélien] sur la carte. » - Ismail Haniyeh, dirigeant du Hamas, 29 octobre 2018.

  • Un certain nombre de hauts responsables du Fatah, dont Munir al-Jaghoob et Mohammed Shtayyeh, ont condamné Oman pour avoir reçu Netanyahu. Ils ont également condamné les Emirats pour avoir autorisé des athlètes Israéliens aux compétitions de judo.

  • Ainsi, le Fatah et le Hamas n'acceptent pas de payer leurs salariés, se disputent sur la production d'électricité dans la bande de Gaza et sont incapables d'aboutir à un accord pour alimenter régulièrement les hôpitaux en matériel médical. En revanche, ils sont unanimement d'accord pour infliger d'incommensurables peines et dommages à leur peuple. Le jour viendra où les Palestiniens découvriront que leurs amis et frères sont en réalité leurs pires ennemis.

Le Hamas et le Fatah ont fermement condamné la "précipitation" des pays arabes à normaliser leurs relations avec Israël avant la résolution du conflit israélo-palestinien. Photo: le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu serre la main du sultan d'Oman Qaboos bin Said lors de la visite officielle de M. Netanyahu à Oman, le 26 octobre 2018. (Source de l'image: Bureau du Premier ministre israélien)

Depuis maintenant plus de 10 ans, le Hamas et l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas (chef du mouvement Fatah), sont en guerre. Toutes les tentatives de leurs frères arabes -Égypte, Arabie saoudite, Qatar – d'aider à résoudre ce conflit de pouvoir entre rivaux palestiniens ont échoué et n'ont d'ailleurs, aucune chance d'aboutir dans un avenir proche . Le fossé entre le Hamas et le Fatah demeure plus profond que jamais et les deux partis se méprisent souverainement. Le Fatah veut retourner dans la bande de Gaza ce que le Hamas refuse catégoriquement. Le Fatah exige que le Hamas désarme et cède le contrôle de la bande de Gaza ce que le Hamas refuse tout aussi nettement.

Les deux parties ne mettent leurs différents de côté et ne s'entendent que sur un point : Israël. Sur ce sujet, impossible d'établir une distinction entre une position du Fatah et une déclaration publique du Hamas.

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Attaques de Missiles Massives contre Israël après Un Financement du Hamas par le Qatar

par Bassam Tawil  •  13 novembre 2018

  • Les nouvelles attaques du Hamas contre Israël confirment que le groupe terroriste n'est pas partisan d'une trêve. Le Hamas réclame que des millions de dollars lui soient versés pour rémunérer ses miliciens et employés afin de pouvoir continuer la guerre contre Israël sans avoir à s'inquiéter du bien-être de sa population.

  • Les 15 millions de dollars donnés au Hamas par le Qatar ne l'ont nullement empêché de lancer des centaines de roquettes sur Israël. Au contraire, l'argent n'a fait que renforcer la détermination du Hamas à mener le djihad afin d'éliminer Israël. Tout l'argent du monde ne convaincra pas le Hamas d'abandonner son idéologie ni n'adoucira sa position à l'égard d'Israël.

  • Les médiateurs internationaux doivent comprendre qu'il n'existe qu'une seule solution à la crise de la bande de Gaza : renverser le Hamas et détruire ses capacités militaires. Ils doivent également accepter l'idée que le Hamas ne parle qu'une seule langue : celle de la force. L'idée que des millions de dollars empêcheront les terroristes de vous attaquer est une idée fausse : ils utiliseront les fonds pour se renforcer.

Le 12 novembre 2018, un autobus israélien a brulé, touché par un missile anti-char tiré par des terroristes du Hamas près de Kfar Aza, en Israël. (Source de l'image : capture d'écran vidéo du Hamas)

Une trêve entre Israël et Gaza ne sera conclue qu'une fois les terroristes djihadistes palestiniens mis hors d'état de nuire. Nulle prime ne mettra fin à la violence et aux menaces. Le Hamas ne cesse de fournir la preuve qu'il n'est pas fiable et qu'il ne respecte aucun accord, y compris une trêve.

Lundi 12 novembre, le Hamas et ses alliés de la bande de Gaza ont tiré des centaines de roquettes sur Israël. Les tirs ont commencé peu après que des terroristes du Hamas aient attaqué des commandos israéliens à l'intérieur de la bande de Gaza, tuant un officier israélien et blessant modérément un soldat. L'armée israélienne qui a riposté a tué sept terroristes, dont l'un des principaux commandants militaires du Hamas, Cheikh Nur Baraka.

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États Membres des Nations Unies: Emigrer Devient un Droit de l'Homme

par Judith Bergman  •  12 novembre 2018

  • Répétons-le, cet accord ne vise pas les réfugiés qui fuient les persécutions et ont besoin de la protection du droit international. Non, l'accord institue l'idée radicale que la migration - quelle qu'en soit la raison - doit être encouragée, autorisée et protégée.

  • L'ONU n'a aucun intérêt à admettre que son accord fait la promotion de la migration en tant que droit de l'homme ; jusqu'à récemment, il y avait peu de débats à ce sujet. Plus de publicité aurait pu compromettre l'ensemble du projet.

  • Les États membres des Nations Unies ne sont pas seulement censés ouvrir leurs frontières aux migrants du monde entier ; ils doivent aussi les aider à choisir leur pays de destination en fournissant des informations complètes sur tous les pays où un migrant souhaite s'établir.

Un accord de l'ONU, que presque tous les États membres prévoient de signer en décembre prochain, institue l'idée radicale que la migration - quelle qu'en soit la raison - doit être encouragée, autorisée et protégée. Photo: des milliers de migrants marchent près de Ciudad Hidalgo, au Mexique, le 21 octobre 2018 ; ils se sont donnés pour but d'entrer aux États-Unis après être entrés illégalement au Mexique en provenance du Guatemala. (Photo de John Moore / Getty Images)

Presque tous les États membres de l'ONU signeront, dans le cadre d'une cérémonie officielle qui se tiendra au Maroc, en décembre prochain, un accord de l'ONU qui fait de la migration un droit de l'homme.

Le texte final de l'accord intitulé Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, est officiellement non contraignant mais il « inscrit fermement la migration dans l'agenda mondial. Ce document constituera un point de référence pour les années à venir et induira un réel changement sur le terrain ... » a indiqué Jürg Lauber, représentant de la Suisse auprès de l'ONU qui a dirigé les travaux avec son homologue du Mexique.

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Asia Bibi: la Trahison Judiciaire du Pakistan

par Giulio Meotti  •  8 novembre 2018

  • « Je demande au président des États-Unis, Donald Trump, de nous aider à sortir du Pakistan. » - Ashiq Masih, le mari d'Asia Bibi.

  • « Inscrire Asia Bibi sur la liste des personnes interdites de vol, revient à signer son arrêt de mort. » - Wilson Chowdhry, président de l'Association chrétienne pakistanaise britannique.

  • Au Pakistan, les lois sur le blasphème « ont été utilisées pour cibler les minorités religieuses, autoriser les vendettas et inciter les milices à la violence ». Malgré l'absence de preuves, ou leur peu de réalité, les accusés doivent lutter pour établir leur innocence pendant que des foules colériques et violentes cherchent à intimider police, témoins, procureurs, avocats et juges ». - Amnesty International.

Sur la photo: Ashiq Masih, mari d'Asia Bibi au côté de sa fille Eisham Ashiq, tous deux en campagne pour la libération d'Asia en 2015. (Source de l'image: HazteOir / Flickr)

La joie de l'acquittement d'Asia Bibi n'aura pas duré 24 heures. Cette chrétienne du Pakistan mère de cinq enfants, aura été incarcérée huit années durant, dans le couloir des condamnés à mort, avant que la Cour suprême ne la lave de l'accusation de "blasphème » qui pesait sur elle.

Selon l'Agence France Presse (AFP), Asia Bibi aurait demandé au téléphone : « Je n'en crois pas mes oreilles, vais-je être libérée ? Vont-ils vraiment me laisser sortir ? ».

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La Minorité Chrétienne d'Irak en Passe d'être Annihilée

par Raymond Ibrahim  •  5 novembre 2018

  • « Je suis fier d'être Irakien, j'aime mon pays. Mais mon pays ne veut plus de moi. Ce qui arrive à mon peuple [chrétien] porte le nom de génocide ... Réveillez-vous! » - Père Douglas al-Bazi, curé de la paroisse catholique d'Erbil.

  • « Faire appel aux autorités nous oblige à nous dévoiler [en tant que chrétiens]. Comment être sûr que ceux qui au sein de l'appareil d'Etat devraient nous protéger ne sont pas ceux qui nous menacent ? » - Un chrétien irakien expliquant pourquoi les chrétiens d'Irak n'en appellent pas aux autorités pour les protéger.

  • Les programmes scolaires élaborés par le gouvernement présentent les chrétiens comme des « étrangers » qui dérangent ; peu importe que l'Irak ait été chrétien des siècles avant la conquête islamique du VIIème siècle.

Selon le rapport "World Watch List 2018", l'Irak – huitième au classement des persécutions de chrétiens dans le monde – inflige aux chrétiens des « persécutions extrêmes » qui ne sont pas seulement le fait d'« extrémistes ». Photo : une église incendiée et détruite à Qaraqosh ville à majorité chrétienne en Irak. (Photo par Chris McGrath / Getty Images)

« Une autre vague de persécution et c'en sera fait de 2000 ans d'histoire chrétienne » en Irak, a récemment déclaré l'archevêque chaldéen de Bassora, Habib Nafali. A l'occasion d'une interview accordée début octobre, Habib Naftali a expliqué comment plus d'une décennie de violentes persécutions ont réduit à un quasi néant, la minorité chrétienne d'Irak. Depuis l'invasion américaine de 2003, la population chrétienne est passée de 1,5 million à 250 000 personnes environ, soit une perte de substance de 85%. Depuis 15 ans, les chrétiens sont enlevés, réduits en esclavage, violés et massacrés, parfois par crucifixion ; une église ou un monastère est détruit environ tous les 40 jours, a déclaré l'archevêque.

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Comment un gouvernement extrémiste considère les filles et les femmes

par Uzay Bulut  •  4 novembre 2018

  • Le scandale des mères mineures a été dissimulé. L'hôpital n'a pas informé la police ni les autorités judiciaires comme la loi et les réglementations l'y obligent chaque fois qu'il se trouve face à un cas de mineure enceinte ou de victime d'abus sexuel.

  • L'assistante sociale qui a révélé le scandale, Iclal Nergiz, a été persécutée par l'hôpital et d'autres administrations. Une enquête a été ouverte contre elle.

  • En Turquie, les abus sexuels contre les enfants ont augmenté de 700% entre 2008 et 2017, a indiqué le barreau de Diyarbakir.

En Turquie, les abus sexuels sur enfants ont augmenté de 700% entre 2008 et 2017, selon le barreau de Diyarbakir. L'association turque des droits de l'homme estime que 440 000 fillettes et adolescentes de moins de 18 ans ont accouché depuis 2002. (Source de l'image : iStock)

L'Association turque des droits de l'homme (IHD) a publié un rapport alarmant sur les violations des droits des enfants en Turquie. « Depuis 2002, sous le règne de l'AKP (Parti de la justice et du développement), 440 000 fillettes et adolescentes de moins de 18 ans ont donné naissance à un enfant » indique l'association.

« En Turquie, un mariage sur quatre concerne une enfant », a déclaré Selen Doğan, membre de Flying Broom, Association pour la recherche et la communication féminines, basée à Ankara.

Selon le code civil turc, aucune homme ni aucune femme ne peut se marier avant 18 ans.

« Seules quelques dérogations rendent possible le mariage d'un ou une mineur(e) de moins de 18 ans. Le consentement des parents ou du tuteur est obligatoire pour autoriser le mariage d'un(e) adolescent(e) de 17 ans ; et le mariage d'un ou d'une adolescente de 16 ans nécessite une décision de justice en sus du consentement des parents ou du tuteur légal. »

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La Crise de l'Europe est celle de sa Survie

par Giulio Meotti  •  3 novembre 2018

  • L'Europe est confrontée à un défi existentiel ; une spirale du déclin s'est enclenchée qui voit les populations européennes renoncer à se reproduire et perdre progressivement confiance dans les valeurs des Lumières pourtant si durement conquises, à savoir la liberté individuelle, la puissance de la raison, la science contre la superstition et la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Une refondation sur ces valeurs est essentielle à la survie de l'Europe.

  • En Allemagne de l'Ouest, selon l'Office fédéral de la statistique, 42% des enfants de moins de six ans sont issus de l'immigration, indique Die Welt.

  • « Si vous regardez à travers l'histoire, chaque fois que l'Église s'est endormie ou s'est détournée des Évangiles, l'Islam a pris l'avantage. C'est ce qui est en train de se produire en Europe, l'Église dort et l'islam s'infiltre ... L'Europe est en train de s'islamiser et l'Afrique en paiera le prix. » - Mgr Andrew Nkea Fuanya, évêque catholique du Cameroun.

L'Europe est confrontée à un défi existentiel ; une spirale du déclin s'est enclenchée qui voit les populations européennes renoncer à se reproduire et perdre progressivement confiance dans les valeurs pourtant si durement conquises, celles des Lumières : liberté individuelle, puissance de la raison, science repoussant la superstition et séparation de l'Eglise et de l'Etat. La survie de l'Europe passe par une refondation sur ces valeurs. (Source de l'image : Pixabay)

« Il n'est pas à exclure que l'Europe finisse en musée ou en parc d'attractions culturel pour les nouveaux riches de la mondialisation. » Le regretté historien Walter Laqueur jugeait qu'un « indispensable pessimisme » était de rigueur pour enrayer la transformation progressive de l'Europe en parc culturel thématique. Laqueur a été l'un des premiers à comprendre que l'impasse du continent européen débordait largement l'économie. Les jours de la puissance européenne sont désormais comptés. En raison de son faible taux de natalité, l'Europe se réduit comme peau de chagrin. Si les tendances actuelles se poursuivent, a déclaré Laqueur, dans cent ans, la population européenne « ne sera plus qu'une fraction de ce qu'elle est aujourd'hui, et dans deux cents ans, certains pays auront même disparu. »

La « mort de l'Europe » se rapproche et devient visible au point d'être devenue un thème de prédilection des écrivains en vogue.

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La Révolution Turque Calque - au Ralenti - la Révolution Iranienne

par A.J. Caschetta  •  2 novembre 2018

  • La tristement célèbre prison d'Evin ou la SAVAK a logé autrefois jusqu'à 5 000 ennemis politiques du Chah, contiendra bientôt plus de 15 000 prisonniers de Khomeiny.

  • Erdogan a dit un jour « la démocratie est comme un tram. Vous y montez jusqu'à votre arrêt, puis vous descendez. » Il semble qu'il soit arrivé à destination.

  • Comme Premier ministre d'abord puis comme président, Erdogan a mené une politique de plus en plus hostile aux intérêts américains. Il a défendu la flottille de Gaza, a aidé l'Iran à acheminer des armes en Syrie et a combattu les Kurdes, alliés de l'Amérique.

  • Imaginez ce que serait le monde si les États-Unis avaient installé des armes nucléaires en Iran avant la prise de contrôle de Khomeiny. Imaginez à quoi ressemblera le monde si Erdogan s'empare des armes nucléaires américaines.

L'Ayatollah iranien Ruhollah Khomeiny (à gauche) en 1978 et le président turc Recep Tayyip Erdogan en 2018. (Sources de l'image : Khomeiny - Hulton Archive / Getty Images ; Erdogan - Sean Gallup / Getty Images)

L'islamisation de la Turquie au cours des seize dernières années n'est pas sans évoquer - mais au ralenti – l'islamisation rapide de l'Iran à partir de 1979. L'Iran, n'a mis que quelques mois pour afficher son implacable hostilité islamiste à un Etat américain laïc qui était auparavant son alliée. Sous la houlette de Recep Tayyip Erdogan, la Turquie suit le même chemin mais avec une plus grande prudence.

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La Cour Européenne des Droits de l'Homme Adopte la Définition du Blasphème de la Charia

par Soeren Kern  •  1er novembre 2018

  • La Cour européenne des droits de l'homme - compétente sur 47 pays européens et dont les décisions sont juridiquement contraignantes pour les 28 États membres de l'Union européenne -, a légitimé le code islamique du blasphème dans le souci de « préserver la paix religieuse » en Europe.

  • Cette décision établit un dangereux précédent juridique qui autorise les États européens à restreindre la liberté d'expression si une parole est jugée offensante pour les musulmans et présente un risque pour la paix religieuse.

  • « En d'autres termes, mon droit de parler librement est moins important que la protection accordée à la sensibilité religieuse d'autrui. » - Elisabeth Sabaditsch-Wolff.

La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a jugé que les critiques formulées contre Mahomet, fondateur de l'islam, étaient constitutives d'une incitation à la haine et ne pouvaient être protégées par le droit à la liberté d'expression. Sur la photo : une salle d'audience de la CEDH à Strasbourg, en France. (Source de l'image : Adrian Grycuk / Wikimedia Commons)

Par arrêt rendu le 25 octobre 2018, la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a conclu que les critiques à l'encontre de Mahomet, fondateur de l'islam, étaient constitutives d'une incitation à la haine et ne relevaient pas du droit à la liberté d'expression.

Avec cet arrêt sans précédent, la Cour de Strasbourg - qui a juridiction sur 47 pays européens et dont les décisions sont juridiquement contraignantes pour les 28 États membres de l'Union européenne – vient de légitimer en Europe le code islamique du blasphème afin de « préserver la paix religieuse ».

L'affaire concerne Elisabeth Sabaditsch-Wolff, condamnée en Autriche, en première instance et en appel, en 2011, pour « dénigrement de doctrines religieuses » dans le cadre de conférences qu'elle donnait sur les dangers de l'islam fondamentaliste.

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Comment les Palestiniens mentent aux Européens

par Bassam Tawil  •  25 octobre 2018

  • Aux yeux du Hamas et de ses partisans, il est normal que les Palestiniens lancent des engins explosifs et des bombes incendiaires sur les soldats ; ils trouvent en revanche inacceptable que ces mêmes soldats ripostent. Dans la logique tordue des dirigeants palestiniens, tout commence quand Israël entreprend de se défendre.

  • Les seuls vrais responsables des 150 tués et des milliers de blessés sont ceux qui ont envoyé les Palestiniens se battre avec les soldats israéliens le long de la frontière de la bande de Gaza.

  • Le but des Palestiniens est de liquider Israël. Entièrement. Mahmoud Abbas espère atteindre cet objectif en menant une guerre diplomatique contre Israël au sein de la communauté internationale - une guerre visant à délégitimer et à diaboliser Israël et les Juifs.

  • Encore une fois, la question est posée de savoir si la communauté internationale va finir par comprendre que les dirigeants palestiniens les prennent pour des idiots. La délégation du Parlement européen qui s'est rendue à Ramallah est un bon test. Quel message ces parlementaires retransmettront-ils une fois de retour : la vérité sur la répression impitoyable que l'Autorité palestinienne pratique sur la population palestinienne, ou les mensonges qu'Abbas et ses amis leur auront servi à la cuiller ?

Quelques jours avant que le président de l'Autorité palestinienne ne prononce son discours devant l'Assemblée générale des Nations unies, le 27 septembre, ses forces de sécurité ont placé en état d'arrestation plus de 100 Palestiniens, tous détracteurs et opposants de Mahmoud Abbas. (Photo ONU / Cia Pak)

L'Autorité palestinienne (AP) a émis le souhait que la communauté internationale exerce des pressions sur Israël afin qu'il « soit mis fin aux violations des droits des Palestiniens et du droit international ». Cette demande a été communiquée aux membres d'une délégation du Parlement européen qui s'est réunie le 8 octobre à Ramallah avec le Premier ministre de l'AP, Rami Hamdallah. Lors de la réunion, Hamdallah a également réitéré l'appel de l'Autorité palestinienne à la mise en place d'une « protection internationale » pour les Palestiniens.

L'appel d'Hamdallah aux représentants du Parlement européen ne peut être compris que dans le cadre de la campagne de mensonges et d'incitation à la haine que les dirigeants de l'AP mènent contre Israël. Un appel entaché d'hypocrisie et de duperie.

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Espagne : l'État islamique Recrute en Prison

par Soeren Kern  •  22 octobre 2018

  • Le réseau – que le ministère de l'intérieur espagnol nomme le « Front Prison » des djihadistes (« Frente de cárceles ») – a pour mission de recruter, endoctriner et radicaliser d'autres détenus, dans le but de monter de nouvelles attaques.

  • « Nous voulons nous préparer au djihad pour Allah. J'ai une bonne nouvelle : j'ai créé un nouveau groupe et tous sont prêts à mourir pour Allah à tout moment. Nous nous y attellerons dès notre libération. Nous avons des hommes, des armes et des cibles. Tout ce qui nous manque, c'est la pratique. » - Mohamed Achraf, lettre de prison à un autre détenu.

  • « La majorité des djihadistes ayant fait l'objet d'une enquête, loin d'être déradicalisés, sont restées actifs. Et leur incarcération a contribué à les radicaliser plus encore ». - Ministère de l'intérieur espagnol.

Le 1er octobre, la police antiterroriste espagnole a perquisitionné la cellule de Mohamed Achraf au pénitencier de Campos del Río à Murcie. Elle a découvert qu'il était à la tête d'un réseau « discipliné et organisé » de détenus djihadistes dont la mission était le recrutement et la radicalisation d'autres détenus, ainsi que la préparation d'attaques contre des cibles spécifiques. (Source : Ministère de l'intérieur espagnol)

La police espagnole a démantelé un réseau djihadiste opérant de manière coordonnée sur plus d'une douzaine de prisons espagnoles. Le réseau, apparemment lié à l'État islamique, a été initié et piloté - au nez et à la barbe des autorités pénitentiaires - par l'un des plus implacables djihadistes du système pénitentiaire espagnol.

L'existence de ce réseau a jeté le doute sur l'efficacité des procédures de sécurité dans les prisons espagnoles, mais également sur les programmes espagnols de « déradicalisation » qui cherchent à « réhabiliter » les militants islamistes en vue d'une éventuelle « réinsertion » dans la société.

L'armature du réseau était composée de 25 djihadistes répartis dans 17 prisons différentes (soit la moitié des 30 prisons espagnoles conçues pour accueillir les djihadistes condamnés), a indiqué le ministère de l'Intérieur, le 2 octobre.

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Comment l'Iran a Planifié le Contrôle de Gaza

par Khaled Abu Toameh  •  17 octobre 2018

  • Aucune amélioration n'apparait possible dans la bande de Gaza. Même si le Hamas devait perdre le pouvoir, les Palestiniens continueraient à souffrir sous la férule de groupes radicaux comme le Jihad islamique palestinien (JIP).

  • Même si le Hamas se levait un matin, faisait volte-face et établissait une véritable trêve avec Israël, d'autres groupes terroristes se mobiliseraient pour violer l'accord à tout moment.

  • Ces facteurs cruciaux doivent être pris en considération par tous les acteurs internationaux qui cherchent une solution à la catastrophe appelée Gaza. Bien entendu, il est toujours possible de continuer à vivre dans une réalité seconde et d'affirmer que tout irait beaucoup mieux si Israël levait son blocus sur la bande de Gaza.

Le deuxième groupe terroriste de Gaza après le Hamas est le Jihad islamique palestinien (JIP). Financé par l'Iran, il compte des milliers de partisans et de miliciens. Sur la photo : des membres masqués du JIP s'entrainent dans la bande de Gaza. (Photo par Abid Katib / Getty Images)

Quiconque imagine encore aujourd'hui qu'éjecter le Hamas de la bande de Gaza améliorerait la situation et accroitrait les chances de paix entre les Palestiniens et Israël, risque fort d'être déçu. Le Hamas, qui a pris le contrôle de la bande de Gaza par la violence au cours de l'été 2007, n'est pas le seul groupe terroriste de cette enclave côtière ou résident deux millions de Palestiniens au moins.

Plusieurs groupes terroristes palestiniens coexistent aux côtés du Hamas, dans la bande de Gaza.

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