Derniers commentaires et analyses

Allemagne : la Covid-19 Déclenche une Nouvelle Vague d'Antisémitisme

par Soeren Kern  •  4 mars 2021

  • En 2020, la police allemande a fait état de 2275 délits de haine antisémite - six par jour environ - selon les données préliminaires fournies par le gouvernement fédéral. Soit une hausse de plus de 10% par rapport aux chiffres de 2019 ... La police a pu identifier 1367 suspects - mais cinq personnes seulement ont fini par être arrêtées.

  • Pourquoi si peu d'antisémites ont-ils à subir les conséquences judiciaires de leurs délits, surtout quand les responsables gouvernementaux proclament à qui veut l'entendre que la lutte contre l'antisémitisme est une priorité absolue ? L'explication est qu'il pourrait s'avérer politiquement incorrect d'identifier les vrais suspects.

  • Il n'est pas impossible que ce soit sur ordre des autorités politiques que la police allemande attribue systématiquement les délits antisémites non résolus à l'extrême droite.

  • « Pourquoi la majorité des actes antisémites sont-ils systématiquement attribués à des Allemands « de droite » ? Une explication politicienne serait que l'antisémitisme en hausse constante peut être utilisé comme une arme politique "contre la droite" ». Tichys Einblick.

  • « Nombre d'experts ont protesté contre l'attribution systématique de la majorité des actes antisémites à l'extrême droite, estimant que la police ferait bien de se pencher sur les agissements des organisations islamistes et islamiques » - Die Welt .

  • « Aujourd'hui, l'antisémitisme n'est pas un phénomène marginal d'extrême droite. Il touche au cœur de notre société. » - Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Mass.

En Allemagne, des manifestants anti-confinement ont banalisé l'Holocauste en se faisant passer pour des Juifs persécutés par le régime nazi et en se mettant en scène comme des résistants en lutte contre un gouvernement qui selon eux, serait antidémocratique. Pour d'autres manifestants, les quarantaines et confinements imposés par le gouvernement sont équivalents aux camps de concentration nazis. Photo : le 18 novembre 2020, à Berlin, alors que la police disperse une manifestation contre les mesures gouvernementales visant à limiter la propagation du coronavirus, un manifestant brandit une analogie entre la loi sur la protection des citoyens du gouvernement Merkel et le décret de 1933 pour la protection du peuple et de l'État qui attribue les pleins pouvoirs à Adolf Hitler. (Photo par Tobias Schwarz / AFP via Getty Images)

Selon de nouvelles statistiques publiées par le gouvernement allemand, le nombre de délits liée à la haine antisémite a atteint en 2020 son plus haut niveau depuis deux décennies. L'antisémitisme en Allemagne n'a fait que croître ces dernières années, alimenté en partie par l'extrême gauche anti-israélienne et les migrations de masse en provenance du monde musulman. Le problème est exacerbé par les complotistes d'extrême droite qui imputent aux Juifs et à Israël la responsabilité de la pandémie.

En 2020, la police allemande a recensé 2275 délits de haine antisémite - six par jour environ -, un bilan établi à partir des données préliminaires recueillies par le gouvernement fédéral. Le total est supérieur de 10% à celui de 2019 qui était déjà une année record... Les chiffres officiels ne font état que des délits signalés à la police ; il est vraisemblable que le nombre réel d'incidents est beaucoup plus élevé.

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Les succès de Trump au Moyen-Orient survivront-ils?

par Guy Millière  •  26 février 2021

  • Les accords d'Abraham - entre Israël, les Émirats arabes unis et Bahreïn - conduiront à des investissements et des échanges commerciaux entre Israël et ses nouveaux partenaires qui se chiffreront en milliards de dollars. Ils permettront aux Émirats et à Bahreïn de bénéficier des technologies israéliennes, et de voir leur défense renforcée face à l'Iran.

  • Le Soudan, désormais retiré de la liste des États terroristes, peut bénéficier de l'aide d'Israël, l'un des leaders mondiaux dans le secteur des technologies agricoles, et pourra améliorer sa production alimentaire.

  • Le Président Trump a ajouté à l'accord la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, un territoire revendiqué par un groupe de guérilla soutenu par l'Algérie et, plus récemment, par la République islamique d'Iran et le Hezbollah. La décision du président Trump renforce le Maroc, allié des États-Unis, et affaiblit les ennemis des États-Unis.

  • Les programmes d'enseignement de l'Arabie saoudite sont modifiés dans une direction de tolerance, et toutes les dimensions antisémites et anti-israéliennes que comportaient ces programmes ont été supprimées. Le discours religieux dans le pays est lui aussi en train de changer ... Le Grand Mufti d'Arabie saoudite, dit maintenant que la religion doit se disséminer par les mots, pas par le sabre ... L'Arabie saoudite évolue dans une direction extrêmement prometteuse. On peut espérer que rien ne viendra contrarier cette évolution.

  • Les contours d'un Moyen-Orient plus stable, moins marqué par la guerre, semblent se dessiner - et pourront prendre forme, si ce qui s'esquisse n'est pas contrarié. Le régime des mollahs, qui n'est présentement plus une nuisance majeure, semble au bord de l'asphyxie. On doit espérer que ce qui s'esquisse ainsi ne sera pas contrarié non plus.

  • L'administration Biden menace déjà de saper l'ensemble de ce qui a été accompli. Biden a indiqué ... qu'il souhaite renouer avec le catastrophique accord de 2015 sur le nucléaire iranien ... Les conditions qu'il pose pour cela semblent se résumer à l'exigence que l'Iran respecte les termes de l'accord de 2015, que l'Iran n'a, en réalité, jamais respecté. Percevant qu'ils ont affaire à des adeptes de l'apaisement, les mollahs ont annoncé le 4 janvier qu'ils avaient décidé de reprendre l'enrichissement de l'uranium au niveau de 20%, proche de la pureté requise pour les armes atomiques. Le même jour, les mollahs ont saisi dans le détroit d'Ormuz un chimiquier battant pavillon sud-coréen.

  • L'administration Biden semble également désireuse de rétablir l'aide américaine à l'Autorité palestinienne et de renouer avec les dirigeants de celle-ci - sans leur parler de leur soutien au terrorisme, en les traitant à nouveau comme des "partenaires pour la paix", en dépit des preuves montrant que ce n'est pas ce qu'ils sont, et en tentant de se diriger vers un soutien renouvellé à une "solution à deux États", potentiellement mortelle pour Israël.

  • L'Iran ne peut que vouloir affaiblir les accords passés entre Israël, Bahreïn, les Émirats, le Maroc et le Soudan.

Les accords d'Abraham, solennellement signés le 15 septembre 2020 à la Maison Blanche par Israël, les Émirats arabes unis, Bahreïn et les États-Unis, ont mis en branle un nouveau processus de paix que de nombreux observateurs auraient jugé inimaginable il y a quelques années à peine. De gauche à droite: le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn Abdullatif al-Zayani, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le Président américain Donald Trump et le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis Abdullah bin Zayed Al-Nahyan participent à la signature des accords d'Abraham. (Photo de Saul Loeb / AFP via Getty Images)

22 décembre 2020. 9h30 du matin. Un avion décolle de l'aéroport Ben Gourion en Israël pour la capitale du Maroc, Rabat. Des accords économiques, politiques, culturels et stratégiques entre le Maroc et Israël seront bientôt signés et permettront une normalisation complète des relations entre les deux pays. Le Maroc sera le quatrième pays arabo-musulman en 2020 à signer des accords semblables avec Israël.

Les accords d'Abraham, solennellement ratifiés le 15 septembre 2020 à la Maison Blanche par Israël, les Émirats arabes unis, Bahreïn et les États-Unis, ont mis en branle un processus de paix que de nombreux observateurs auraient jugé inimaginable il y a quelques années à peine. Ce processus s'est poursuivi bien au-delà des élections américaines de 2020, et est au cœur d'une révolution plus large qui a changé le Moyen-Orient et le monde arabe. Il constitue une révolution qui est l'une des réalisations majeures de la présidence Trump.

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Face à l'Iran au Yémen, les États-Unis et l'UE se Masquent la Face

par Majid Rafizadeh  •  24 février 2021

  • Le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (CGRI) d'Iran ... a apporté son soutien politique et militaire aux Houthis du Yémen, et a intensifié leur approvisionnement en armes... L'Arabie saoudite, rivale de l'Iran, a été la cible principale de ces flux d'armement aux Houthis.

  • Après l'attaque des installations pétrolières saoudiennes, le principal journal d'État iranien, Kayhan, dont le rédacteur en chef est un conseiller du guide suprême Ali Khamenei, a titré en Une : « Les Houthis ont tiré un missile sur Riyad. Au tour de Dubaï. »

  • En 2019 déjà, les Houthis, avaient tiré un missile sur une installation nucléaire située à Abou Dhabi – dans le but très probable de multiplier les victimes civiles. Heureusement, le missile a raté sa cible.

  • Les dirigeants iraniens ont très bien admis qu'ils étaient derrière les Houthis. Un mollah très influent, Mehdi Tayeb, a déclaré que l'attaque ratée des Houthis contre l'installation nucléaire d'Abou Dhabi avait été menée par étapes par le CGRI avec le soutien de la marine.

  • En jouant l'apaisement avec les mollahs au pouvoir en Iran, l'UE et l'administration Biden confortent le régime de Téhéran et sa marionnette terroriste, les Houthis.

Le régime iranien livre des armes sophistiquées aux miliciens houthis du Yémen, une organisation que la précédente administration américaine a inscrit sur le liste des organisations terroristes. Comment l'Union européenne et l'administration Biden se positionnent-elles aujourd'hui sur cette question ? Photo : des miliciens houthis à Sanaa, au Yémen, le 11 janvier 2021 (photo de Mohammed Huwais / AFP via Getty Images)

Les preuves s'amoncellent, à commencer par un récent rapport des Nations Unies, sur la sophistication croissante de l'aide militaire apportée à la milice Houthie au Yémen par le régime iranien. Le mouvement Houthi a été inscrit sur la liste des organisations terroristes par la précédente administration américaine.

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Le High Tech Chinois Charge l'Amérique, mais Biden Sonne la Retraite

par Gordon G. Chang  •  19 février 2021

  • Aucune menace n'est plus importante que celle posée par Huawei Technologies, le plus grand fabricant mondial de matériel pour réseaux de communication ... Huawei incarne une menace mortelle pour l'économie américaine. Et Pékin a utilisé l'entreprise pour voler des données.

  • Huawei est le « mécanisme d'espionnage » de Pékin, a déclaré la sénatrice Marsha Blackburn à Fox News en juillet 2019.

  • L'Amérique devrait pousser Huawei à la faillite et ne pas tolérer ses efforts pour blesser ses alliés, partenaires et amis, sans parler de l'Amérique elle-même.

  • L'approche Biden fait qu'il n'y a pas un moment à perdre. « Malheureusement, quand l'équipe Biden va réaliser que Trump avait raison à propos de la Chine, les États-Unis auront abandonné leur pression et la Chine aura progressé bien au-delà du point où les sanctions américaines auront une certaine efficacité. À ce moment-là, les entreprises technologiques chinoises seront si imbriquées dans le système mondial, injectant sans cesse de nouvelles technologies et de nouveaux produits, qu'il sera presque impossible de les découpler. Les sanctions prises à l'ère Trump avaient pour objectif d'éviter ce point de non-retour. » - Brandon J.Weichert, analyste technique et auteur de Winning Space: How America Remains a Superpower, à Gatestone, février 2021.

Huawei Technologies, le plus grand fabricant mondial de matériel pour réseaux de communication, représente la principale menace technologique chinoise pour l'Amérique. Avec Huawei en position dominante dans la 5G - la cinquième génération de télécommunication sans fil – la Chine pourra en temps de paix espionner et manipuler à distance les smartphones, voitures, stimulateurs cardiaques, thermostats et une multitude d'autres appareils dans le monde. En cas de guerre, Pékin pourrait paralyser l'essentiel des infrastructures. (Photo par Sean Gallup / Getty Images)

Le 11 février, le ministère de la Justice des Etats Unis a demandé à la Cour d'appel du neuvième circuit de suspendre l'examen de WeChat, une messagerie électronique chinoise très populaire, qui a été interdite par l'administration Trump.

La veille, l'administration avait demandé à la Cour d'appel du district de Columbia de suspendre également l'interdiction de TikTok, la plate-forme chinoise de partage de vidéos mobiles, elle aussi ordonnée par l'ex-président Trump.

Donald Trump avait banni à juste titre ces applications en raison des « vastes ensembles » de données qu'elles collectaient et de la censure qu'elles exerçaient sur les Américains. Les tribunaux américains de première instance ont pris acte de ces interdictions et bien entendu, les utilisateurs de WeChat et TikTok avaient fait appel de cette interdiction.

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La Palestine Est-Elle un État ?

par Alan M. Dershowitz  •  14 février 2021

  • La très politisée Cour pénale internationale a reconnu la Palestine comme un État. Elle a créé un Etat sans aucune négociation avec Israël, sans aucun compromis et sans aucune frontière reconnue. La Cour a agi ainsi sans aucune autorisation légale, car le Statut de Rome, qui a créé la Cour pénale internationale, ne prévoit pas qu'elles soit en droit d'instituer de nouveaux États.

  • La Cour pénale internationale n'est pas une véritable cour quel que soit le sens que l'on donne à ce terme. Contrairement aux véritables tribunaux, qui ont des statuts et doivent interpréter le droit commun, la Cour pénale internationale ne fait qu'inventer. Comme le juge dissident l'a fort justement souligné, la décision concernant la Palestine n'est pas fondée en droit. La décision est purement politique.

  • Les Palestiniens – ceux de Cisjordanie comme ceux de Gaza - qui n'ont jamais négocié de bonne foi et ont utilisé le terrorisme comme un outil essentiel de reconnaissance, viennent de voir leur violence récompensée.

  • Les véritables victimes de ces poursuites sélectives sont les citoyens de ces pays du tiers monde que leurs dirigeants tuent et mutilent.

  • Dans l'ensemble, la décision de la Cour pénale internationale sur la Palestine est un revers pour une norme unique des droits de l'homme. Elle représente une victoire du terrorisme et du refus de négocier la paix. Et surtout elle justifie la décision des États-Unis et d'Israël de ne pas rejoindre cette « cour » biaisée ce qui reviendrait à lui reconnaitre une quelconque légitimité.

La très politisée Cour pénale internationale (CPI) n'est pas une véritable cour quel que soit le sens que l'on donne à ce terme. Contrairement aux véritables tribunaux, qui ont des statuts et doivent interpréter le droit commun, la Cour pénale internationale ne fait qu'inventer. Photo : la procureure en chef de la CPI, Fatou Bensouda, tient une conférence de presse le 3 mai 2018 à Kinshasa, en République démocratique du Congo. (Photo de John Wessels / AFP via Getty Images)

La très politisée Cour pénale internationale vient de reconnaître la Palestine comme un État. Elle a créé un Etat sans aucune négociation avec Israël, sans aucun compromis et sans aucune frontière reconnue. La Cour a agi ainsi sans aucune autorisation légale, car le Statut de Rome, qui a créé la Cour pénale internationale, ne prévoit pas que cette Cour ait le pouvoir d'instituer de nouveaux États. Par ailleurs, les décisions de la Cour pénale internationale n'ont rien de contraignant pour Israël et les États-Unis qui n'ont pas ratifié le Statut de Rome. Et elles n'ont rien de contraignant pour les Etats signataires non plus, dans la mesure où ces décisions outrepassent l'autorité de cette soi-disant cour.

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Danemark : « Objectif Zéro Demandeur d'Asile »

par Soeren Kern  •  6 février 2021

  • « Notre objectif est zéro demandeurs d'asiles. Nous ne pouvons atteindre cet objectif dans l'immédiat, mais nous voulons que le système soit repensé, puis agir au mieux pour le mettre en application. Nous ne souhaitons pas que trop de gens viennent dans notre pays, car notre cohésion sociale n'y résisterait pas. Elle est déjà sérieusement secouée ». - Le Premier ministre danois Mette Frederiksen.

  • « Malheureusement, je pense qu'une fois terminée la crise liée à la Covid-19, l'assouplissement qui suivra entraînera une hausse du nombre de demandeurs d'asile au Danemark. Il suffit de jeter un œil en direction des îles Canaries ; elles sont inondées de réfugiés. Il n'est pas exclu qu'à la fin de la crise corona nous soyons confrontés à une crise migratoire de l'ampleur de celle qui a eu lieu en 2015. » - Pia Kjærsgaard, députée, Parti populaire danois.

  • « La lutte contre l'islamisme a à voir avec la survie de l'Etat providence. Le Danemark ne doit pas s'adapter à l'islam. L'islam doit s'adapter au Danemark. » - Le ministre danois de l'Immigration, Mattias Tesfaye.

Mette Frederiksen, Premier ministre danois, a annoncé que son gouvernement entendait limiter drastiquement à l'avenir le nombre de demandeurs d'asile au Danemark. Photo : pour endiguer le flux de réfugiés et de migrants, la police danoise contrôle l'identité des automobilistes qui arrivent d'Allemagne, au poste-frontière de l'autoroute A7, le 6 janvier 2016 près de Padborg, au Danemark. (Photo par Sean Gallup / Getty Images)

Mette Frederiksen, Premier ministre danois, a annoncé que son gouvernement entendait limiter drastiquement le nombre de personnes autorisées à déposer un dossier de demande d'asile au Danemark. Le but de ces restrictions, a-t-elle dit, est de préserver la « cohésion sociale » du pays.

Les promesses de Frederiksen, ont été applaudies par certains et considérées comme vaines par d'autres. Elles sont en tous cas la dernière péripétie d'un débat déjà ancien sur le multiculturalisme et le rôle de l'islam au sein de la société danoise.

Le Danemark, qui compte 5,8 millions d'habitants, a enregistré environ 40 000 dépôts de demandes d'asile au cours des cinq dernières années, selon les données de Statista, l'administration chargée de la statistique. Ce pays de culture luthérienne s'interroge sur le nombre de réfugiés qu'il lui est possible d'accueillir en provenance de pays musulmans d'Afrique, d'Asie et du Moyen-Orient.

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Qui s'Indigne de l'Apartheid Médical Arabe ?

par Bassam Tawil  •  31 janvier 2021

  • Les citoyens libanais ont pétitionné en ligne pour que la vaccination bénéficie d'abord aux nationaux, et seulement ensuite aux étrangers qui résident au Liban. Le terme « étranger » cible évidemment les centaines de milliers de Palestiniens qui sont établis au Liban.

  • Cette pétition que les Palestiniens et d'autres groupes de population ont dénoncé comme « raciste » et « discriminatoire », n'a rencontré aucun écho auprès des personnes et organisations qui ont pris l'habitude de calomnier Israël. L'Etat hébreu n'étant pas en cause, les défenseurs traditionnels des Palestiniens se sont montrés totalement indifférents.

  • Israël a vacciné plus de Palestiniens que n'importe quel pays arabe ... Les dizaines de milliers d'Arabes israéliens et de résidents de Jérusalem-Est qui ont été vaccinés sans incident, font qu'Israël est le seul pays qui en réalité, a vacciné les Palestiniens.

Les libanais pétitionnent en ligne pour que la vaccination bénéficie d'abord aux nationaux et ensuite aux étrangers qui résident au Liban. Le terme « étranger » cible les centaines de milliers de Palestiniens qui vivent au Liban. Pendant ce temps, Israël a vacciné plus de Palestiniens que n'importe quel pays arabe. Photo : une Palestinienne reçoit le vaccin Pfizer-BioNTech dans un dispensaire de la caisse d'assurance maladie Clalit à Jérusalem, Israël, le 12 janvier 2021 (Photo par Ahmad Gharabli / AFP via Getty Images)

Quelques médias internationaux et bon nombre d'Organisations non gouvernementales (ONG) spécialisées dans les droits de l'homme ont faussement accusé Israël de « refuser » de vacciner les Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza contre la COVID-19. Pendant que cette campagne avait lieu, personne n'a prêté attention au Liban, un pays arabe qui accueille depuis plusieurs décennies des centaines de milliers de Palestiniens, de Syriens et d'Arabes d'autres pays.

Rappelons tout d'abord que l'Accord intérimaire israélo-palestinien de 1995 stipule qu' « en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, les pouvoirs et les responsabilités sanitaires sont transférés à la partie palestinienne ».

L'accord précise aussi que « la partie palestinienne reprend à son compte les normes de vaccination, qu'elle les améliorera en tenant compte des préconisations internationales et qu'elle poursuivra la vaccination de la population [palestinienne] ».

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Le Deux Poids Deux Mesures et l'Hypocrisie des Géants du Net

par Majid Rafizadeh  •  25 janvier 2021

  • Qu'en est-il du Guide Suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, qui produit des tweets antisémites et incendiaires à jet continu et dont le régime est qualifié par le Département d'État américain de « pire commanditaire du terrorisme au monde » ? L'engouement de Khamenei pour Twitter est tel qu'il l'utilise pour appeler publiquement à l'anéantissement d'Israël et nier l'Holocauste.

  • La politique de Twitter est de n'accorder aucune place « aux organisations violentes, y compris les organisations terroristes et les groupes extrémistes violents, ainsi qu'aux individus affiliés à ceux‑ci et qui font la promotion de leurs activités illicites... Nos évaluations en vertu de cette politique s'appuient sur les listes nationales et internationales officielles d'organisations terroristes... »

  • Plus choquant encore, le 9 novembre 2014, Khamenei a expliqué sur Twitter comment anéantir Israël : « Pourquoi devons-nous et comment pouvons-nous éliminer #Israël ? Les réponses de l'ayatollah Khamenei à 9 questions clés. #HandsOffAlAqsa (#Bas lespattesd'AlAqsa) ». Khamenei a posté une capture d'écran qui explique en détail le processus devant mener à la destruction d'Israël. Ces tweets sont toujours en ligne.

  • « Je ne plaisante pas ! Le représentant de @Twitter a déclaré à une commission de la Knesset sur l'antisémitisme que le compte @realDonaldTrump a fait l'objet d'un signalement parce que cela sert le « débat public », mais l'appel de l'Iran @khamenei au GENOCIDE, passe pour un « commentaire acceptable des questions politiques du jour » - Arsen Ostrovsky, avocat des droits de l'homme, 29 juillet 2020.

(Photo de Justin Sullivan / Getty Images)

Plusieurs réseaux sociaux géants ont grandement surpris en bannissant le président américain Donald Trump de leurs plateformes alors que les dirigeants iraniens, un gouvernement que le département d'État américain considère comme le principal sponsor du terrorisme dans le monde, sont libres d'opérer librement sur leurs réseaux sociaux.

Facebook et Instagram ont les premiers bloqué « indéfiniment » les comptes du président Trump. Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a déclaré :

« Permettre au Président de continuer à utiliser notre service pendant cette période nous a paru représenter un risque trop grand. Par conséquent, ses comptes Facebook et Instagram seront bloqués indéfiniment et pour au moins les deux prochaines semaines, jusqu'à ce que la transition politique ait eu lieu pacifiquement ».

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Les Médias Dénigrent Israël pour l'Excellence de son Programme de Vaccination

par Richard Kemp  •  16 janvier 2021

  • L'attitude négative [de la presse et de nombreux groupes de défense des droits de l'homme] s'étend aux apports majeurs d'Israël dans les domaines de l'innovation scientifique, de la technologie médicale et des sciences de la vie. Une ligne politique non écrite incite les médias à ne jamais informer de manière positive sur l'Etat juif, quitte à déformer les faits s'il le faut.

  • Les accords d'Oslo signés entre Israël et les Palestiniens dans les années 1990, - accords qui ont donné naissance à l'Autorité palestinienne (AP) -, attribuent explicitement le secteur de la santé et par conséquent les vaccinations, à l'Autorité palestinienne. Près de 150 membres de l'ONU reconnaissent la « Palestine » comme un État, mais les médias et les associations de défense des droits de l'homme, ne lui reconnaissent pas, dans leur partialité tristement prévisible, un quelconque autonomie.

  • Contrairement aux allégations de racisme ou « d'apartheid », Israël a vacciné ses citoyens arabes aux premiers jours du programme. Pour vaincre les réticences à la vaccination des différentes communautés arabes, le gouvernement israélien a mobilisé les dirigeants de la communauté arabe. En signe d'encouragement, le Premier ministre Netanyahu s'est lui-même déplacé dans deux villages arabes.

  • Alors que les accords d'Abraham signés en 2020 marquent un tournant historique dans un processus de paix jusque-là évanescent entre Israël et les Arabes, les médias et les anciens combattants de la paix, ceux-là mêmes dont les propres prescriptions ont échoué à plusieurs reprises, n'ont pas manqué d'afficher un scepticisme cynique.

  • [Le Premier ministre israélien Benjamin] Netanyahu a joué un rôle moteur dans la signature des accords d'Abraham. Le discours qu'il a prononcé en 2015 devant une session conjointe du Congrès des Etats Unis contre les ambitions nucléaires de l'Iran a impressionné les dirigeants arabes. Ces derniers ont compris que la position solitaire de Netanyahu ouvrait la voie à un changement d'attitude. Faire cause en commun avec l'État d'Israël pouvait conduire à un avenir meilleur qu'une animosité inutile.

Les médias écrits et audiovisuels des deux côtés de l'Atlantique se sont contorsionnés - et la vérité avec eux - pour ternir le remarquable succès d'Israël dans la vaccination contre le coronavirus. Photo : une professionnelle de santé de la caisse d'assurance maladie Clalit du village arabe d'Umm al Fahm, en Israël parle à une femme arabe israélienne avant de lui administrer le vaccin contre le COVID-19, le 4 janvier 2021 (Photo de Jack Guez / AFP via Getty Images)

Les préjugés des médias occidentaux à l'égard d'Israël sont si intenses que tout évènement positif qui ferait ordinairement la Une, est systématiquement ignoré, minoré ou dénigré parce qu'il s'agit de l'Etat hébreu. Quand une catastrophe se produit quelque part dans le monde, Israël est souvent le premier pays, ou parmi les premiers, à dépêcher une assistance humanitaire, humaine et technique. Le mois dernier, les Forces de défense israéliennes ont envoyé une équipe au Honduras peu après que les ouragans de force 4 Eta et Iota aient détruits des milliers d'habitations.

Ces 15 dernières années, des missions de secours de Tsahal ont été déployées en Albanie, au Brésil, au Mexique, au Népal, aux Philippines, au Ghana, en Bulgarie, en Turquie, au Japon, en Colombie, en Haïti, au Kenya, aux États-Unis, au Sri Lanka et en Égypte - et dans bien d'autres pays encore, les années précédentes.

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Les Deux années "Honteuses" de l'Allemagne au Conseil de Sécurité de l'ONU

par Soeren Kern  •  12 janvier 2021

  • Un examen approfondi des règles auxquelles à obéi le vote de l'Allemagne à l'ONU, révèle un troublant deux poids-deux mesures, notamment sur la question des droits de l'homme qui seraient à en croire le gouvernement allemand, la « pierre angulaire » de sa politique étrangère.

  • Au Conseil de sécurité de l'ONU, l'Allemagne a voté des dizaines de résolutions - dont beaucoup fleurent bon l'antisémitisme - qui ont épinglé Israël, la seule démocratie au Moyen-Orient.

  • L'Allemagne a fermé les yeux quand des pays qui violent les droits de l'homme en continu comme la Chine, la Libye, la Mauritanie, le Soudan et le Venezuela se sont fait élire au Conseil des droits de l'homme, la plus haute instance humanitaire de l'ONU.

  • En 2020, l'Allemagne a condamné 13 fois Israël, mais n'a pas tenté de faire voter une seule résolution défendant les droits de l'homme à Cuba, en Chine, en Arabie saoudite, en Turquie, au Pakistan, au Venezuela – ni dans aucun des 175 autres pays-membres de l'ONU, indique UN Watch, une ONG de veille sur les organisations internationales basée à Genève.

  • « Sur les 17 résolutions soumises aux voix de l'Assemblée générale des Nations Unis cette année, 13 ont épinglé Israël. Presque tous les pays-membres de l'UE ont voté les 13 résolutions anti-israéliennes. Aucun d'eux n'a essayé de mettre aux voix une résolution en faveur des féministes saoudiennes emprisonnées et torturées ; ou en soutien aux artistes dissidents arrêtés à Cuba ; ou pour aider les journalistes turcs jetés derrière les barreaux ; ou pour secourir les minorités religieuses attaquées au Pakistan sans parler des opposants politiques persécutés au Venezuela où plus de cinq millions de personnes ont fui la répression gouvernementale, la faim et l'effondrement économique. » - UN Watch, 16 décembre 2020.

  • En 2018 et 2017, l'Allemagne a continué de voter les résolutions anti-israéliennes de l'ONU, et en 2016 , l'Allemagne s'est distingué par l'approbation d'une résolution particulièrement honteuse parrainée par le groupe des Etats arabes et la délégation palestinienne, qui a stigmatisé Israël comme le seul pays au monde qui a porté atteinte à la « santé mentale, physique et environnementale ».

Un examen approfondi des règles auxquelles le vote de l'Allemagne a obéi, à l'ONU, au cours des dernières années, révèle un troublant deux poids-deux mesures, notamment sur la question des droits de l'homme qui seraient à en croire le gouvernement allemand, la « pierre angulaire » de sa politique étrangère. Photo : le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas (à gauche) et l'ambassadeur auprès de l'ONU, Christoph Heusgen, assistent à une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU le 28 mars 2018 à New York. (Photo par Angela Weiss / AFP via Getty Images)

L'Allemagne a siégé pendant deux ans au Conseil de sécurité des Nations Unies en tant que membre non permanent. Son mandat de deux ans a pris fin le 31 décembre 2020. Pour célébrer cette mission, le ministère des Affaires étrangères allemand a compilé toutes les résolutions votées par l'Allemagne dans le but de « renforcer l'ordre international ». Le ministre des affaires étrangères a déclaré que l'Allemagne méritait désormais d'obtenir un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU.

Un examen approfondi des règles auxquelles a obéi le vote de l'Allemagne à l'ONU, révèle un troublant deux poids-deux mesures. Notamment sur la question des droits de l'homme qui seraient, affirme le gouvernement allemand, la « pierre angulaire » de sa politique étrangère.

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La Turquie Célèbre un Sympathisant Nazi

par Uzay Bulut  •  6 janvier 2021

  • Malheureusement, Hüseyin Nihal Atsız a encore de nombreux disciples en Turquie.

  • « Pas plus que la boue ne se transforme en fer quand elle est mise au four, un juif ne peut devenir turc quels que soient ses efforts. Être Turc est un privilège qui n'est pas accordé à tout le monde, et surtout pas aux Juifs ... Si la colère nous prend, nous n'exterminerons pas seulement les Juifs comme l'ont fait les Allemands, nous irons plus loin ... » - Hüseyin Nihal Atsız, National Revolution (Milli Inkılap), 1934.

  • Aujourd'hui, les théories racistes d'Atsız se lisent en filigrane derrière les politiques anti-arménienne, anti-grecque, anti-chypriote, anti-juive, anti-kurde, anti-occidentale et anti-israélienne de la Turquie. Des millions de Turcs ont été empoisonnés pendant des décennies par les opinions nazies d'Atsız.

En novembre, la municipalité du Grand Istamboul, dirigée par le Parti républicain du peuple (CHP), principal parti d'opposition, a baptisé un parc du quartier de Maltepe du nom de Hüseyin Nihal Atsız, un antisémite et un raciste qui a été l'un des plus chaud partisan du nazisme en Turquie. Photo : le chef du CHP, Kemal Kilicdaroglu (à gauche), salue ses sympathisants lors d'un rassemblement à Maltepe Istamboul, le 9 juillet 2017 (Photo de Yasin Akgul / AFP via Getty Images)

En novembre, la municipalité du Grand Istamboul, dirigée par le Parti républicain du peuple (CHP), principal parti d'opposition, a baptisé un parc du quartier de Maltepe du nom de Hüseyin Nihal Atsız, un antisémite et un raciste qui fut l'un des plus chaud partisan du nazisme en Turquie. La demande a été déposée devant le conseil municipal par des membres du « Parti du Bien » (Iyi), un autre parti d'opposition turc. Atsız (1905-1975) était célèbre pour sa capacité à différencier les « vrais turcs » des autres en « mesurant les crânes ».

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Turquie : Europe mon amour

par Burak Bekdil  •  3 janvier 2021

  • Erdoğan a ajouté que selon lui, l'avenir de la Turquie ne pouvait être qu'en Europe - cette même Europe qu'il accuse d'être « le vestige du nazisme et du fascisme ».

  • Le cœur du problème a été de savoir quel niveau de sanction l'UE pourrait infliger à une économie turque en chute libre. A l'évidence, Bruxelles a décidé qu'il ne fallait pas punir la Turquie trop durement !

  • L'homme qu'Erdoğan a qualifié de « terroriste » est, au plan juridique, un suspect en attente de jugement. La mauvaise compréhension qu'Erdoğan a des droits constitutionnels de la présidence, l'amène à croire qu'il a la liberté de condamner un suspect alors que son procès est en cours.

Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a pour l'instant réussi à retarder - jusqu'à mars au moins - un important programme de sanctions européennes. Mais un politicien islamiste intrinsèquement anti-occidental qui a bâti sa popularité sur la confrontation permanente avec les d'autres nations peut-il changer de mentalité et devenir en trois mois un partenaire pacifique ? (Photo par Elif Sogut / Getty Images)

L'homme fort de la Turquie, le président islamiste Recep Tayyip Erdoğan, n'a pas dû dormir beaucoup la semaine qui a précédé la réunion au sommet de l'Union européenne les 10 et 11 décembre derniers. La perspective de sanctions européennes s'ajoutant à d'éventuelles sanctions américaines ne pouvait avoir qu'un effet perturbateur sur son sommeil. Le report des sanctions européennes à mars a sans doute apaisé le sommeil d'Erdogan. Mais tout soulagement pourrait bien s'avérer prématuré.

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La Chine à la Conquête d'Hollywood

par Judith Bergman  •  27 décembre 2020

  • Un producteur d'Hollywood a déclaré à PEN America que les propositions de films critiques à l'égard de la Chine suscitaient la crainte. « Vous-même ou votre entreprise risquez d'être inscrits sur une liste noire, sans parler du risque qu'ils interfèrent dans votre projet actuel ou futur. Non seulement vous aurez à payer le prix [de votre décision], mais votre entreprise le paiera également ainsi que toutes les futures entreprises pour lesquelles vous allez travailler à l'avenir. Et ce danger est toujours présent dans un coin de notre tête ».

  • « Ce n'est pas seulement le problème d'Hollywood, ou le problème de la High Tech, ni même seulement le problème du basket-ball ou du sport, ou de diverses autres industries ... Tous les secteurs sont concernés. Pour distribuer vos produits et services sur ce marché, il faut respecter certaines règles ... ils ne vous permettront d'avoir accès au consommateur qu'à certaines conditions. Mais ces processus ... se durcissent de plus en plus ... et prennent de l'ampleur avec le temps ... [Nous] en sommes au point où, si nous n'arrêtons pas et ne ripostons pas, alors nous allons simplement tout perdre ... » - Chris Fenton, directeur à Hollywood et auteur de Feeding the Dragon : Inside the Trillion Dollar Dilemma Facing Hollywood, the NBA, and American Affaires. (Nourrir le dragon : le dilemme à mille milliards de dollars de Hollywood, de la NBA et du monde des affaires américain) voanews.com, 16 octobre 2020.

  • Le problème va bien au-delà de l'industrie du cinéma.

En octobre, pour la première fois, la Chine est devenue le plus grand marché cinématographique du monde, devant l'Amérique du Nord. Photo : Wang Jianlin (deuxième à gauche), président du groupe chinois Wanda, assiste à la cérémonie d'ouverture de la Wanda Qingdao Movie Metropolis, présentée comme « la réponse de la Chine à Hollywood », à Qingdao le 28 avril 2018 (photo de Wang Zhao / AFP via Getty Images)

En octobre, une grande première a eu lieu : la Chine est devenue le plus grand marché cinématographique du monde, devant l'Amérique du Nord. « Ce dimanche, les entrées dans les salles de cinéma chinoises ont généré un total de recettes de 1,988 milliard de dollars (1,65 milliard d'euros) pour 2020, contre 1,937 milliard de dollars (1.58 milliard d'euros) pour les salles d'Amérique du Nord, selon les données d'Artisan Gateway. L'écart devrait se creuser plus encore d'ici la fin de l'année », a écrit The Hollywood Reporter le 18 octobre. « Les analystes prédisaient depuis longtemps que le pays le plus peuplé du monde serait un jour en tête des classements mondiaux. Mais quand cela se produit, il s'agit d'un évènement historique ».

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La Chine « Inonde » l'Amérique d'Espions

par Gordon G. Chang  •  22 décembre 2020

  • Etat donné l'urgence, Washington devrait immédiatement fermer toutes les bases d'opérations chinoises aux États-Unis, y compris les quatre consulats - Chicago, Los Angeles, New York et San Francisco - et obliger l'ambassade de Chine à une réduction considérable de son personnel. Une ambassade n'a en réalité besoin que de l'ambassadeur, de sa famille proche et du personnel et peut se passer des centaines de personnes qui y sont actuellement affectées.

  • Le consulat chinois à New York est un centre d'espionnage. James Olson, ancien chef du contre-espionnage de la CIA, a estimé « qu'au minimum », la Chine a, selon les termes « employés dans le New York Post « plus de 100 agents occupés à une tache de renseignement à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit ». New York, a-t-il ajouté, est « envahie comme cette ville ne l'a jamais été ».

  • Pékin placera-t-il ses espions dans les banques et entreprises chinoises opérant aux États-Unis ? Probablement, mais cela prendra du temps et, en tout état de cause, rien n'empêche Washington d'ordonner la fermeture des avant-postes non diplomatiques.

  • Certains diront que les entreprises américaines en Chine ont besoin d'un soutien consulaire. A l'évidence, le besoin existe. Il n'en est pas moins vrai que l'Amérique a intérêt à ce que ses entreprises quittent la Chine, pour des raisons morales en sus de toutes les autres. La perte du soutien consulaire sera une bonne raison pour eux de plier bagages.

Les tentatives chinoises d'influence, de renseignement et d'infiltration submergent l'Amérique. La Chine a des centaines - voire des milliers - d'agents aux États-Unis qui repèrent, testent, encerclent, influencent, compromettent et corrompent des Américains en politique et dans d'autres domaines importants pour elle. Photo : le consulat de Chine à Houston, le 22 juillet 2020, à la veille de sa fermeture en raison « de son rôle en matière d'espionnage et de vol de la propriété intellectuelle » selon les mots utilisés par Mike Pompeo. (Photo par Mark Felix / AFP via Getty Images)

Les révélations qui ont eu lieu en ce mois de décembre sur Eric Swalwell, représentant démocrate de Californie à la Chambre des représentants, sont un bon indicateur de la pénétration chinoise aux Etats Unis.

Les tentatives chinoises d'influence, de renseignement et d'infiltration submergent l'Amérique. L'urgence est telle que Washington devrait fermer immédiatement toutes les bases chinoises opérationnelles aux États-Unis, y compris les quatre consulats encore ouverts.

Concernant Swalwell, il est stupéfiant que Fang Fang, agent présumé du ministère chinois de la Sécurité d'État - également connue sous le nom de « Christine » -, ait pour la première fois pris contact avec lui, non à l'époque où il siégeait à la commission du renseignement de la Chambre, mais alors qu'il était simple conseiller municipal de Dublin City, Californie.

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Terrorisme : une Mise en Garde de l'Iran à l'Europe

par Richard Kemp  •  13 décembre 2020

  • Désormais, ils [les Européens] se retrouvent coincés dans un accord nucléaire qu'ils savent être bidon et hautement dangereux dans la mesure où il transfère aux générations futures le soin de se confronter à un Iran nucléarisé.

  • Ils [les dirigeants iraniens] n'ont que mépris pour les Européens et les Américains, qu'ils considèrent comme faibles et décadents, lâches et incapables de défendre leurs propres intérêts ... Le président Trump leur a donné à réfléchir, surtout quand il a ordonné la mort de Qasem Soleimani ... Ils placent de grands espoirs en Biden qu'ils pressentent plus malléable.

  • Nous pouvons être sûrs que le Guide Suprême s'est réjoui des résultats de son message : l'Europe a battu en retraite en suppliant son agresseur de croire qu'elle sera toujours son amie. La preuve si nécessaire que l'apaisement ne mène à rien et que seule la force paye, a été apportée ce jour-là.

  • Les gouvernements européens doivent choisir entre démontrer leur force ou subir une pression iranienne continue - une pression que tous les acteurs malveillants de la planète, Moscou et Pékin sans oublier Pyongyang, vont observer avec intérêt... avec les conséquences qu'on imagine.

  • Les Européens peuvent-ils s'offrir le luxe d'autoriser un régime aussi terriblement hostile et manipulateur que Téhéran à se doter l'arme nucléaire ?

Le mois dernier, s'est ouvert en Belgique le procès d'Assadolah Assadi et de trois autres Iraniens accusés d'avoir planifié en juin 2018, un attentat contre les participants à la manifestation pour un « Iran libre » à Paris. Près de 80 000 personnes ont participé à l'évènement, dont l'ancien Premier ministre canadien Stephen Harper, Rudy Giuliani, avocat du président Trump et plusieurs parlementaires britanniques et européens. L'attentat raté aurait été ordonné par le président iranien Hassan Rohani et approuvé par le Guide suprême Ali Khamenei. (Photo par Zakaria Abdelkafi / AFP via Getty Images)

Le mois dernier, s'est ouvert en Belgique le procès d'Assadolah Assadi et de trois autres Iraniens accusés d'avoir planifié un attentat à la bombe à Paris en 2018. En 2015, Assadi était le plus haut représentant du ministère iranien du Renseignement et de la Sécurité en Europe ; il opérait sous couverture diplomatique à l'ambassade d'Iran à Vienne. Bien que l'Iran ait multiplié les tentatives d'attentats en Europe, Assadi est le seul fonctionnaire du gouvernement iranien a avoir été traduit en justice pour des crimes liés au terrorisme.

Le terme terrorisme d'État ne désigne pas seulement un acte terroriste organisé par un Etat. Il qualifie une technique de pouvoir et d'oppression au niveau national. Toutes les tentatives d'attentats qui ont été pensées et mises en œuvre à Londres, Berlin, Paris et Bruxelles constituaient un message malveillant et une menace claire pour l'Europe.

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