Derniers commentaires et analyses

Erdoganistan : la Nouvelle SuperPuissance Islamique ?

par Giulio Meotti  •  17 avril 2021

  • Erdogan fait campagne au niveau mondial contre l' « islamophobie ». Mais en réalité, ce sont les critiques de l'islam extrémiste qui sont en danger et courent le risque d'être tués.

  • Dans le Haut-Karabakh (Caucase), la Turquie a soutenu la guerre menée par l'Azerbaïdjan contre l'Arménie afin de créer un couloir islamique turc entre l'Azerbaïdjan, la Turquie et d'autres pays musulmans.

  • « Cela a commencé en 1989 avec la fatwa contre Salman Rushdie : les pays occidentaux n'ont su réagir qu'avec des mots - comme si une incantation verbale pouvait conjurer le sort ! ... La bataille perdue en Arménie est la première d'une guerre menée en Occident contre la civilisation judéo-chrétienne ». - Michel Onfray, Revue des Deux Mondes, 1er février 2021.

  • Le nouveau sultan étend son influence à la Syrie, à la Libye et au Caucase, mais aussi à la Méditerranée. Pour l'Europe pacifiste, cette mer n'existe que lorsqu'il s'agit de faire venir des migrants.

  • « Ce que fait le régime turc, c'est utiliser sa diaspora comme un cheval de Troie. » - Mohamed Sifaoui, europe1.fr, 7 février 2021.

  • En Turquie, sous Erdogan, les manuels scolaires ont été réécrits pour que les juifs et les chrétiens apparaissent comme des gavur, des « infidèles ». Auparavant, les manuels turcs rangeaient les fidèles des deux religions sous le même bandeau de « peuple du livre » ... Le programme adopte une position anti-américaine et montre de la sympathie pour Daech et Al-Qaïda. - Rapport de l'Institute for Monitoring Peace and Cultural Tolerance in School Education (IMPACT-se), mars 2021.

  • « Nous sommes une grande famille de 300 millions de personnes de l'Adriatique à la Grande Muraille de Chine ». - Le président turc Recep Tayyip Erdogan, Minval.az, 18 octobre 2018.

L'Europe, les États-Unis, l'OTAN et le monde libre devraient s'inquiéter. Le président turc Recep Tayyip Erdogan incarne le nouveau loup islamiste déguisé en mouton. Photo : Erdogan s'exprimant à Ankara le 17 septembre 2020 (Photo par Adem Altan / AFP via Getty Images)

« Ce 24 juillet [2020] a été une journée très spéciale » a déclaré Gilles Kepel, le meilleur expert français de l'islam.

« C'était une journée de pèlerinage à La Mecque mais, en raison de la pandémie, il n'y avait personne ! C'était aussi l'anniversaire du traité de Lausanne, qui a fondé la Turquie moderne dans ses frontières actuelles. Et Erdogan a entrepris de tordre le bras du laïc Atatürk, qui a transformé l'ancienne basilique Sainte-Sophie en musée avant d'en faire don "à l'humanité". Erdogan lui, ... a transformé la basilique en mosquée ».

Dans son nouveau livre, « Le Prophète et la Pandémie », Kepel fait remarquer que le président turc Recep Tayyip Erdogan se présente comme le nouveau chef de la oumma, la communauté des croyants musulmans. « Erdogan tente de se présenter comme le champion de l'islam, tout comme l'ayatollah Khomeiny en 1989 ».

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Union Européenne : du Marché Unique à la Farce Tragique

par Drieu Godefridi  •  13 avril 2021

  • Dans cinq cents ans, quand les historiens se pencheront sur l'ère COVID, ils diront que « l'opération Warp Speed » initiée et dirigée par le président Donald J. Trump, a été une ode à la science et à la logistique.

  • De nombreux libéraux ont la mémoire courte, mais l'UE n'a pas toujours été cette grosse machine lointaine.

  • Les principes d'égalité entre les États et d'égalité entre les citoyens ne peuvent pas être conciliés dans le cadre institutionnel actuel de l'UE, a déclaré la Cour constitutionnelle fédérale allemande.

  • Bien sûr, les institutions de l'UE sont maquillées par un langage fleuri - comme « rendre l'UE plus démocratique » - visant à faire croire que les institutions de l'UE ... sont déjà démocratiques et vont le devenir plus encore.

  • Cette évolution a consisté, tout d'abord, à subvertir les institutions européennes afin qu'elles accomplissent, en sus de leurs objectifs économiques, des missions qui leur étaient étrangères, comme une « politique étrangère commune » laquelle n'a jamais été que des mots. Comment mettre en place une politique étrangère commune au Royaume-Uni, à l'Autriche et au Portugal ?

  • Les élites de l'UE sont faibles, lâches et pusillanimes parce qu'elles savent qu'elles ne représentent personne, au sens démocratique du terme - elles ne sont pas démocratiquement élues, elles ne sont pas transparentes et elles ne sont responsables devant personne. Elles sont en fin de compte le jouet de gouvernements qui ne s'entendent sur rien - mais qui ont la légitimité d'être vraiment démocratiques : élus, transparents et responsables. Il n'existe pas non plus de mécanisme permettant aux citoyens de dé-élire quelqu'un, au cas où ils auraient un tel désir.

La gestion des vaccins par l'Union européenne est un métonymie de l'UE : une farce tragique entre les mains d'idéologues aussi obtus qu'inefficaces. Photo : la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors d'une conférence de presse donnée à la suite d'une réunion sur un projet de loi portant sur un certificat de vaccination contre le Covid-19 commun à l'Europe, à Bruxelles le 17 mars 2021 (Photo de John Thys / Pool / AFP via Getty Images)

Concernant l'Union européenne, les avis sont partagés. Certains la jugent inutile et coûteuse, et d'autres la considèrent comme l'avenir de l'Europe et un modèle pour le genre humain.

Quelle est la réalité ?

Avant que n'émerge l'UE d'aujourd'hui, la mise en chantier de l'Union européenne a été, dans un premier temps, un énorme succès.

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Le Jeu Nucléaire des Mollahs

par Majid Rafizadeh  •  10 avril 2021

  • Si les dirigeants occidentaux avaient appris quelque chose sur l'establishment théocratique iranien, ils sauraient que le régime a utilisé la religion chiite pour justifier la répression, le meurtre, l'exécution au sein de la population et sponsoriser les groupes terroristes au-delà de leurs frontières.

  • Alors, qu'est-ce qui empêcherait les mollahs d'énoncer une fausse règle religieuse pour faire avancer leur programme nucléaire en dissimulant qu'ils veulent à la fois des armes nucléaires et pérenniser la survie de leur théocratie ?

  • « Le gouvernement a le pouvoir de révoquer unilatéralement tout accord conclu avec le peuple basé sur la Sharia quand cet accord devient contraire aux intérêts du pays ou de l'Islam. » - Ayatollah Ruhollah Khomeini, cité dans « Iran : The Formation of Trans Identity and Possible Paths Toward the Acceptance of Greater Gender 'Deviance' » (« Iran: La formation de l'identité trans et les voies possibles vers l'acceptation d'une plus grande« déviance » de genre», Berkeley Journal of Middle Eastern & Islamic Law [Vol. 9: 1].

  • Pour les mollahs, la survie de leur dictature est la seule question qui compte. Tout, y compris la religion, peut être utilisé pour se maintenir au pouvoir.

Pour les mollahs, la survie de leur dictature est la seule question qui compte. Tout ce qui peut contribuer à leur maintien au pouvoir, y compris la religion, peut être utilisé. Rien n'empêchera les mollahs d'émettre une fausse règle religieuse pour faire avancer leur programme nucléaire en dissimulant le fait qu'ils veulent à la fois des armes nucléaires et pérenniser la survie de leur théocratie. Photo : le Guide Suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei (à gauche) et le président Hassan Rohani. (Source image : khamenei.ir)

Pour la première fois, le régime iranien a reconnu que son but réel était la constitution d'un arsenal nucléaire.

Le ministre iranien des renseignements, Mahmoud Alavi, proche conseiller du Guide Suprême l'ayatollah Ali Khamenei, a ainsi récemment souligné que l'Iran s'était délibérément engagé dans cette voie :

« Soyons clair : un chat acculé peut se comporter différemment d'un chat qui marche librement. Si l'Iran est acculé, il ne faudra pas l'accuser [i.e d'avoir cherché à se procurer des armes nucléaires] mais plutôt pointer du doigt ceux qui l'ont contraint. »

Cette déclaration est essentielle. Les dirigeants iraniens ont longtemps soutenu qu'une fatwa (avis juridique en vertu de la loi islamique) de Khamenei bloquait pour eux toute quête de l'arme nucléaire.

Cette fatwa de Khamenei interdisant une nucléarisation de l'arsenal militaire iranien existe bel et bien :

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La Chine Appelle à une Guerre de Civilisation contre l'Amérique et l'Occident

par Gordon G. Chang  •  1er avril 2021

  • « Odeur de poudre » est l'une des expressions que Pékin utilise pour faire passer un message de guerre. Plus inquiétant, ce terme très chargé en émotion, est volontiers utilisé par les propagandistes chinois pour titiller le public de la Chine continentale .... Le parti communiste chinois tente aujourd'hui d'attiser le sentiment nationaliste, de rallier le peuple chinois et peut-être de le préparer à la guerre.

  • Plus fondamentalement, Pékin ... propose une vision racialisée du monde et tente de former une coalition mondiale anti -blanche ...

  • Deng Xiaoping, le successeur le plus pragmatique de Mao, conseillait à la Chine de « cacher sa puissance, d'attendre son heure ». Mais Xi croit que l'heure de la Chine est venue ; son analyse est que l'Amérique entre dans une phase de déclin terminal.

  • Xi est sérieux. En janvier, il a dit à son armée en pleine expansion qu'elle devait être prête à se battre « à tout moment ». Ce même mois de janvier, la Commission militaire centrale du Parti a retiré au Conseil d'État civil le pouvoir de décréter la mobilisation de toute la société en cas de guerre. Les États militants ne se préparent pas au conflit, pour reculer ensuite.

Il y avait une « forte odeur de poudre » à Anchorage, le 18 mars dernier, lors de la rencontre entre les diplomates américains et chinois a indiqué Zhao Lijian du ministère chinois des Affaires étrangères. « Poudre » est l'un de ces mots que Pékin utilise quand il veut faire passer le message que l'heure est à la guerre. Photo : des diplomates américains et chinois se sont rencontrés au Captain Cook Hotel à Anchorage, en Alaska, le 18 mars 2021 (photo de Frederic J. Brown / Pool / AFP via Getty Images)

Une « forte odeur de poudre » régnait le 18 mars dernier, à Anchorage, lors de la rencontre entre les diplomates américains et chinois. L'expression est de Zhao Lijian du ministère chinois des Affaires étrangères, qui s'exprimait quelques heures après la fin du premier jour des pourparlers américano-chinois.

Quand Pékin parle d'« odeur de poudre » chacun doit comprendre que l'heure est à la guerre.

Plus inquiétant, les propagandistes chinois connaissent la forte charge émotionnelle de cette expression. Elle est utilisée pour que la population de Chine continentale se remémore l'exploitation étrangère - britannique et blanche - de la Chine pendant la guerre de l'opium au 19ème siècle. Le Parti communiste chinois attise aujourd'hui le sentiment nationaliste pour rassembler le peuple chinois et, peut-être le préparer à la guerre.

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« Tuez-les ; Tuez- les »... La guerre contre la police en France

par Yves Mamou  •  30 mars 2021

  • En janvier, les services statistiques du ministère de l'Intérieur ont enregistré 2 288 agressions contre la police.

  • Le soupçon que les médias font peser sur le caractère illégitime de la violence policière est si intense que les policiers ne se sentent même pas autorisés à utiliser leur arme quand ils sont attaqués.

  • La mise en accusation de la police par les médias et l'industrie du divertissement -- acteurs, chanteurs, etc -- est également alimentée par des universitaires.

  • La lâcheté des institutions judiciaires se remarque au fait qu'elle a fait alliance avec la foule chic contre la police.

  • Si la police ne peut pas enquêter ou protéger le public parce que ses agents ont peur d'être traités de racistes, la sécurité des citoyens est en danger.

Une guerre est menée contre la police en France, mais cette guerre n'est jamais nommée. Photo : Un police parle à un automobiliste a un feu rouge, après une nuit d'émeutes à Blois, le 17 mars 2021. (Photo by Guillaume Souvant/AFP via Getty Images)

Le 25 janvier, à Pantin, le 4 février, dans le quartier de la Conte à Carcassonne, le 13 février, à Poissy (Yvelines), des groupes organisés de « jeunes » selon le vocabulaire consacré ont attiré les forces de police dans leurs cités pour leur tendre une embuscade. Aux cris de « Tuez-les ; Tuez- les », les patrouilles ont été prises à partie avec des mortiers, ces engins pyrotechniques régulièrement utilisés comme des armes de guérilla urbaine. A chaque fois, des vidéos de l'attaque ont été diffusées sur les réseaux sociaux.

Des statistiques du ministère de l'Intérieur publiées par le Figaro montrent qu'entre le 17 mars et le 5 mai 2020, 79 guet-apens ont été tendus aux policiers. En octobre 2020, le Figaro a recensé au moins dix attaques de commissariats depuis le début de l'année. En janvier, les services statistiques du ministère de l'Intérieur ont enregistré 2 288 agressions contre la police , selon les informations de la police.

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Une tempête sur la République américaine

par Guy Millière  •  26 mars 2021

  • L'atmosphère aux États-Unis reste toxique. Certains sont porteurs de la volonté d'inciter la population à adhérer à un faux récit selon lequel non seulement Trump est censé être une "menace pour la démocratie", mais les 74 millions d'Américains qui ont voté pour lui sont une menace eux aussi. D'autres disent que la véritable menace pour la démocratie réside dans les mensonges incessants, dans les violations de la Constitution, et dans les falsifications de l'information et des faits.

  • Le droit de contester et de critiquer, qui est partie intégrante de la liberté de parole garantie par le premier amendement, semble sérieusement menacé. Le droit de se défendre contre des accusations semble lui aussi menacé, et la profession d'avocat devenir dangereuse à exercer.

  • Exprimer des doutes sur les élections du 3 novembre est désormais presque impossible. Des rapports très étayés montrent pourtant que celles-ci n'ont pas été impeccables. L'économiste américain Peter Navarro, à titre privé, a rédigé trois analyses minutieuses de ce qui s'est passé: "La tromperie immaculee", "L'art du vol" et "Le rapport Navarro". Ces analyses ont été décrites comme absurdes, douteuses, et discréditées –de manière sans aucun doute arbitraire.

  • Certains analystes décrivent ce qui se passe comme un glissement vers l'autoritarisme. Ils notent que de nombreux Américains, tout en se comportant, eux, d'une manière de plus en plus autoritaire, accusent leurs adversaires de se comporter de manière autoritaire - et blâment donc leurs adversaires pour ce dont ils sont eux-mêmes coupables.

  • Pendant plus de trois ans, Trump a été accusé, sans aucune preuve, sinon un faux "dossier", d'être un agent russe. Les accusations se sont avérées sans fondement, mais pas avant que 32 millions de dollars de l'argent des contribuables américains aient été dépensés pour mener ce que les procureurs savaient depuis le début être une opération frelatée. Les procureurs en question ont agi pour piéger, incriminer et envoyer des innocents en prison. Ce qu'ils ont fait a été une tentative de coup d'État.

  • Tout au long de son mandat, Trump a été confronté à des menaces, des abus de pouvoir et des attaques incessantes. Quand bien même il n'est plus président, la guerre menée contre lui continue.

  • Si le projet de loi H.R.1 devient la loi du pays, les pratiques qui ont fait de l'élection de 2020 un désastre seront légalisées: entre autres, le déversement massif de millions de bulletins de vote non sollicités dans plusieurs Etats, la non-vérification des signatures sur les registres, l'absence de traçabilité des bulletins, l'inscription des électeurs sur les listes electorales le jour même de l'élection et la collecte des bulletins de vote par correspondance au domicile des électeurs , et nombre de ces pratiques sont très propices à la fraude. Comme le concluait un rapport bipartisan de 2005 établi par la Commission fédérale de réforme électorale, présidée par l'ancien président Jimmy Carter et l'ancien secrétaire d'État James Baker III: les bulletins de vote par correspondance "restent la principale source de fraude électorale potentielle". Si le projet de loi H.R.1 est adopté, des moyens de nuire a l'intégrité des élections seront gravés dans le marbre.

L'atmosphère aux États-Unis reste toxique. Certains sont porteurs de la volonté d'inciter la population à adhérer a un faux récit selon lequel non seulement Trump est censé être une "menace pour la démocratie", mais que les 74 millions d'Américains qui ont voté pour lui sont une menace eux aussi. Sur la photo: des membres de la Garde nationale à un point de contrôle sur la colline du Capitole, Hill le 5 mars 2021, à Washington, DC. (Photo d'Olivier Douliery / AFP via Getty Images)

20 janvier 2021. Joe Biden prête serment et devient 46ème président des États-Unis. La scène est quasiment dépourvue de toute présence humaine. Les rues de Washington DC sont vides. Les habitants de la ville avaient été exhortés à rester chez eux et ceux du reste du pays s'étaient vus demander de ne pas venir. La ville est placée sous la protection de 25.000 membres de la Garde nationale, lourdement armés. De hautes barrières surmontées de barbelés entourent la zone du Capitole. Dans les rues que doit emprunter le défilé inaugural, des barrières séparent les trottoirs de la chaussée. Les seules personnes visibles le long des rues sont des hommes en uniforme portant des fusils. Un jour qui est en général un jour de fête aux États-Unis est, cette année, étrange et triste.

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La Chine Guigne la Suprématie Militaire grâce à l'Intelligence Artificielle

par Peter Schweizer  •  18 mars 2021

  • Faire preuve de complaisance sur les technologies duales ou assouplir les restrictions mises à leur commercialisation, serait extrêmement dangereux. Tout comme il serait erroné d'alléger les enquêtes de contre-espionnage sur la corruption du monde académique américain au profit de la Chine ou sur l'infiltration de ressortissants chinois liés à l'APL (Armée populaire de libération) dans des centres de recherche des États-Unis. Ces deux exemples illustrent parfaitement la volonté de Pékin de mettre en place des stratégies de long terme sur le vol de propriété intellectuelle sur les applications logicielles militaires.

  • Le nom de Megvii surgit immanquablement chaque fois qu'il est question des avancées de la Chine dans la reconnaissance faciale au moyen de l'IA. Cette société a conçu Face ++, une solution logicielle protégée par de nombreux brevets qui met l'IA au service des technologies de surveillance. Qui est actionnaire de Megvii ? Bohai Harvest RST, une société d'investissement créée par Hunter Biden et ses partenaires commerciaux.

  • La Chine pratique volontiers le « Princeling », une stratégie qui consiste à enrichir les associés ou les familles des politiciens en vue afin d'huiler les rouages d'accords qui, s'ils étaient considérés pour ce qu'ils sont, ne seraient probablement pas autorisés par les services de sécurité chargés d'empêcher la prédation des technologies militaires américaines par les ennemis des Etats Unis.

  • L'intelligence artificielle à usage militaire jouera un rôle déterminant dans la prochaine guerre. Une authentique stratégie de sécurité nationale exige qu'à aucun moment le danger que représente le Parti communiste chinois ne doit être perdu de vue.

La militarisation de la Chine menace les pays voisins et la stabilité de la région. L'intelligence artificielle à usage militaire jouera un rôle déterminant dans la prochaine guerre, et le maintien d'un bon niveau stratégique de sécurité nationale exige de ne jamais détourner le regard - même un instant – du danger que représente le Parti communiste chinois. (Source de l'image : iStock)

Le renforcement militaire de la Chine menace aujourd'hui les pays voisins et la stabilité de la zone Extrême-Orient. Pour étayer sa politique d'expansion, Pékin a bâti la plus importante flotte militaire du monde, laquelle se déploie en mer de Chine méridionale et dans la zone indopacifique. La Chine renforce également ses capacités dans le domaine des missiles balistiques.

L'expertise de la Chine en matière de cyberguerre est à la fois bien établie et redoutée. La RPC a piraté des ordinateurs, enfreint les règles de protection de la propriété intellectuelle, et commis divers autres cybercrimes.

Au point de croisement des cyber-capacités de la Chine et de son agressivité militaire, on trouve l'intelligence artificielle (IA) appliquée aux systèmes d'armes et de défense.

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La Chine se Paye les Universitaires Occidentaux

par Giulio Meotti  •  15 mars 2021

  • « A la conférence inaugurale [tous les participants] se sont vus assurer que le Tibet n'avait jamais été annexé, [et] que l'intervention chinoise de 1950 s'était opérée à la demande des Tibétains », a rappelé Nicolas Nord, professeur de droit.

  • Le nouveau chef de la CIA, William J. Burns, a déclaré que si cela ne tenait qu'à lui, il fermerait les Instituts Confucius de toutes les universités occidentales.

  • Au Royaume-Uni, 17 écoles appartiennent déjà à des entreprises chinoises et ce nombre est appelé à croitre. Par ailleurs, le Times a révélé que l'Université de Cambridge a empoché un « généreux cadeau » de Tencent Holdings, une multinationale chinoise de la High Tech, impliquée dans la censure d'État.

  • Aujourd'hui, nous en savons plus sur la cruauté de la Chine, notamment sur le meurtre de masse par virus de Wuhan interposé que le parti communiste chinois a imposé au monde.... plus de 2,5 millions de personnes en sont mortes.

  • On sait aussi que le laogai, les « prisons administratives » chinoises, a hébergé jusqu'à 50 millions de prisonniers.

  • « Les zones de résidence des minorités ethniques, comme le Xinjiang et le Tibet, sont de brillants exemples des progrès accomplis par la Chine en matière de droits humains », a déclaré le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi quelques heures avant de s'adresser au ... Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Même l'Union soviétique n'aurait sans doute pas osé.

Gulbahar Haitiwaji, une survivante des « camps de rééducation » chinois du Xinjiang, a récemment révélé ce qu'a été son quotidien. « Il est interdit de parler ouïghour ; il est interdit de prier ; il est interdit de faire une grève de la faim ... » Elle a dû déféquer dans un seau en plastique devant les autres. Elle a été enchaînée à son lit pendant 20 jours. Photo : « Le centre de service de formation professionnelle Artux City », un camp de rééducation pour minorités ethniques majoritairement musulmanes, au nord de Kashgar dans le Xinjiang. (Photo par Greg Baker / AFP via Getty Images)

Une enquête choquante de l'hebdomadaire français Le Point a révélé la façon dont Pékin s'offre la faveur d'universitaires occientaux. Un professeur agrégé italien, par exemple, Fabio Massimo Parenti, de l'Institut international Lorenzo de Medicis à Florence, a été accueilli au Xinjiang, où près de deux millions d'Ouïghours sont incarcérés dans des « camps de rééducation ».

Par ailleurs, de nombreuses écoles britanniques vivent aujourd'hui sous influence chinoise et sont soumises à leur propagande. Nigel Farage, le chef du Parti de la Réforme en Grande Bretagne, a récemment tweeté que « les milliardaires chinois qui ont des liens directs avec le PCC achètent des écoles britanniques - et inondent leurs programmes de propagande ». Parmi les établissements « sous contrôle chinois », on trouve :

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Allemagne : la Covid-19 Déclenche une Nouvelle Vague d'Antisémitisme

par Soeren Kern  •  4 mars 2021

  • En 2020, la police allemande a fait état de 2275 délits de haine antisémite - six par jour environ - selon les données préliminaires fournies par le gouvernement fédéral. Soit une hausse de plus de 10% par rapport aux chiffres de 2019 ... La police a pu identifier 1367 suspects - mais cinq personnes seulement ont fini par être arrêtées.

  • Pourquoi si peu d'antisémites ont-ils à subir les conséquences judiciaires de leurs délits, surtout quand les responsables gouvernementaux proclament à qui veut l'entendre que la lutte contre l'antisémitisme est une priorité absolue ? L'explication est qu'il pourrait s'avérer politiquement incorrect d'identifier les vrais suspects.

  • Il n'est pas impossible que ce soit sur ordre des autorités politiques que la police allemande attribue systématiquement les délits antisémites non résolus à l'extrême droite.

  • « Pourquoi la majorité des actes antisémites sont-ils systématiquement attribués à des Allemands « de droite » ? Une explication politicienne serait que l'antisémitisme en hausse constante peut être utilisé comme une arme politique "contre la droite" ». Tichys Einblick.

  • « Nombre d'experts ont protesté contre l'attribution systématique de la majorité des actes antisémites à l'extrême droite, estimant que la police ferait bien de se pencher sur les agissements des organisations islamistes et islamiques » - Die Welt .

  • « Aujourd'hui, l'antisémitisme n'est pas un phénomène marginal d'extrême droite. Il touche au cœur de notre société. » - Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Mass.

En Allemagne, des manifestants anti-confinement ont banalisé l'Holocauste en se faisant passer pour des Juifs persécutés par le régime nazi et en se mettant en scène comme des résistants en lutte contre un gouvernement qui selon eux, serait antidémocratique. Pour d'autres manifestants, les quarantaines et confinements imposés par le gouvernement sont équivalents aux camps de concentration nazis. Photo : le 18 novembre 2020, à Berlin, alors que la police disperse une manifestation contre les mesures gouvernementales visant à limiter la propagation du coronavirus, un manifestant brandit une analogie entre la loi sur la protection des citoyens du gouvernement Merkel et le décret de 1933 pour la protection du peuple et de l'État qui attribue les pleins pouvoirs à Adolf Hitler. (Photo par Tobias Schwarz / AFP via Getty Images)

Selon de nouvelles statistiques publiées par le gouvernement allemand, le nombre de délits liée à la haine antisémite a atteint en 2020 son plus haut niveau depuis deux décennies. L'antisémitisme en Allemagne n'a fait que croître ces dernières années, alimenté en partie par l'extrême gauche anti-israélienne et les migrations de masse en provenance du monde musulman. Le problème est exacerbé par les complotistes d'extrême droite qui imputent aux Juifs et à Israël la responsabilité de la pandémie.

En 2020, la police allemande a recensé 2275 délits de haine antisémite - six par jour environ -, un bilan établi à partir des données préliminaires recueillies par le gouvernement fédéral. Le total est supérieur de 10% à celui de 2019 qui était déjà une année record... Les chiffres officiels ne font état que des délits signalés à la police ; il est vraisemblable que le nombre réel d'incidents est beaucoup plus élevé.

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Les succès de Trump au Moyen-Orient survivront-ils?

par Guy Millière  •  26 février 2021

  • Les accords d'Abraham - entre Israël, les Émirats arabes unis et Bahreïn - conduiront à des investissements et des échanges commerciaux entre Israël et ses nouveaux partenaires qui se chiffreront en milliards de dollars. Ils permettront aux Émirats et à Bahreïn de bénéficier des technologies israéliennes, et de voir leur défense renforcée face à l'Iran.

  • Le Soudan, désormais retiré de la liste des États terroristes, peut bénéficier de l'aide d'Israël, l'un des leaders mondiaux dans le secteur des technologies agricoles, et pourra améliorer sa production alimentaire.

  • Le Président Trump a ajouté à l'accord la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, un territoire revendiqué par un groupe de guérilla soutenu par l'Algérie et, plus récemment, par la République islamique d'Iran et le Hezbollah. La décision du président Trump renforce le Maroc, allié des États-Unis, et affaiblit les ennemis des États-Unis.

  • Les programmes d'enseignement de l'Arabie saoudite sont modifiés dans une direction de tolerance, et toutes les dimensions antisémites et anti-israéliennes que comportaient ces programmes ont été supprimées. Le discours religieux dans le pays est lui aussi en train de changer ... Le Grand Mufti d'Arabie saoudite, dit maintenant que la religion doit se disséminer par les mots, pas par le sabre ... L'Arabie saoudite évolue dans une direction extrêmement prometteuse. On peut espérer que rien ne viendra contrarier cette évolution.

  • Les contours d'un Moyen-Orient plus stable, moins marqué par la guerre, semblent se dessiner - et pourront prendre forme, si ce qui s'esquisse n'est pas contrarié. Le régime des mollahs, qui n'est présentement plus une nuisance majeure, semble au bord de l'asphyxie. On doit espérer que ce qui s'esquisse ainsi ne sera pas contrarié non plus.

  • L'administration Biden menace déjà de saper l'ensemble de ce qui a été accompli. Biden a indiqué ... qu'il souhaite renouer avec le catastrophique accord de 2015 sur le nucléaire iranien ... Les conditions qu'il pose pour cela semblent se résumer à l'exigence que l'Iran respecte les termes de l'accord de 2015, que l'Iran n'a, en réalité, jamais respecté. Percevant qu'ils ont affaire à des adeptes de l'apaisement, les mollahs ont annoncé le 4 janvier qu'ils avaient décidé de reprendre l'enrichissement de l'uranium au niveau de 20%, proche de la pureté requise pour les armes atomiques. Le même jour, les mollahs ont saisi dans le détroit d'Ormuz un chimiquier battant pavillon sud-coréen.

  • L'administration Biden semble également désireuse de rétablir l'aide américaine à l'Autorité palestinienne et de renouer avec les dirigeants de celle-ci - sans leur parler de leur soutien au terrorisme, en les traitant à nouveau comme des "partenaires pour la paix", en dépit des preuves montrant que ce n'est pas ce qu'ils sont, et en tentant de se diriger vers un soutien renouvellé à une "solution à deux États", potentiellement mortelle pour Israël.

  • L'Iran ne peut que vouloir affaiblir les accords passés entre Israël, Bahreïn, les Émirats, le Maroc et le Soudan.

Les accords d'Abraham, solennellement signés le 15 septembre 2020 à la Maison Blanche par Israël, les Émirats arabes unis, Bahreïn et les États-Unis, ont mis en branle un nouveau processus de paix que de nombreux observateurs auraient jugé inimaginable il y a quelques années à peine. De gauche à droite: le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn Abdullatif al-Zayani, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le Président américain Donald Trump et le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis Abdullah bin Zayed Al-Nahyan participent à la signature des accords d'Abraham. (Photo de Saul Loeb / AFP via Getty Images)

22 décembre 2020. 9h30 du matin. Un avion décolle de l'aéroport Ben Gourion en Israël pour la capitale du Maroc, Rabat. Des accords économiques, politiques, culturels et stratégiques entre le Maroc et Israël seront bientôt signés et permettront une normalisation complète des relations entre les deux pays. Le Maroc sera le quatrième pays arabo-musulman en 2020 à signer des accords semblables avec Israël.

Les accords d'Abraham, solennellement ratifiés le 15 septembre 2020 à la Maison Blanche par Israël, les Émirats arabes unis, Bahreïn et les États-Unis, ont mis en branle un processus de paix que de nombreux observateurs auraient jugé inimaginable il y a quelques années à peine. Ce processus s'est poursuivi bien au-delà des élections américaines de 2020, et est au cœur d'une révolution plus large qui a changé le Moyen-Orient et le monde arabe. Il constitue une révolution qui est l'une des réalisations majeures de la présidence Trump.

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Face à l'Iran au Yémen, les États-Unis et l'UE se Masquent la Face

par Majid Rafizadeh  •  24 février 2021

  • Le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (CGRI) d'Iran ... a apporté son soutien politique et militaire aux Houthis du Yémen, et a intensifié leur approvisionnement en armes... L'Arabie saoudite, rivale de l'Iran, a été la cible principale de ces flux d'armement aux Houthis.

  • Après l'attaque des installations pétrolières saoudiennes, le principal journal d'État iranien, Kayhan, dont le rédacteur en chef est un conseiller du guide suprême Ali Khamenei, a titré en Une : « Les Houthis ont tiré un missile sur Riyad. Au tour de Dubaï. »

  • En 2019 déjà, les Houthis, avaient tiré un missile sur une installation nucléaire située à Abou Dhabi – dans le but très probable de multiplier les victimes civiles. Heureusement, le missile a raté sa cible.

  • Les dirigeants iraniens ont très bien admis qu'ils étaient derrière les Houthis. Un mollah très influent, Mehdi Tayeb, a déclaré que l'attaque ratée des Houthis contre l'installation nucléaire d'Abou Dhabi avait été menée par étapes par le CGRI avec le soutien de la marine.

  • En jouant l'apaisement avec les mollahs au pouvoir en Iran, l'UE et l'administration Biden confortent le régime de Téhéran et sa marionnette terroriste, les Houthis.

Le régime iranien livre des armes sophistiquées aux miliciens houthis du Yémen, une organisation que la précédente administration américaine a inscrit sur le liste des organisations terroristes. Comment l'Union européenne et l'administration Biden se positionnent-elles aujourd'hui sur cette question ? Photo : des miliciens houthis à Sanaa, au Yémen, le 11 janvier 2021 (photo de Mohammed Huwais / AFP via Getty Images)

Les preuves s'amoncellent, à commencer par un récent rapport des Nations Unies, sur la sophistication croissante de l'aide militaire apportée à la milice Houthie au Yémen par le régime iranien. Le mouvement Houthi a été inscrit sur la liste des organisations terroristes par la précédente administration américaine.

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Le High Tech Chinois Charge l'Amérique, mais Biden Sonne la Retraite

par Gordon G. Chang  •  19 février 2021

  • Aucune menace n'est plus importante que celle posée par Huawei Technologies, le plus grand fabricant mondial de matériel pour réseaux de communication ... Huawei incarne une menace mortelle pour l'économie américaine. Et Pékin a utilisé l'entreprise pour voler des données.

  • Huawei est le « mécanisme d'espionnage » de Pékin, a déclaré la sénatrice Marsha Blackburn à Fox News en juillet 2019.

  • L'Amérique devrait pousser Huawei à la faillite et ne pas tolérer ses efforts pour blesser ses alliés, partenaires et amis, sans parler de l'Amérique elle-même.

  • L'approche Biden fait qu'il n'y a pas un moment à perdre. « Malheureusement, quand l'équipe Biden va réaliser que Trump avait raison à propos de la Chine, les États-Unis auront abandonné leur pression et la Chine aura progressé bien au-delà du point où les sanctions américaines auront une certaine efficacité. À ce moment-là, les entreprises technologiques chinoises seront si imbriquées dans le système mondial, injectant sans cesse de nouvelles technologies et de nouveaux produits, qu'il sera presque impossible de les découpler. Les sanctions prises à l'ère Trump avaient pour objectif d'éviter ce point de non-retour. » - Brandon J.Weichert, analyste technique et auteur de Winning Space: How America Remains a Superpower, à Gatestone, février 2021.

Huawei Technologies, le plus grand fabricant mondial de matériel pour réseaux de communication, représente la principale menace technologique chinoise pour l'Amérique. Avec Huawei en position dominante dans la 5G - la cinquième génération de télécommunication sans fil – la Chine pourra en temps de paix espionner et manipuler à distance les smartphones, voitures, stimulateurs cardiaques, thermostats et une multitude d'autres appareils dans le monde. En cas de guerre, Pékin pourrait paralyser l'essentiel des infrastructures. (Photo par Sean Gallup / Getty Images)

Le 11 février, le ministère de la Justice des Etats Unis a demandé à la Cour d'appel du neuvième circuit de suspendre l'examen de WeChat, une messagerie électronique chinoise très populaire, qui a été interdite par l'administration Trump.

La veille, l'administration avait demandé à la Cour d'appel du district de Columbia de suspendre également l'interdiction de TikTok, la plate-forme chinoise de partage de vidéos mobiles, elle aussi ordonnée par l'ex-président Trump.

Donald Trump avait banni à juste titre ces applications en raison des « vastes ensembles » de données qu'elles collectaient et de la censure qu'elles exerçaient sur les Américains. Les tribunaux américains de première instance ont pris acte de ces interdictions et bien entendu, les utilisateurs de WeChat et TikTok avaient fait appel de cette interdiction.

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La Palestine Est-Elle un État ?

par Alan M. Dershowitz  •  14 février 2021

  • La très politisée Cour pénale internationale a reconnu la Palestine comme un État. Elle a créé un Etat sans aucune négociation avec Israël, sans aucun compromis et sans aucune frontière reconnue. La Cour a agi ainsi sans aucune autorisation légale, car le Statut de Rome, qui a créé la Cour pénale internationale, ne prévoit pas qu'elles soit en droit d'instituer de nouveaux États.

  • La Cour pénale internationale n'est pas une véritable cour quel que soit le sens que l'on donne à ce terme. Contrairement aux véritables tribunaux, qui ont des statuts et doivent interpréter le droit commun, la Cour pénale internationale ne fait qu'inventer. Comme le juge dissident l'a fort justement souligné, la décision concernant la Palestine n'est pas fondée en droit. La décision est purement politique.

  • Les Palestiniens – ceux de Cisjordanie comme ceux de Gaza - qui n'ont jamais négocié de bonne foi et ont utilisé le terrorisme comme un outil essentiel de reconnaissance, viennent de voir leur violence récompensée.

  • Les véritables victimes de ces poursuites sélectives sont les citoyens de ces pays du tiers monde que leurs dirigeants tuent et mutilent.

  • Dans l'ensemble, la décision de la Cour pénale internationale sur la Palestine est un revers pour une norme unique des droits de l'homme. Elle représente une victoire du terrorisme et du refus de négocier la paix. Et surtout elle justifie la décision des États-Unis et d'Israël de ne pas rejoindre cette « cour » biaisée ce qui reviendrait à lui reconnaitre une quelconque légitimité.

La très politisée Cour pénale internationale (CPI) n'est pas une véritable cour quel que soit le sens que l'on donne à ce terme. Contrairement aux véritables tribunaux, qui ont des statuts et doivent interpréter le droit commun, la Cour pénale internationale ne fait qu'inventer. Photo : la procureure en chef de la CPI, Fatou Bensouda, tient une conférence de presse le 3 mai 2018 à Kinshasa, en République démocratique du Congo. (Photo de John Wessels / AFP via Getty Images)

La très politisée Cour pénale internationale vient de reconnaître la Palestine comme un État. Elle a créé un Etat sans aucune négociation avec Israël, sans aucun compromis et sans aucune frontière reconnue. La Cour a agi ainsi sans aucune autorisation légale, car le Statut de Rome, qui a créé la Cour pénale internationale, ne prévoit pas que cette Cour ait le pouvoir d'instituer de nouveaux États. Par ailleurs, les décisions de la Cour pénale internationale n'ont rien de contraignant pour Israël et les États-Unis qui n'ont pas ratifié le Statut de Rome. Et elles n'ont rien de contraignant pour les Etats signataires non plus, dans la mesure où ces décisions outrepassent l'autorité de cette soi-disant cour.

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Danemark : « Objectif Zéro Demandeur d'Asile »

par Soeren Kern  •  6 février 2021

  • « Notre objectif est zéro demandeurs d'asiles. Nous ne pouvons atteindre cet objectif dans l'immédiat, mais nous voulons que le système soit repensé, puis agir au mieux pour le mettre en application. Nous ne souhaitons pas que trop de gens viennent dans notre pays, car notre cohésion sociale n'y résisterait pas. Elle est déjà sérieusement secouée ». - Le Premier ministre danois Mette Frederiksen.

  • « Malheureusement, je pense qu'une fois terminée la crise liée à la Covid-19, l'assouplissement qui suivra entraînera une hausse du nombre de demandeurs d'asile au Danemark. Il suffit de jeter un œil en direction des îles Canaries ; elles sont inondées de réfugiés. Il n'est pas exclu qu'à la fin de la crise corona nous soyons confrontés à une crise migratoire de l'ampleur de celle qui a eu lieu en 2015. » - Pia Kjærsgaard, députée, Parti populaire danois.

  • « La lutte contre l'islamisme a à voir avec la survie de l'Etat providence. Le Danemark ne doit pas s'adapter à l'islam. L'islam doit s'adapter au Danemark. » - Le ministre danois de l'Immigration, Mattias Tesfaye.

Mette Frederiksen, Premier ministre danois, a annoncé que son gouvernement entendait limiter drastiquement à l'avenir le nombre de demandeurs d'asile au Danemark. Photo : pour endiguer le flux de réfugiés et de migrants, la police danoise contrôle l'identité des automobilistes qui arrivent d'Allemagne, au poste-frontière de l'autoroute A7, le 6 janvier 2016 près de Padborg, au Danemark. (Photo par Sean Gallup / Getty Images)

Mette Frederiksen, Premier ministre danois, a annoncé que son gouvernement entendait limiter drastiquement le nombre de personnes autorisées à déposer un dossier de demande d'asile au Danemark. Le but de ces restrictions, a-t-elle dit, est de préserver la « cohésion sociale » du pays.

Les promesses de Frederiksen, ont été applaudies par certains et considérées comme vaines par d'autres. Elles sont en tous cas la dernière péripétie d'un débat déjà ancien sur le multiculturalisme et le rôle de l'islam au sein de la société danoise.

Le Danemark, qui compte 5,8 millions d'habitants, a enregistré environ 40 000 dépôts de demandes d'asile au cours des cinq dernières années, selon les données de Statista, l'administration chargée de la statistique. Ce pays de culture luthérienne s'interroge sur le nombre de réfugiés qu'il lui est possible d'accueillir en provenance de pays musulmans d'Afrique, d'Asie et du Moyen-Orient.

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Qui s'Indigne de l'Apartheid Médical Arabe ?

par Bassam Tawil  •  31 janvier 2021

  • Les citoyens libanais ont pétitionné en ligne pour que la vaccination bénéficie d'abord aux nationaux, et seulement ensuite aux étrangers qui résident au Liban. Le terme « étranger » cible évidemment les centaines de milliers de Palestiniens qui sont établis au Liban.

  • Cette pétition que les Palestiniens et d'autres groupes de population ont dénoncé comme « raciste » et « discriminatoire », n'a rencontré aucun écho auprès des personnes et organisations qui ont pris l'habitude de calomnier Israël. L'Etat hébreu n'étant pas en cause, les défenseurs traditionnels des Palestiniens se sont montrés totalement indifférents.

  • Israël a vacciné plus de Palestiniens que n'importe quel pays arabe ... Les dizaines de milliers d'Arabes israéliens et de résidents de Jérusalem-Est qui ont été vaccinés sans incident, font qu'Israël est le seul pays qui en réalité, a vacciné les Palestiniens.

Les libanais pétitionnent en ligne pour que la vaccination bénéficie d'abord aux nationaux et ensuite aux étrangers qui résident au Liban. Le terme « étranger » cible les centaines de milliers de Palestiniens qui vivent au Liban. Pendant ce temps, Israël a vacciné plus de Palestiniens que n'importe quel pays arabe. Photo : une Palestinienne reçoit le vaccin Pfizer-BioNTech dans un dispensaire de la caisse d'assurance maladie Clalit à Jérusalem, Israël, le 12 janvier 2021 (Photo par Ahmad Gharabli / AFP via Getty Images)

Quelques médias internationaux et bon nombre d'Organisations non gouvernementales (ONG) spécialisées dans les droits de l'homme ont faussement accusé Israël de « refuser » de vacciner les Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza contre la COVID-19. Pendant que cette campagne avait lieu, personne n'a prêté attention au Liban, un pays arabe qui accueille depuis plusieurs décennies des centaines de milliers de Palestiniens, de Syriens et d'Arabes d'autres pays.

Rappelons tout d'abord que l'Accord intérimaire israélo-palestinien de 1995 stipule qu' « en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, les pouvoirs et les responsabilités sanitaires sont transférés à la partie palestinienne ».

L'accord précise aussi que « la partie palestinienne reprend à son compte les normes de vaccination, qu'elle les améliorera en tenant compte des préconisations internationales et qu'elle poursuivra la vaccination de la population [palestinienne] ».

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