Derniers commentaires et analyses

En Iran, "Droits de l'Homme" Signifie Persécutez les Chrétiens

par Raymond Ibrahim  •  11 octobre 2018

  • « Pour éviter d'attirer l'attention de l'opinion publique internationale, le gouvernement n'accuse pas les convertis d'apostasie. Il préfère invoquer des « atteintes à la sécurité de l'Etat » - Morning Star News, 13 juillet 2017.

  • Rouhani a affirmé à l'ONU : « L'Iran ne cherche pas à ... imposer sa religion officielle aux autres ... ». En réalité, non seulement l'Iran persécute ses minorités chrétiennes, mais entreprend aussi de les convertir de force à l'islam.

  • « Rouhani persécute les chrétiens pour prouver qu'il est un bon musulman (...). Comme l'État islamique, les autorités tentent d'éradiquer le christianisme, mais ils s'y prennent de manière plus intelligente ». - Chrétien iranien vivant dans la clandestinité, BosNewsLife, 7 septembre 2017.

  • « Dès que le cas d'une prisonnière attire l'attention des médias internationaux, ils arrêtent de la torturer ou de la violer... Ils savent que le monde les observe ... » - Mohabat News, 23 octobre 2017.

Tant que l'Iran n'a pas apporté la preuve qu'il respecte les droits humains de tous – et notamment des non-musulmans qui résident sur son territoire – les déclarations de principe du président Hassan Rouhani sur les droits de l'homme et les Palestiniens devront être prises pour ce qu'elles sont : hypocrites, mensongères et politiciennes. (Photo de Drew Angerer / Getty Images)

Dans le réquisitoire que le président iranien a prononcé aux Nations Unies contre Israël, le 20 septembre 2017, accusant ce pays d'être « un régime voyou et raciste [qui] attente aux droits les plus fondamentaux des Palestiniens », Hassan Rouhani a décrit son propre gouvernement comme entièrement dédié à « la tolérance et au respect des droits de l'homme ». Il a ajouté :

« En Iran, nous nous efforçons de construire la paix et de promouvoir les droits fondamentaux des peuples et des nations. Nous ne tolérons pas la tyrannie et défendons toujours les opprimés. Jamais nous n'avons menacé personne ... »

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La Chine Expérimente le Totalitarisme « Numérique »

par Gordon G. Chang  •  8 octobre 2018

  • Le système chinois de « crédit social » note en temps réel le comportements en société de chaque citoyen. Ce contrôle du comportement donne lieu à un classement générateur de récompenses ou de punitions. L'ancien directeur adjoint du centre de recherche sur le développement du Conseil d'Etat a déclaré que le système devrait avoir pour finalité de pousser « les personnes discréditées à la faillite ».

  • Les fonctionnaires ont empêché Liu Hu, un journaliste, de prendre l'avion parce qu'il avait un faible score. Selon le journal du parti communiste Global Times, à la fin du mois d'avril 2018, les autorités ont bloqué 11,14 millions de vols et 4,25 millions de voyages en train à grande vitesse.

  • Les fonctionnaires chinois utilisent les listes pour aller plus loin que le simple accès aux avions et aux trains. « Je ne peux pas acheter un logement. Mon enfant ne peut pas aller dans une école privée », a déclaré Liu. « Vous sentez que vous êtes contrôlé par la liste tout le temps. »

  • Les dirigeants chinois sont depuis longtemps obsédés par ce que Jiang Zemin a appelé en 1995 « l'informatisation, l'automatisation et le contrôle », et ce n'est que le début. La question est désormais de savoir si les Chinois de plus en plus soucieux de leurs droits accepteront la vision totalisante du Président Xi.

Le président chinois Xi Jinping n'est pas simplement un dirigeant autoritaire. Il croit que le parti doit avoir un contrôle absolu de la société et que lui-même doit exercer un contrôle absolu sur le parti. Il ramène la Chine au totalitarisme en recherchant un contrôle-à-la- Mao sur tous les aspects de la société. (Photo de Lintao Zhang / Getty Images)

D'ici 2020, les autorités chinoises ont prévu de doter le pays de 626 millions caméras de surveillance. Ces caméras, entre autres outils, alimenteront les bases de données d'un « système de crédit social » national.

Ce système qui devrait être finalisé dans deux ans, attribuera à chaque citoyen chinois une note réactualisée en temps réel en fonction des comportements sociaux observés. Une personne filmée en train de traverser hors des clous verra sa note baisser.

Les responsables espèrent certes réduire ainsi le mésusage des passages cloutés, mais leurs ambitions vont au-delà. Ils souhaitent également inciter les citoyens à respecter les exigences politiques du Parti communiste. En bref, le gouvernement apparait déterminé à créer ce que The Economist a appelé « le premier État totalitaire numérique au monde ».

Ce système de crédit social, une fois perfectionné, sera vraisemblablement étendu aux entreprises étrangères et aux non-nationaux.

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Bienvenue dans l'Asile Suédois !

par Judith Bergman  •  4 octobre 2018

  • Feras, étranger en situation irrégulière et criminel déjà condamné, a été autorisé à résider en Suède en raison d'un délit antisémite commis contre des juifs suédois. Sa demande d'asile avait pourtant été rejetée et aucun fondement légal ne l'autorisait à rester dans le pays.

  • Cette affaire établit une jurisprudence extrêmement inquiétante : quand un délit contre des Juifs est « perçu comme un délit politique grave contre les juifs », ce délit garantit à son auteur un droit d'asile en Suède. Le droit des juifs à vivre en sécurité semble avoir perdu de son importance en Suède.

  • En Suède, et dans d'autres pays sans doute, les « droits de l'homme » des étrangers aspirants meurtriers sont plus importants que les droits des citoyens respectueux des lois.

La synagogue de Göteborg, en Suède, bombardée le 9 décembre 2017. (Source de l'image: Lintoncat / Wikimedia Commons)

Vous résidez illégalement dans un pays européen, passez outre à un avis d'expulsion et commettez un incendie criminel ? Aucun problème. Si le pays en direction duquel vous devez être expulsé vous est hostile, vous êtes autorisé à demeurer en Suède, quitte à commettre d'autres délits et à nuire aux Suédois.

Une cour d'appel suédoise a ainsi récemment annulé l'avis d'expulsion prononcé en décembre 2017 contre l'un des trois auteurs de l'incendie criminel de la synagogue de Göteborg. Selon la cour d'appel, cet avis d'expulsion serait contraire aux « droits de l'homme ».

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Le sinistre coût de la « guerre d'Oslo »

par Guy Millière  •  2 octobre 2018

  • Vingt-cinq ans après Oslo, le bilan ressemble à celui qu'anticipait l'historien Efraim Karsh en 2003 lorsqu'il parlait de la « guerre d'Oslo ». Dans cette guerre, écrivait-il, Israël a accordé d'emblée une victoire majeure à ses pires ennemis en leur offrant une respectabilité qu'ils ne méritaient pas, et s'est ainsi placé dans une position perdante dont les gouvernements israéliens successifs ne sont jamais complètement sortis.

  • « On peut contredire le slogan de Rabin: on ne "fait pas [la paix] avec des ennemis répugnants," mais plutôt avec d'anciens ennemis répugnants, autrement dit avec des ennemis vaincus ... les guerres s'achèvent, l'histoire le montre, non par des gestes de bonne volonté, mais par des défaites. Celui qui ne gagne pas perd. Les guerres se terminent généralement lorsque l'échec entraîne le désespoir d'une des parties, lorsque celle-ci renonce à ses objectifs de guerre et accepte sa défaite et que la défaite a épuisé sa volonté de combattre. A l'inverse, tant que les combattants espèrent atteindre atteindre leurs objectifs de guerre, les combats se poursuivent ou restent susceptibles de reprendre ». - Daniel Pipes, Commentary, janvier 2017.

  • « Le peuple palestinien n'existe pas. La création d'un Etat palestinien n'est qu'un moyen de poursuivre notre lutte contre l'Etat d'Israël pour notre unité arabe. En réalité, il n'y a pas de différence entre Jordaniens, Palestiniens, Syriens et Libanais. Nous ne parlons aujourd'hui de l'existence d'un peuple palestinien que pour des raisons politiques et tactiques, parce que les intérêts nationaux arabes exigent que nous affirmions l'existence d'un peuple palestinien distinct pour combattre le sionisme ». - Zuheir Mohsen, dirigeant de l'OLP, interview à Trouw, mars 1977.

13 septembre 1993: le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin serre la main du chef de l'OLP, Yasser Arafat, sous le regard du président Bill Clinton, à la signature des accords d'Oslo. (Source de l'image: Vince Musi / La Maison Blanche)

13 septembre 1993. Yitzhak Rabin et Yasser Arafat se serrent la main sur la pelouse de la Maison Blanche. Ils viennent de signer officiellement le document censé lancer un processus de paix: les accords d'Oslo. Les rouages ​​d'une machine sinistre commencent à tourner. leur travail.

Soudain, Yasser Arafat n'a plus été le chef d'une organisation terroriste vaincue. Il est devenu le président d'un quasi-État; et l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) a été transformée en « Autorité palestinienne ».

Les attaques terroristes contre les Israéliens sont devenues plus sanglantes et plus nombreuses, et se sont rapidement produites à un rythme effréné. Certaines ont délibérément ciblé des enfants et des jeunes gens, ainsi le massacre commis à la discothèque Dolphinarium et l'attentat suicide au restaurant Sbarro. Arafat n'a condamné aucune d'entre elles.

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Financement de l'UNRWA : les contribuables européens sont-ils pris pour des dupes ?

par Bassam Tawil  •  1er octobre 2018

  • La contribution annuelle moyenne de l'Iran à l'UNRWA au cours de ces dernières années s'est élevée à 2 000 dollars.

  • L'Iran distribue chaque année plusieurs milliards de dollars en armes et argent à des groupes terroristes comme le Hamas, le Jihad Islamique Palestinien et le Hezbollah au Liban. L'Iran soutient ces milices dans le but de détruire « l'entité sioniste ». L'Iran consacre également une part importante de ses ressources à aider le dictateur syrien Bashar al Assad dans sa lutte contre les rebelles, sans oublier l'aide financière importante apportée aux milices Houthi au Yémen.

  • Les lois libanaises considèrent les Palestiniens comme une minorité étrangère spéciale dont les droits sont inférieurs à ceux accordés aux autres étrangers. Non seulement les Palestiniens du Liban ne jouissent pas des droits fondamentaux accordés aux citoyens libanais et aux autres étrangers, mais ils ne bénéficient pas non plus des droits que les conventions internationales confèrent aux réfugiés.

  • Plutôt que de maintenir les Palestiniens dans des camps à attendre l'arrivée des dons des Nations Unies et d'autres pays occidentaux, les Etats arabes et musulmans devraient plutôt réfléchir aux moyens d'améliorer leurs conditions de vie et les aider à préparer l'avenir de leurs enfants. A moins que mendier en permanence auprès des non-Arabes et des non-musulmans soit une meilleure affaire ?

Le Liban accueille près de 500 000 Palestiniens cantonnés à des ghettos appelés camps de réfugiés. Non seulement ces Palaestiniens sont exclus des droits fondamentaux accordés aux citoyens libanais et aux autres étrangers, mais ils ne bénéficient pas non plus des droits que les conventions internationales accordent aux réfugiés. Photo : le camp de réfugiés palestiniens de Nahr al-Bared à Tripoli, au Liban. (Photo de Salah Malkawi / Getty Images)

Les ministres arabes et musulmans des Affaires étrangères réunis au Caire dans le courant du mois de septembre ont exprimé leur inquiétude sur le devenir de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA). Les ministres « ont estimé crucial que l'UNRWA continue à jouer un rôle pivot dans l'aide humanitaire » aux « réfugiés » palestiniens. « Nuire » à l'UNRWA ne peut qu'aggraver la crise au Moyen-Orient ont-ils conclu.

Si le sort de l'UNRWA et des réfugiés palestiniens inquiète tant ces pays arabes et musulmans, pourquoi ces mêmes Etats ne compensent-ils pas les subventions américaines manquantes ? Qu'est-ce qui les retient de sortir leur chéquier pour résoudre cette « crise des réfugiés »?

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Allemagne: le parti anti-immigration gagne en popularité

par Soeren Kern  •  27 septembre 2018

  • Les opposants à l'AfD, ceux qui qualifient ce parti « d'extrême droite » ou d' « extrémiste », affirment que ses liens présumés avec les groupes néonazis représentent une menace existentielle pour l'ordre constitutionnel allemand. Les partisans de l'AfD affirment eux que l'establishment politiquement correct, craint si fort de perdre en pouvoir et en influence, qu'il s'ingénie à mettre hors la loi un parti légitime qui place l'intérêt des citoyens allemands en tête de ses priorités.

  • « L'immigration est la mère de tous les problèmes. » - Le ministre allemand de l'Intérieur, Horst Seehofer.

  • « L'extrémisme ne peut être combattu par l'exclusion, mais par l'examen des faits. Si l'on veut toucher les citoyens inquiets il faut sortir soi-même des tranchées idéologiques. » - Oswald Metzger dans Tichys Einblick, un blog allemand à forte audience.

Photo : Marche blanche organisée le 1er septembre 2018 à Chemnitz, en Allemagne, par le parti Alternative pour l'Allemagne (AfD), à la mémoire des victimes de crimes violents perpétrés par des migrants. (Photo de Jens Schlueter / Getty Images)

Le meurtre d'un citoyen allemand de Chemnitz par deux demandeurs d'asile déboutés et la tentative de camouflage de cet assassinat par la police allemande ont accru l'audience du parti anti-immigration Alternative pour l'Allemagne (AfD). Un récent sondage place l'AfD devant le Parti social-démocrate (SPD), ce qui en fait la deuxième force politique d'Allemagne.

Selon un sondage Insa Institute publié par Bild le 3 septembre, la cote de confiance de l'AfD a atteint 17% alors que celle du SPD est tombée à 16%. L'alliance CDU- CSU (Union Chrétienne Démocrate - Union sociale chrétienne) de la chancelière Angela Merkel se situe à 28,5%.

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Suède : le Parti Anti-immigration Devient Faiseur de Roi

par Soeren Kern  •  26 septembre 2018

  • La police suédoise a reçu plus de 2 300 témoignages concernant des délits électoraux potentiels : intimidations d'électeurs, menaces contre les biens et les personnes... Une équipe d'observateurs internationaux a constaté des irrégularités dans 46% des bureaux de vote visités. Ces mêmes observateurs se sont déclarés particulièrement préoccupée par l'absence de secret qui caractérise le vote. La législation suédoise autorise les électeurs (quand ils sont de la même famille) à partager l'isoloir, officiellement pour que la personne la plus instruite de la famille puisse aider ceux qui seraient dans l'incapacité d'accomplir leur devoir électoral.

  • « Nous sommes préoccupés par le nombre important de familles où les femmes, les électeurs âgés et les infirmes sont guidés ou se voient dicter leur vote par un autre membre de la famille ... Nous craignons que certains électeurs ne puissent choisir librement. » - Déclaration des Volontaires pour la démocratie, observateurs électoraux.

  • Selon Jimmie Åkesson, leader des Démocrates de Suède, le système de protection sociale suédois serait sur le point de s'effondrer en raison des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers de migrants admis aux prestations d'aide sociale sans aucune contribution.

Le jour des élections, chaque parti dispose d'un présentoir pour ses bulletins, le nom du parti étant placé en évidence. Le choix des bulletins de vote s'opère en public, au vu et au su de tout le monde. Il n'est pas exclu que certains électeurs aient pu se sentir intimidés de devoir afficher publiquement leur choix pour le parti anti-immigration des Démocrates de Suède. (Source de l'image: Jens OZ Ehrs / Wikimedia Commons)

La désertion des électeurs qui a affaibli les partis de l'establishment – et favorisé la percée électorale des Démocrates de Suède, le parti anti-immigration - aux élections du 9 septembre, laisse aujourd'hui les deux principaux blocs parlementaires quasiment à égalité mais aussi et surtout dans l'incapacité de former une majorité de gouvernement.

Les Démocrates de Suède ont remporté 17,5% des suffrages se positionnant en troisième position au Parlement selon les résultats officiels publiés le 16 septembre. Ils améliorent leur score de 4,6% par rapport aux élections de 2014 (12,9%) et se retrouvent en position d'arbitre dans la prochaine assemblée parlementaire.

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L'Italie et la Hongrie créent un « axe anti-immigration »

par Soeren Kern  •  21 septembre 2018

  • « Le continent européen amorce un tournant historique. Je suis sidéré qu'une gauche politique qui n'existe plus que pour la provocation puisse s'étonner que Milan accueille le président d'une puissance européenne, comme si la gauche avait le pouvoir de décider de qui parle ou pas ; et après ils se demandent pourquoi personne ne vote plus pour eux. » - Matteo Salvini, ministre italien de l'intérieur.

  • « C'est la première d'une longue série de réunions qui ont pour but de changer la destinée, non seulement de l'Italie et de la Hongrie, mais de tout le continent européen. » - Matteo Salvini.

  • « Nous avons besoin d'une nouvelle Commission européenne qui défende les frontières de l'Europe. Après les élections européennes, nous aurons besoin d'une commission qui ne punisse pas les pays qui, comme la Hongrie, protègent leurs frontières. » - Premier ministre hongrois Viktor Orbán.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán et le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini se sont rencontrés à Milan, en Italie, le 28 août. (Source : capture d'écran de la vidéo de RT France)

Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán et le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, se sont publiquement engagés à créer un « axe anti-immigration » destiné à contrer les politiques immigrationnistes de l'Union européenne.

Orbán et Salvini se sont réunis à Milan le 28 août, avec l'Autriche et le groupe de Visegrad - la République tchèque, la Hongrie, la Pologne et la Slovaquie - pour contrer le groupe des pays européens pro-migrants dirigé par le président français Emmanuel Macron.

Orbán et Salvini projettent une stratégie coordonnée pour vaincre les immigrationnistes du Parti socialiste européen (PSE) - un parti paneuropéen composé des partis socialistes de chacun des États membres de l'UE - aux élections au Parlement européen de mars 2019. L'objectif est de modifier la composition politique des institutions européennes, y compris le Parlement européen et la Commission européenne, afin d'inverser les politiques de frontières ouvertes de l'UE.

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Italie : le Ministre de l'Intérieur Accusé d'Enlèvement de Migrants
« Être victime d'une information judiciaire pour avoir défendu les droits des Italiens est une honte. »

par Soeren Kern  •  5 septembre 2018

  • « L'ouverture d'une information judiciaire contre [le ministre de l'Intérieur, Matteo] Salvini peut-être interprétée comme une tentative d'empêcher un ministre de mener la politique pour laquelle une majorité d'Italiens a voté. » - Gianni Alemanno, ancien maire de Rome, dénonçant la mise en examen de Salvini comme inconstitutionnelle.

  • « Je suis sidéré qu'une gauche politique qui n'existe plus que pour défier les autres s'étonne que Milan accueille le président d'une puissance européenne, comme si la gauche avait le pouvoir de décider qui est autorisé à parler et qui ne l'est pas ; et après ils se demandent pourquoi personne ne vote plus pour eux. » - Matteo Salvini, ministre italien de l'intérieur.

  • Les sondages montrent que la position anti-immigration de Salvini a renforcé la cote de confiance envers son parti.

Le 20 août, le garde-côtes italiens, Diciotti , s'est amarré en Sicile avec 190 migrants à bord. (Source : ARPAT / Wikimedia Commons)

Une information judiciaire pour « enlèvement » a été ouverte contre le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, en raison de son refus d'autoriser le débarquement de migrants illégaux dans un port sicilien. Cette judiciarisation d'un acte politique destinée à contrecarrer la politique anti-immigration clandestine du gouvernement menace de plonger l'Italie dans une crise constitutionnelle sur la séparation des pouvoirs.

Le procureur sicilien Luigi Patronaggio a déclaré que l'information judiciaire ouverte contre Salvini, leader de la Ligue du Nord, le parti anti-immigration, avait comme motifs « l'enlèvement, l'arrestation illégale et l'abus de pouvoir ».

Salvini a répondu :

« S'il veut m'interroger et même m'arrêter parce que je défends les frontières et la sécurité de mon pays, j'en suis fier et je l'attends à bras ouverts. Être en butte à une information judiciaire pour défendre les droits des Italiens est une honte ».

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Macron prépare-t-il la Partition des Musulmans de France ?

par Yves Mamou  •  28 août 2018

  • Le premier cavalier législatif a sorti les associations religieuses de la liste des lobbies - une mesure qui permet à des entités comme les Frères musulmans d'exercer une pression sur les élus du Parlement sans laisser de traces.

  • Est-ce l'affaire de l'Etat laïc de France d'organiser des musulmans et de former des imams « républicains » ?

  • Depuis la loi de 1905 sur la laïcité - acceptée par toutes les religions sauf l'islam – il est admis que les groupes ou partis religieux ne peuvent imposer leurs règles à l'Etat laïque. Aujourd'hui, l'Etat a entrepris de s'adapter à l'islam.

  • La grande question est la suivante : qui va diriger et gérer ce nouveau dispositif ? Les Frères musulmans, l'organisation la plus puissante, qui contrôle plus de 2 000 mosquées en France ? Ou une jeune garde de technocrates musulmans proches du président mais sans lien avec les mosquées, les imams et la communauté musulmane en général ?

La grande mosquée de paris (Source de l'image: LPLT / Wikimedia Commons)

Dans un livre de confessions, « Un président ne devrait pas dire ça », publié en 2016, quelques mois avant l'élection présidentielle française de 2017, François Hollande avait reconnu que la France avait « un problème avec l'islam, c'est vrai. Nul n'en doute ». Il ajoutait : « Il y a des choses qui taraudent (les Français), ils arrivent dans un train, ils voient des barbus, des gens qui lisent le Coran, des femmes voilées... ». Sur l'immigration, il disait « Je pense qu'il y a trop d'arrivées, d'immigration qui ne devrait pas être là ». Puis François Hollande concluait : « Comment éviter la partition ? Car c'est quand même ça qui est en train de se produire : la partition ».

La « partition » dont parlait Hollande était la partition du territoire national - une France pour les musulmans et une autre pour les non-musulmans.

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France: l'ascension et la chute d'Emmanuel Macron

par Guy Millière  •  27 août 2018

  • La justice en France n'est pas indépendante du gouvernement; aucun juge ne cherchera à en savoir plus sur le scandale qui touche Macron. Aucune enquête approfondie n'aura lieu. Les médias français sont largement subventionnés par le gouvernement et ne sont pas plus indépendants du gouvernement que la justice.

  • Même les médias français qui ne sont pas financés par l'État s'autocensurent, car ils sont appartiennent le plus souvent à des entreprises dont l'existence dépend de contrats gouvernementaux. Aucun journaliste français ne tentera d'en savoir davantage.

  • L'économiste Charles Gave a récemment utilisé des données statistiques pour démontrer que si rien ne change, la population non-musulmane pourrait être minoritaire en France dans 40 ans. Il a ajouté: " Ce qui est arrivé à l'Espagne ou à l'Asie mineure aux Xème et XIème siècles va arriver à l'Europe au XXIe siècle, c'est une certitude."

Le Président français Emmanuel Macron. (Photo de Jack Taylor / Getty Images)

Lorsqu'Emmanuel Macron a été élu Président de la République française en mai 2017, il a été décrit comme un réformateur qui allait tout changer en France et au-delà.

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Un Rêve Iranien : « Pourquoi Ne Puis-Je Pas danser ? »

par Majid Rafizadeh  •  22 août 2018

  • Les Occidentaux n'imaginent même pas que la danse puisse être considérée comme un crime. Mais quand la charia est appliquée, avant que chacun comprenne, un innocent « divertissement » devient soudain un crime.

  • Maedeh Hojabri a posté sur Instagram des vidéos d'elle-même en train de danser. Un « crime » qui a valu à cette jeune femme de 19 ans d'être arrêtée, emprisonnée sans procès, bâillonnée puis obligée de confesser honteusement son "méfait" à la télévision.

  • A qui la police de la moralité va-t-elle s'en prendre maintenant ?

Capture d'écran de la vidéo Instagram de Maedeh Hojabri commettant le "crime" de danser. Elle a été arrêtée par la police iranienne, emprisonnée sans procès et contrainte à une honteuse confession publique.

En Iran, pays gouverné par la charia, une mère musulmane parlait de sa fille de 10 ans ainsi : « Elle m'a demandé : « Pourquoi ne puis-je pas danser ? Nous dansons parce que nous sommes heureux. Pourquoi est-il mal de se sentir heureux ? Pourquoi danser est-il un crime ? ». Cette mère voyait la confusion dans le regard de sa fille et pensait « elle pose des questions auxquelles je ne sais pas répondre. »

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Prières de Rue en Europe

par Giulio Meotti  •  20 août 2018

  • Mieux que l'Europe, ces pays arabes savent que pour contenir l'intégrisme islamique, il est crucial de contrôler la rue.

  • Que 140 000 musulmans se sont récemment rassemblés en Angleterre pour une prière publique organisée par une mosquée connue pour son extrémisme et ses liens avec le terrorisme djihadiste, ne devrait pas seulement alarmer les autorités britanniques, mais aussi les gouvernements de tous les autres pays européens.

Ce n'est pas un hasard si de nombreux djihadistes britanniques sont issus de Birmingham, surnommée « la capitale djihadiste de la Grande-Bretagne ». Sur la photo: Mosquée Centrale de Birmingham en Angleterre. (Source de l'image: Oosoom / Wikimedia Commons)

En octobre 2017, une tempête médiatique mondiale a stigmatisé la prière publique de masse que les catholiques polonais avaient organisé une à travers le pays. La BBC a jugé la manifestation « discutable » car elle « pouvait être perçue comme un soutien au refus de l'Etat polonais d'ouvrir les frontières aux migrants musulmans ».

Mais en juin 2018, nul n'a jugé discutable qu'en Angleterre, la mosquée Green Lane réunisse 140 000 musulmans dans le parc Small Heath de Birmingham pour une prière publique de fin de Ramadan.

La France débat encore de l'opportunité de bloquer les prières de rue. « Ils ne prieront pas dans la rue, nous empêcherons les prières de rue », a annoncé le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb.

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Le Mariage des Fillettes en Turquie

par Burak Bekdil  •  19 août 2018

  • En Turquie, 40% des filles de moins de 18 ans subissent un mariage forcé, selon le Fonds philanthropique turc.

  • En janvier 2018, un organisme gouvernemental sous tutelle directe du président Recep Tayyip Erdoğan a suggéré que, en accord avec la loi islamique, les filles de 9 ans et les garçons de 12 ans soient autorisés à se marier.

  • Les mots « faible niveau d'éducation » désignent presque toute la Turquie : la durée moyenne de la scolarité ne dépasse pas 6,5 ans.

  • En Turquie, vous pouvez librement abuser une enfant de 13 ans, mais il est interdit de se moquer du président.

Le président de la Turquie de 2007 à 2014, Abdullah Gül (à gauche), était âgé de 30 ans lorsqu'il a épousé sa femme Hayrünnisa (à droite) à l'âge de 15 ans. (Photo par le bureau de presse de l'OTAN via Getty Images)

Où voudriez-vous que soit votre fille quand elle aura 13 ans ? À l'école ? Ou dans le lit d'un homme adulte ? La question ne se pose même pas dans une grande partie du monde. Mais dans les sociétés islamiques, y compris la Turquie non arabe et théoriquement laïque, la réponse est laissée à l'appréciation de chacun. Dans ces pays, le pouvoir politique ne combat pas la tradition patriarcale, il la soutient.

Abdullah Gül, ancien président de la Turquie, ancien allié de l'islamiste Recep Tayyip Erdoğan et cofondateur du parti AKP qui dirige la Turquie depuis 2002, était âgé de 30 ans qui il a épousé Hayrünnisa elle-même âgée de 15 ans. Gül, soutenu par Erdoğan, a été le premier président islamiste de la Turquie.

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L'Espagne, Nouvelle Porte d'Entrée des Migrants en Europe

par Thomas Paul Wiederholen  •  15 août 2018

  • Le gouvernement socialiste espagnol, dirigé par le Premier ministre Pedro Sanchez, a promis la gratuité des soins aux migrants et affirmé qu'il examinera chaque demande d'asile individuellement.

  • « La majorité des migrants illégaux recueillis en Méditerranée ne sont probablement pas des réfugiés au sens de la Convention de Genève ; 70% d'entre eux sont originaires de pays ou de régions qui ne souffrent pas de conflits violents ni de dictatures. » - Extrait d'un rapport de 2017 de la Commission européenne.

  • « Nous avons créé des refuges pour des dizaines de milliers de migrants clandestins, mais des centaines de milliers d'autres migrants se pressent dans notre pays. Les conditions de sécurité se sont gravement détériorées. Terroristes, criminels et trafiquants de main d'œuvre clandestine sont là qui se moquent des droits de l'homme. C'est horrible ! » - Le dirigeant libyen Fayez al-Sarraj.

Sur la photo: Une section de la barrière frontalière entre le Maroc et l'enclave espagnole de Ceuta. (Source de l'image: David Ramos / Getty Images)

Le 26 juillet, environ 800 migrants d'Afrique subsaharienne ont violemment pris d'assaut la clôture métallique qui sépare le Maroc, où ils résidaient illégalement, de l'enclave espagnole de Ceuta. Selon les autorités espagnoles :

« Pour empêcher la Guardia Civil de s'approcher de la brèche qu'ils venaient d'ouvrir dans la clôture, les migrants ... [ont bombardé] les policiers avec des pochettes plastic bourrées d'excréments, de la chaux vive, des bâtons et ont utilisé des aérosols comme lance-flammes. »

Les affrontements ont occasionné de nombreux blessés mais 602 migrants ont réussi à prendre pied en territoire espagnol.

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