Derniers commentaires et analyses

Allemagne : le nombre de détenus nés à l'étranger atteint un niveau record

par Soeren Kern  •  16 février 2019

  • Les prisons de Rhénanie-du-Nord-Westphalie qui ont compté jusqu'à 114 aumôniers musulmans, n'en dénombrent plus que 25 aujourd'hui. Cette réduction drastique est la conséquence d'un contrôle de sécurité qui a fait découvrir aux autorités allemandes que 97 aumôniers musulmans étaient des fonctionnaires turcs payés par le gouvernement turc. La Turquie a refusé que ses imams répondent aux questions des fonctionnaires allemands.

  • Un article du Berliner Morgenpost intitulé « L'allemand est une langue étrangère dans de nombreuses prisons » explique que le nombre croissant des conflits entre gardiens et détenus étrangers est dû à des problèmes de communication.

  • Les autorités allemandes ont enregistré une hausse des violences contre le personnel pénitentiaire. En Rhénanie du Nord-Westphalie, depuis 2016, les agressions de détenus contre les gardiens ont plus que doublé.

L'augmentation du nombre de détenus étrangers en Allemagne a entraîné une surpopulation carcérale et une pénurie de personnel. Les prisons de Bade-Wurtemberg et de Rhénanie du Nord-Westphalie ont fait le plein de leurs capacités d'accueil. Photo: Prison de Remscheid à Remscheid, Rhénanie du Nord-Westphalie, Allemagne. (Source de l'image: Coltdragoon / Wikimédia Commons)

La proportion de détenus nés à l'étranger a atteint un niveau record dans les prisons allemandes indique une récente enquête menée sur le système pénitentiaire des 16 États fédéraux allemands. Àinsi, à Berlin et Hambourg, plus de 50% des détenus sont désormais étrangers. Le rapport évoque également un pic dans le nombre d'islamistes détenus en Allemagne.

Les données rendues publiques par le Rheinische Post, indiquent une forte hausse du nombre de détenus nés à l'étranger depuis 2015, date à laquelle la chancelière Angela Merkel a ouvert les frontières de l'Allemagne à plus d'un million de migrants en provenance d'Afrique, d'Asie et du Moyen-Orient.

Selon ce même journal, tous les États fédéraux allemands signalent depuis trois à cinq ans, une « très forte augmentation » du nombre de prisonniers étrangers et apatrides. Mais faute d'un appareil statistique homogène, une photographie du problème au niveau national demeure difficile à obtenir.

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L'Union européenne : une institution autoritaire à visage humain

par Jiří Payne  •  13 février 2019

  • Le traité de Lisbonne a donné naissance à un système politique autoritaire qui porte atteinte aux droits de l'homme et aux droits politiques.

  • L'article 4 stipule notamment : « ... Les États membres se mettent au service des objectifs de l'Union et s'abstiennent de toute mesure susceptible de compromettre la réalisation de ces objectifs. » En d'autres termes, les intérêts de l'Union sont supérieurs aux intérêts des États et des citoyens.

  • Dans un système démocratique ou l'équilibre des pouvoirs est respecté, un gouvernement peut être contesté ou remplacé par l'opposition. Cette possibilité d'alternance manque à l'UE, le Traité de Lisbonne impose que les membres de la Commission européenne soient choisis en fonction de leur "engagement européen". Concrètement, un dissident ne peut jamais intégrer la Commission. Comme l'Histoire l'a démontré à maintes reprises, l'absence d'opposition tue la liberté.

Le traité de Lisbonne fait passer les intérêts de l'Union européenne avant les intérêts des États et des citoyens. Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, s'en est plaint en 2016 : "Trop de politiciens n'écoutent que leur opinion publique nationale. Et si vous n'écoutez qu'elle, vous ne contribuez pas à l'élaboration d'un sens européen commun ... "(Photo de Dan Kitwood / Getty Images)

Le traité de Lisbonne - rédigé en remplacement du traité constitutionnel de 2005 et signé en 2007 par les dirigeants des 27 États membres de l'Union européenne - se définit comme un accord pour « réformer le fonctionnement de l'Union européenne ... [et il] intègre l'aide humanitaire comme une compétence spécifique de la Commission. »

Le traité de Lisbonne a abouti à créer un système politique autoritaire qui porte atteinte aux droits de l'homme et aux droits politiques.

Concernant le mandat de la Commission européenne (CE), par exemple, l'article 17 du traité précise que :

« La Commission exerce ses responsabilités en pleine indépendance... Dans l'exercice de ses responsabilités, la Commission sera totalement indépendante ... Les membres de la Commission ne sollicitent ni n'acceptent d'instructions d'aucun gouvernement, institution, organe ou organisme.

L'article 4 stipule également que :

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Le Jihad des Palestiniens Contre la Paix

par Bassam Tawil  •  7 février 2019

  • Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo, a annoncé qu'un sommet mondial sur le Moyen-Orient et l'Iran « réunira prochainement, sous le patronage des États-Unis, des dizaines de pays d'Asie, d'Afrique, de l'hémisphère occidental, ainsi que des pays européens et du Moyen-Orient. »

  • La dernière initiative palestinienne est d'inciter les Arabes à se soulever contre leurs dirigeants. Le message envoyé par Abbas et ses sbires est le suivant : « Joignez-vous à nous pour empêcher nos dirigeants de conclure la paix avec Israël. Tout dirigeant qui cherche à normaliser ses relations avec Israël doit être considéré comme un traître. »

  • Certains hauts responsables palestiniens ont carrément informé les pays arabes que le moindre semblant de normalisation avec Israël serait considérée comme une trahison.

  • La question est de savoir si les pays arabes vont se soumettre aux injonctions et intimidations palestiniennes.

Dans le cadre de la campagne "anti-normalisation", les dirigeants palestiniens font pression sur les pays arabes pour qu'ils boycottent le sommet mondial orgnisé par les États-Unis sur le Moyen-Orient et l'Iran. Selon le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo (au centre), le sommet « réunira des dizaines de pays du monde entier, d'Asie, d'Afrique, des pays de l'hémisphère occidental, de l'Europe et du Moyen-Orient bien sûr ». (Photo de Spencer Platt / Getty Images)

Les dirigeants palestiniens intensifient actuellement leurs efforts pour empêcher les pays arabes de normaliser leurs relations – ou de signer un quelconque accord de paix - avec Israël.

La campagne se déroule sur fond d'articles de presse concernant le réchauffement des relations entre Israël et certains pays arabes, y compris une récente visite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Oman.

Le spectre de la paix entre les pays arabes et Israël tourne au cauchemar pour les dirigeants palestiniens. Mais plutôt que de bâtir un avenir meilleur pour leur peuple - qui en a désespérément besoin -, les dirigeants palestiniens mettent leur énergie à contrecarrer le moindre rapprochement entre les pays arabes et Israël.

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France : l'agitation n'en finit pas

par Guy Millière  •  6 février 2019

  • Le troisième groupe est numériquement très important: il est constitué par le reste de la population. Pour la classe dirigeante au pouvoir, les membres de ce groupe sont inutiles. Et elle les traite comme un poids mort encombrant. Elle n'attend rien d'eux, sinon le silence et la soumission. Ces gens ont souvent du mal à joindre les deux bouts. Ils paient impôts et taxes mais constatent qu'une part croissante de ce qu'ils paient est utilisée pour subventionner ceux-là mêmes qui les ont chassés des banlieues où ils vivaient.

  • Pour le moment, Macron ne semble pas vouloir reconnaître l'existence de ces gens.

  • Lorsque Macron, après avoir baissé les taxes des plus riches, a augmenté celles de la "France périphérique" au moyen d'une taxe sur les carburants, cela, s'ajoutant à sa condescendance arrogante, a été perçu comme la goutte d'eau qui fait deborder le vase.

  • " En 2005, la police était clairement la cible des émeutiers et elle a fait preuve de retenue dans l'utilisation de la force aux fins de faire baisser la violence. Aujourd'hui, la plupart de ceux qui manifestent n'attaquent pas la police. Mais au lieu d'agir pour faire baisser la violence, la police, sur ordre, est incitée à être violente... Je ne blâme pas la police, je blâme ceux qui donnent les ordres." - Xavier Lemoine, maire de Montfermeil, une ville de la banlieue Est de Paris où les émeutes de 2005 ont été particulièrement destructrices.

La police s'en prend à un manifestant en gilet jaune le 18 décembre 2018 à Biarritz, en France. (Photo de Gari Garaialde / Getty Images)

Samedi 26 janvier 2019. Des manifestations de "gilets jaunes" étaient organisées dans les principales villes de France. La mobilisation ne montrait pas de signes de faiblesse. Le soutien de la population avait légèrement diminué mais restait important (60% à 70%, selon les sondages). Le slogan principal était le même depuis le 17 novembre 2018: "Macron démission". Un autre slogan ajouté en décembre figurait: "Référendum d'initiative citoyenne".

Le gouvernement et le Président Emmanuel Macron ont tout mis en œuvre pour écraser le mouvement. Ils ont utilisé les insultes et la diffamation. Ils ont affirmé que les manifestants étaient des " séditieux" qui voulaient renverser les institutions et des "chemises brunes". Le 31 décembre, Macron les a qualifiés de "foules haineuses". La présence de quelques antisémites parmi eux a conduit le porte-parole du gouvernement à décrire l'ensemble du mouvement comme "antisémite".

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La Belgique s'Ouvre au Multiculturalisme

par Judith Bergman  •  3 février 2019

  • Le rapport mentionne que les textes utilisés appellent à lapider les gays ou à les défenestrer, et qu'ils décrivent les Juifs comme des « personnes corrompues, perverses et traîtres » ... Ces mêmes textes, poursuit le rapport... appellent à la « guerre » contre toutes les personnes qui ne se soumettent pas à l'islam sunnite - Extrait d'un récent rapport du service de sécurité de l'Etat belge.

  • « A la base du djihad, il y a le devoir de combattre les incroyants et les agresseurs ... Le djihad armé est le devoir individuel de chaque musulman ». – Citations tirées d'un rapport des services de renseignement sur les manuels pédagogiques utilisés dans les mosquées belges.

  • Le rapport précise que ces manuels sont largement diffusés « grâce aux moyens financiers et technologiques illimités de l'appareil prosélytiste de l'Arabie saoudite et des autres États du Golfe ». La présence de ces manuels, poursuit le rapport, été remarquée en Belgique, mais aussi dans les pays voisins.

En mai, Benjamin Herman, un délinquant converti à l'islam en prison, a assassiné trois personnes (dont deux policiers) à Liège (Belgique), alors qu'il profitait d'une permission de sortie de 48 heures. Il a ensuite blessé quatre autres policiers aux cris de "Allahu Akbar". Photo : le centre-ville de Liège. (Source image : iStock)

La Belgique, pays d'accueil et de bonne volonté à l'égard des migrants du Moyen-Orient, affronte désormais le risque d'une menace terroriste et d'une « vague djihadiste » constantes, indique un récent rapport du Service de sécurité de l'Etat belge (VSSE), rendu public le 30 novembre. A en croire les auteurs du rapport, ces transformations sont dues à la radicalisation des détenus musulmans dans les prisons belges et au risque que ces condamnés se livrent à des actes terroristes une fois remis en liberté.

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Turquie : le prix de la dissidence

par Uzay Bulut  •  28 janvier 2019

Un mufti qui travaille pour l'autorité religieuse turque, le Diyanet, a récemment insinué qu'un massacre des employés du site d'information de l'opposition, OdaTV serait justifié. Photo : Barış Pehlivan, rédacteur en chef de OdaTV. (Source de l'image : Jimkuras/Wikimedia Commons)

Un mufti qui travaille pour l'autorité religieuse turque, le Diyanet, a récemment insinué qu'un massacre des employés du site d'information de l'opposition, OdaTV – sur le modèle du massacre en 2015 du personnel du magazine satirique français Charlie Hebdo – serait justifié.

Ahmet Altiok, mufti de la province de Siirt, a fait cette menace voilée d'assassinat collectif lors d'une interview à l'agence de presse İLKHA. L'ILKHA a des liens avec le Hezbollah turc (le « parti d'Allah » en arabe, non lié au Hezbollah au Liban), une organisation terroriste sunnite responsable de nombreux meurtres horribles dans ce pays.

Lors de l'interview, Altiok a dit, notamment :

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La Turquie a déclaré la guerre aux missionnaires chrétiens

par Uzay Bulut  •  27 janvier 2019

  • Le pasteur américain Andrew Brunson et l'évangéliste canado-américain David Byle sont les figures de proue de l'aversion de la Turquie pour le christianisme. Selon Claire Evans, responsable régionale d'International Christian Concern, « le gouvernement affiche sa claire intention de vider la Turquie de ses chrétiens, même si la constitution en dispose autrement ».

  • Aujourd'hui, sur une population turque d'environ 80 millions d'habitants, un petit 0,2% est chrétien. Le génocide chrétien de 1913-1923 en Turquie ottomane et le pogrom anti-grec de 1955 à Istanbul sont les deux grands événements qui ont conduit à la destruction de l'ancienne communauté chrétienne. Pourtant, encore aujourd'hui, les missionnaires et les chrétiens continuent d'être persécutés.

  • « En Turquie, l'identité nationale se résume à l'identité religieuse. Ce n'est pas tant l'origine ethnique, ou la langue qui fait d'un Turc un Turc, c'est son identité musulmane ... La grande majorité des Turcs pensent qu'il n'y a rien dans leur histoire dont ils ont à rougir. Ils ne se sentent pas proches de l'Europe ni du Moyen-Orient. Fondamentalement, ils se sentent d'abord proches d'eux-mêmes ... A la question « le monde serait-il meilleur si tout le monde devenait Turc ? », le taux de réponses positives a été impressionnant. Aucune distance critique de quelque nature que ce soit. » - Professeur Ali Çarkoğlu de l'université de Koç, auteur d'une enquête sur le nationalisme menée en association avec le Professeur Ersin Kalaycıoğlu de l'université de Sabancı.

Mgr Luigi Padovese, vicaire apostolique d'Anatolie, en Turquie, a été égorgé en 2010 par son chauffeur aux cris de "Allahu Akbar". (Source de l'image : Raimond Spekking / CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons)

Au lendemain de la libération du pasteur américain Andrew Brunson, un évangéliste américano-canadien, David Byle, installé en Turquie depuis près de vingt ans, a été emprisonné. Les autorités lui ont donné deux semaines pour quitter le pays, sans son épouse et ses trois enfants. David Byle, avait déjà eu à souffrir de divers interrogatoires et détentions sans parler des trois tentatives d'expulsion. À chaque fois, des décisions de justice lui ont évité d'être raccompagné aux frontières. Cette fois, cependant, le bannissement a été effectif et il a dû quitter le pays après deux jours de détention.

Le 20 novembre, David Byle a tenté de retourner en Turquie pour voir sa famille, mais il a été bloqué à la frontière. Selon Claire Evans, responsable régionale d'International Christian Concern:

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Djihad: le persistant problème de la Catalogne Espagnole

par Soeren Kern  •  25 janvier 2019

  • La police a établi que les djihadistes ont commis au moins 369 cambriolages et vols qualifiés à Barcelone et aux alentours. Outre le vol, les membres de la cellule se financent par le trafic de drogue et le trafic de faux papiers.

  • « Sans aucun doute, la région autonome de Catalogne est devenue une base pour les opérations terroristes. Les autorités espagnoles nous disent que ces communautés atomisées d'immigrés sont sujettes à la radicalisation et représentent une menace, mais elles ont très peu de renseignements et manquent de capacité de pénétration de ces groupes. » - Câble diplomatique américain, 2 octobre 2007.

  • « Les centres salafistes détectés en Catalogne s'opposent à toute lecture autre que littérale du Coran... ils exigent des fidèles qu'ils se « purifient » de toute influence étrangère ... L'ingérence religieuse va jusqu'à interdire aux filles de fréquenter les écoles mixtes ce qui est en rupture profonde avec les valeurs de liberté individuelle garanties par les lois en Europe. » - Fuite d'un rapport des services de renseignement dans le journal catalan La Vanguardia.

La police de la région de Catalogne en Espagne a procédé à l'arrestation de 18 membres d'une cellule djihadiste qui préparait un attentat à Barcelone, attirant de nouveau l'attention sur le problème persistant de l'islam radical en Catalogne. Photo : la police et les médecins s'affairent auprès des blessés et survivants d'un attentat terroriste perpétré par Younes Abouyaaqoub à Barcelone le 17 août 2017. Abouyaaqoub a assassiné 15 personnes et en a blessé 130 autres. (Photo de Nicolas Carvalho Ochoa / Getty Images)

La police de Catalogne, région située au nord-est de l'Espagne, a arrêté 18 membres d'une cellule djihadiste qui préparaient un attentat à Barcelone. Tous ont été relâchés sauf trois.

Les arrestations attirent une nouvelles fois l'attention sur le problème persistant de l'islam radical en Catalogne, une région qui abrite une population musulmane, parmi les plus importantes d'Europe.

La cellule - composée d'individus en provenance d'Algérie, d'Égypte, d'Iraq, du Liban, de Libye et du Maroc - a été démantelée le 15 janvier par le raid d'une centaines de policiers sur cinq appartements de Barcelone et Igualada, en Catalogne.

Les arrestations ont été l'aboutissement de l' "Opération Alexandra", une enquête antiterroriste lancée en mai 2017 sur information indiquant que les djihadistes locaux préparaient un attentat.

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L'Italie construit un axe anti-UE

par Soeren Kern  •  23 janvier 2019

  • « L'aventure pour une Europe différente démarre aujourd'hui et va se poursuivre au cours des prochains mois pour changer la Commission européenne, les politiques européennes, remettre au centre le droit à la vie, le droit au travail, à la santé, à la sécurité, tout ce que les élites européennes, financées par [le milliardaire hongrois philanthrope George] Soros et représentées par Macron, ont nié ... » - Matteo Salvini, vice-Premier ministre italien et ministre de l'Intérieur.

  • Le président Macron et Mme Merkel ont exprimé leur dépit face à la montée du populisme et du nationalisme, et les tergiversations de l'Europe face au changement climatique et aux migrations de masse les insupporte... » - The Times.

  • « La seule certitude que j'ai au sujet des élections européennes est que les socialistes et les communistes seront moins nombreux à Bruxelles - ils ont fait assez de dégâts comme ça ... » - Matteo Salvini.

Lors d'une visite en Pologne le 9 janvier, le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, a déclaré que les populistes italiens et polonais devraient promouvoir un "printemps européen" et qu'un "nouvel équilibre" devait remplacer l'influence de l'Allemagne et de la France au Parlement européen. Photo : Salvini rencontre le ministre de l'Intérieur de la Pologne, Joachim Brudziński, à Varsovie le 9 janvier. (Source de l'image : page Facebook Matteo Salvini)

Le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, mène campagne dans le but de bâtir une alliance populiste paneuropéenne à même de remettre en cause l'establishment pro-européen et de redéfinir l'avenir de l'Union européenne. Son objectif est de reprendre le pouvoir aux bureaucrates non élus de Bruxelles et de rebasculer les pouvoirs clés de l'UE dans les capitales nationales.

L'Allemagne et la France, gardiennes autoproclamées de la construction européenne, ont répondu à ce défi par un ambitieux contre-projet visant à faire de l'Union européenne une « puissance décisive sur la scène mondiale ».

L'Union européenne est aujourd'hui le lieu d'un affrontement entre eurosceptiques nationalistes et europhiles mondialistes ; un conflit qui risque de s'intensifier dans les semaines et les mois à venir, au fur et à mesure que la date des élections pour le Parlement européen, fin mai 2019, se rapprochera.

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La nouvelle "Naqba" palestinienne : un centre commercial qui embauche... des Palestiniens

par Bassam Tawil  •  20 janvier 2019

  • « L'enseigne Rami Levy ne pratique aucune discrimination ethnique, sexuelle ou religieuse à l'embauche. Tous les employés, Palestiniens ou Israéliens, sont traités sur un pied d'égalité et reçoivent des avantages égaux. Les salaires et les promotions sont au mérite en fonction de la performance de chacun. Tous les employés de Rami Levy doivent avoir les mêmes chances de réussir, tel est mon objectif. » - Rami Levy, principal actionnaire du troisième groupe de distribution d'Israël, emploie 4 000 salariés, dont la moitié sont des Palestiniens et des Arabes israéliens.

  • Selon Hatem Abdel Qader Eid, responsable du Fatah, les investisseurs palestiniens auraient pu bloquer le projet de centre commercial de Rami Levy en investissant dans un projet palestinien concurrent. « C'est vrai qu'il y a de riches hommes d'affaires palestiniens ... »

  • Ayant échoué à empêcher l'ouverture du centre commercial, le Fatah et ses partisans utilisent l'intimidation et la violence. Leurs menaces visent les consommateurs et les commerçants palestiniens qui ont ouvert une boutique dans le nouveau centre commercial.

  • Si l'achat d'un litre de lait israélien fait d'un Palestinien un traître, quel sort le Fatah réservera-t-il au premier Palestinien qui osera évoquer un compromis avec Israël ? S'il a de la chance, une bombe incendiaire tentera de l'intimider. S'il n'a pas de chance, il sera pendu en place publique.

Le Fatah, parti du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a tenté de torpiller le nouveau centre commercial de Jérusalem-Est, un établissement dont les salariés et les clients sont principalement arabes. Photo : un centre commercial Rami Levy de Jérusalem ouest. (Source de l'image : Yoninah / Wikimedia Commons)

La colère gronde au Fatah, le parti du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Un homme d'affaires israélien a ouvert un centre commercial à Jérusalem-Est et la plupart des employés et clients sont Arabes.

Les dirigeants du Fatah ont appelé au boycott du centre commercial.

Le Fatah que les médias occidentaux décrivent comme une organisation « modérée », agit comme n'importe quelle organisation palestinienne : empêcher la population palestinienne de tirer un avantage quelconque de sa proximité avec Israël.

Quel dirigeant au monde peut condamner un projet qui crée plusieurs centaines d'emplois ? Dans quel pays un chef d'Etat demande-t-il à son peuple de boycotter un centre commercial ou un supermarché qui propose des vêtements et de la nourriture à des prix compétitifs ? Seuls les dirigeants palestiniens qualifient de catastrophe ("nakba") un projet commercial qui facilite la vie de la population.

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La France en chute libre

par Guy Millière  •  13 janvier 2019

  • Les responsables français savent, bien sûr, que les terroristes sont engagés dans une longue guerre et qu'il sera difficile de les empêcher de nuire; ils semblent avoir cédé. Ils sont conscients que les jeunes Musulmans français se radicalisent en nombre croissant. Leur réponse consiste à vouloir renforcer les institutions musulmanes en France.

  • Au moment où le président Macron parlait, l'un de ses émissaires était au Maroc pour signer le Pacte mondial des Nations Unies pour des Migrations Sûres, Ordonnées et Régulières, qui définit l'immigration comme "bénéfique" pour les pays hôtes. Dans ce cadre, les États signataires s'engagent à "renforcer les systèmes de prestation de services accessibles aux migrants".

  • Un groupe de généraux à la retraite a publié une lettre ouverte dans laquelle ils déclaraient que la signature du Pacte mondial était un pas supplémentaire vers "l'abandon de la souveraineté nationale", et notaient que "80% de la population française pense que l'immigration doit être stoppée, ou réglementée de manière drastique".

  • L'auteur Éric Zemmour a décrit la révolte des "gilets jaunes" comme le résultat du "désespoir des gens qui se sentent humiliés, oubliés, dépossédés de leur pays par les décisions d'une caste méprisante".

Le président français Emmanuel Macron semble espérer que la fatigue conduira les "gilets jaunes" à baisser les bras, mais rien ne semble montrer que cela se produira. Les "gilets jaunes" semblent bien décidés à continuer et à le faire tomber. Sur la photo: des "gilets jaunes", le 15 décembre 2018 à Paris, en France. (Photo de Veronique de Viguerie / Getty Images)

Strasbourg, France. Marché de Noël. 11 décembre, 20h. Un homme criant "Allahu Akbar" ("Allah est le plus grand") tire sur les passants, puis en blesse plusieurs avec un couteau. Trois personnes sont tuées sur le coup, une douzaine d'autres sont blessées, parfois gravement. Deux d'entre elles succomberont à leurs blessures. Le meurtrier s'enfuit. Deux jours plus tard, la police l'abat.

Le meurtrier était connu des services de police. Des membres de la Direction générale de la sécurité intérieure et des gendarmes s'étaient rendu chez lui quelques heures plus tôt, il leur avait échappé. Quand bien même ils savaient que c'était un islamiste dangereux, prêt à agir et que le marché de Noël était une cible possible, aucune surveillance particulière n'a été mise en place.

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Allemagne : la Loi qui Interdit le Mariage des Enfants a été Déclarée Inconstitutionnelle

par Soeren Kern  •  9 janvier 2019

  • Cette décision qui tend à légaliser en Allemagne les mariages d'enfants consacrés par la charia, est un cas d'école. Les tribunaux allemands - sciemment ou non – sont de plus en plus nombreux à promouvoir l'émergence d'un système juridique islamique parallèle.

  • « L'Allemagne ne peut pas lutter contre les mariages d'enfants sur le plan international et favoriser ces mêmes mariages d'enfants sur le territoire national. L'intérêt supérieur de l'enfant ne doit souffrir aucun compromis. (...) C'est de protection constitutionnelle des enfants et des mineurs dont il est question ! » - Winfried Bausback, député bavarois qui a aidé à rédiger la loi contre le mariage des enfants.

  • « Une chose importante doit être prise en considération : les jugements sont rendus « au nom du peuple ». Ce peuple a clairement exprimé par l'intermédiaire de ses représentants au Bundestag, sa volonté de ne plus reconnaître les mariage d'enfants. » - Commentateur Andreas von Delhaes-Guenther.

La Cour fédérale de justice, la plus haute juridiction allemande, a estimé que la nouvelle loi interdisant les mariages d'enfants pourrait s'avérer inconstitutionnelle ; la cour estime que les mariages, y compris ceux de la charia, sont protégés par la loi fondamentale allemande. Photo : La Cour fédérale de justice à Karlsruhe, en Allemagne. (Source de l'image : Andreas Praefcke / Wikimedia Commons)

La Cour fédérale de justice (Bundesgerichtshof, BGH), la plus haute juridiction allemande en matière civile et pénale, a statué que la nouvelle loi interdisant le mariage d'enfants pourrait être entachée d'inconstitutionnalité. Selon la Cour fédérale de justice, tous les mariages, y compris ceux institués sous le régime de la charia, sont protégés par la loi fondamentale allemande (Grundgesetz).

Cette décision qui tend à légaliser en Allemagne les mariages d'enfants tels qu'ils sont autorisés par la charia, est un cas d'école. Les tribunaux allemands - sciemment ou non – promeuvent, de plus en plus nombreux, l'émergence d'un système juridique islamique parallèle.

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L'Apartheid Arabe a Tué un Enfant Palestinien

par Khaled Abu Toameh  •  6 janvier 2019

  • Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), « des barrières légales persistantes interdisent l'accès des réfugiés palestiniens à 36 professions libérales ou salariées (médecine, agriculture, pêche, transports en commun) ... Pour travailler, les réfugiés palestiniens du Liban doivent obtenir un permis de travail renouvelé sur une base annuelle. Une loi modifiée en 2001, empêche les réfugiés palestiniens d'acquérir, de vendre ou de transmettre un bien immobilier au Liban. »

  • Cette faute contre la solidarité a mis en lumière l'apartheid et les discrimination dont les Palestiniens sont victimes au Liban. Selon diverses associations de défense des droits de l'homme, il n'est pas un aspect de la vie quotidienne des Palestiniens qui ne fasse l'objet d'une discrimination systématique. Le HCR souligne également que les Palestiniens du Liban n'ont pas accès aux services de santé publics libanais et dépendent pour leurs soins de l'UNRWA, des organisations à but non lucratif et du Croissant-Rouge palestinien. Les écoles publiques libanaises sont également interdites aux enfants Palestiniens.

  • Et toutes ces organisations internationales de défense des droits de l'homme et tous ces groupes propalestiniens à travers le monde qui affirment se préoccuper des souffrances des Palestiniens, que font-ils ? Garderont-ils le silence sur cette négligence mortelle qui, dans un pays arabe, a pénalisé Wahbeh parce qu'ils ne pourront la reprocher à Israël ?

L'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) a nié toute responsabilité dans le décès d'un enfant palestinien de trois ans du camp de réfugiés de Nahr al-Bared au Liban. Les hôpitaux libanais ont refusé de le soigner, les parents étant incapables de couvrir les coûts de son traitement. Sur la photo : Le camp de réfugiés palestiniens Wavel au Liban, administré par l'UNRWA. (Source de l'image : Opérations européennes de protection civile et d'aide humanitaire / Flickr)

Mohammed Majdi Wahbeh, un enfant palestinien de trois ans originaire du camp de réfugiés de Nahr al-Bared, au nord du Liban, est la dernière victime de l'apartheid et de la politique discriminatoire ui ciblent officiellement les Palestiniens dans un pays arabe.

Wahbeh est mort le mois dernier parce que des hôpitaux libanais ont refusé de le soigner en raison de l'insuffisance financière de ses parents. Selon les médias libanais, un hôpital aurait exigé 2 000 dollars avant d'admettre le petit garçon. Le gamin est resté trois jours dans le coma sans qu'un hôpital ouvre ses portes, ceci parce que sa famille n'avait pas les moyens d'assumer le coût du traitement.

La mort d'un petit garçon palestinien à l'entrée d'un hôpital a déclenché la colère de nombreux Libanais et Palestiniens. S'adressant au ministre libanais de la Santé, Ghassan Husbani, le journaliste libanais Dima Sadek a écrit sur Twitter :

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Le perfide "pari faustien" du Canada

par Salim Mansur  •  29 décembre 2018

  • Le premier ministre canadien Justin Trudeau est un de ces mondialistes qui prônent un monde sans frontières et condamnent comme réactionnaire et obsolète l'idée même de l'État-nation souverain. La tête pensante de ce monde sans frontières est l'Organisation des Nations Unies (ONU) et ses agences non élues, opaques, irresponsables et généralement corrompues qui légifère en matière de droit international et dont les textes sont ensuite appliqués par les États membres.

  • Le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières est un document qui détaille les réformes que les États membres de l'ONU doivent mettre en place pour une migration mondiale sans entrave. Trudeau a adhéré à ce programme des Nations Unies et a décidé de l'imposer aux Canadiens sans leur consentement préalable.

  • Le Pacte mondial exige que les organes de presse des États membres adhèrent à ses objectifs et s'abstiennent de toute critique. La moindre objection serait jugée « immorale » et contraire aux normes mondialiste de l'ONU.

  • On comprend mieux du coup, la généreuse subvention du gouvernement Trudeau aux médias canadiens. Les 600 millions de dollars peuvent être considérés comme une forme de contrôle, une censure discrète, qui obligera la presse canadienne à respecter les exigences du Pacte mondial.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau a adopté les thèses mondialistes qui prônent un monde sans frontières et considèrent les États-nations souverains comme des structures réactionnaires et obsolètes. La tête pensante de ce monde sans frontières est l'Organisation des Nations Unies (ONU) et ses agences non élues, opaques, irresponsables et totalement corrompues. Cet ensemble onusien légifère en matière de droit international et ses textes sont ensuite appliqués par les États membres. Photo : Trudeau tenant une conférence de presse au siège des Nations Unies à New York, le 21 septembre 2017. (Photo de Drew Angerer / Getty Images)

La récente annonce du gouvernement canadien de subventionner à hauteur de 600 millions de dollars canadiens (395 millions d'euros) sur cinq ans les médias en difficulté financière - dans le cadre de la révision d'automne du budget fédéral juste avant les élections fédérales de 2019 – n'a rien d'innocent.

Bien évidemment, les patrons de presse canadiens ont sablé le champagne et porté un toast au Premier ministre Justin Trudeau. Unifor, le syndicat national des journalistes canadiens, s'est montré le plus jubilatoire, estimant que son slogan « Résistance » - le « pire cauchemar » pour Andrew Scheer, chef du Parti conservateur d'opposition - avait obligé le gouvernement à ouvrir son porte-monnaie et à distribuer l'argent du contribuable à une industrie qui devrait plutôt défendre son indépendance contre toute forme de soutien gouvernemental.

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La France en ébullition, la morgue de Macron

par Guy Millière  •  21 décembre 2018

  • "Les Français disent 'Monsieur le Président, nous n'arrivons pas à boucler les fins de mois', et le président leur répond 'nous allons mettre en place un Haut conseil'. Vous imaginez la déconnexion?" - Laurence Saillet, porte-parole du parti de centre-droit, Les Républicains, 27 novembre 2018.

  • Les "gilets jaunes" bénéficient désormais du soutien de 84% de la population française. Ils exigent la démission de Macron et un changement immédiat de gouvernement.

  • Le mouvement est maintenant une révolte de millions de personnes qui se sentent asphyxiées par une imposition "confiscatoire", et qui ne veulent pas "payer indéfiniment" pour un gouvernement qui semble "incapable de limiter les dépenses". - Jean-Yves Camus, politologue.

(Photo par Getty Images)

Le 11 novembre, le Président français Emmanuel Macron a commémoré le 100ème anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale en invitant soixante-dix chefs d'État à participer à un "Forum de la paix" coûteux, inutile et grandiloquent qui n'a servi à rien. Il a également invité le Président américain Donald Trump, et a choisi de l'insulter. Dans un discours pompeux - sachant que Donald Trump s'était défini quelques jours plus tôt comme un nationaliste et un défenseur de l'Amérique – Macron a invoqué le "patriotisme", l'a bizarrement défini comme "l'exact contraire du nationalisme" et l'a qualifié de "trahison".

Peu de temps auparavant, il avait parlé de "l'urgence" de la construction d'une armée européenne, et placé les États-Unis parmi les "ennemis" de l'Europe.

Ce n'était pas la première fois que Macron plaçait l'Europe au-dessus des intérêts de son pays. C'était la première fois qu'il plaçait les États-Unis sur la liste des ennemis de l'Europe.

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