Derniers commentaires et analyses

Comment le Coronavirus Détricote l'Union Européenne

par Soeren Kern  •  28 mars 2020

  • Face à la menace existentielle du coronavirus, les États membres de l'UE n'ont pas réagi comme un bloc unifié ; instinctivement, les réflexes du seul intérêt national ont pris le dessus. Après des années à critiquer le « America First » du président américain Donald J. Trump, les dirigeants européens ont fait retour à ce nationalisme qu'ils ont affirmé publiquement mépriser.

  • Plus la menace du coronavirus est devenue concrète, moins les Européens ont fait preuve de cette solidarité multilatérale que, des décennies durant, ils ont vendue au reste du monde comme étant le socle de l'unité européenne. Le « soft power » de l'UE, avant-garde d'un ordre mondial post-national, s'avère être une fiction vide de sens.

  • Au cours des dernières semaines, les États membres de l'UE ont fermé leurs frontières, interdit les exportations de biens jugés essentiels et suspendu l'aide humanitaire. La Banque centrale européenne, garante de la monnaie unique européenne, a traité l'Italie avec un incommensurable mépris au moment où la troisième économie de la zone euro avait le plus besoin d'aide. Les États membres les plus touchés par la pandémie - l'Italie et l'Espagne - ont été abandonnés à eux-mêmes par les autres États membres.

Ces dernières semaines, les États membres de l'UE ont fermé leurs frontières, interdit les exportations de biens essentiels et suspendu l'aide humanitaire. Photo : des camions patientent à la frontière austro-hongroise près de Nickelsdorf, en Autriche, le 18 mars 2020. (Photo de Thomas Kronsteiner / Getty Images)

Alors que la pandémie de coronavirus ravage l'Europe - plus de 250 000 personnes ont été diagnostiquées positives au coronavirus 2019 (COVID-19) et plus de 15000 sont décédées - les piliers de l'Union européenne s'effondrent l'un après l'autre.

Face à la menace existentielle du coronavirus, les États membres de l'UE n'ont pas réagi comme un bloc unifié ; instinctivement, le réflexe en faveur du seul intérêt national a pris le dessus. Après des années à critiquer le « America First » du président américain Donald J. Trump, les dirigeants européens ont fait un retour à ce nationalisme qu'ils ont publiquement prétendu mépriser.

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Coronavirus : Comment la Chine fait sa Propagande en Europe

par Soeren Kern  •  23 mars 2020

  • Le public européen, frappé de plein fouet par l'épidémie, sera-t-il disposé à passer par pertes et profits les méfaits des autorités chinoises ?

  • « Cette opération de propagande masque plusieurs vérités. La première et la plus importante est que le régime chinois porte l'entière responsabilité de cette pandémie. Aucune théorie du complot ne peut être invoquée pour dissimuler cette réalité. » - Emilio Campmany, Libertad Digital, 3 mars 2020.

  • « La Chine veut profiter de cette calamité pour détrôner les Etats Unis de leur place de première puissance mondiale. Ce pays communiste va nous fabriquer les médicaments les plus énergiques pour combattre le virus. La Chine découvrira le vaccin avant tout le monde et le distribuera dans le monde entier en un temps record. Elle prendra le contrôle de nos actifs et investira dans nos pays pour sauver nos économies. Et à la fin, la Chine prétendra être notre sauveur. » - Emilio Campmany, Libertad Digital, 3 mars 2020.

Le 12 mars, la Croix-Rouge chinoise a envoyé en Italie une équipe médicale de neuf personnes et environ 30 tonnes de matériel. Photo : le 14 mars, Francesco Vaglia, chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital Spallanzani (à droite), à Rome, accueille la délégation de médecins chinois. (Photo Andreas Solaro / AFP via Getty Images)

Le gouvernement chinois multiplie les gestes de solidarité médicale envers une Europe qui, après Wuhan (province du Hubei, Chine), est devenue l'épicentre de la pandémie de coronavirus. Ces largesses sont au cœur d'une vaste opération de relations publiques du président chinois Xi Jinping et du Parti communiste pour détourner les critiques contre leur responsabilité dans la propagation d'une épidémie meurtrière.

Il n'est pas exclu que cette posture de la Chine en bienfaiteur de l'humanité donne des résultats tant les dirigeants européens ont pris l'habitude de ne jamais contrarier le deuxième partenaire commercial de l'Union. Le public européen, qui encaisse de plein fouet les souffrances causées par l'épidémie, sera-t-il aussi enclin à ignorer les méfaits des autorités chinoises ?

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Le Coronavirus s'abat sur l'Europe

par Guy Millière  •  22 mars 2020

  • Le système de santé italien est en très mauvais état. Il n'y a pas suffisamment d'unités de soins intensifs dans le pays et, comme ailleurs sur le continent, la possibilité d'une crise majeure n'était pas anticipée. Il y a en Italie 2,62 lits de soins intensifs pour 1 000 habitants (par comparaison, le nombre en Allemagne est de 6,06 lits de soins intensifs pour 1 000 habitants). Le système de santé italien est entièrement régi par le gouvernement ... Les hôpitaux publics doivent gérer la pénurie, et lorsqu'une situation exceptionnelle survient, le rationnement des soins conduit à des choix horribles.

  • Le gouvernement italien espérait l'aide de l'Union européenne, mais ni les autres États membres ni l'Union européenne elle-même n'ont accordé quoi que ce soit ... L'attitude méprisante de l'UE et des autres États membres semble avoir été dictée par la peur de glisser dans une situation aussi calamiteuse que celle de l'Italie.

  • Aucun pays de l'Union Européenne n'a posé un regard lucide et sérieux sur le danger auquel l'Europe est confrontée.

Le système de santé italien est dans un état d'effondrement presque total. À ce jour, 59.138 personnes en Italie ont été infectées par le coronavirus; 5.476 personnes sont décédées. Et les chiffres continuent à croître. Les hôpitaux sont débordés. Les médecins doivent choisir quel malade sauver et quel malade ne pas sauver. Sur la photo: le personnel soignant s'occupe d'un patient dans une structure d'urgence temporaire installée à l'extérieur de l'hôpital de Brescia, en Italie, le 13 mars 2020. (Photo de Miguel Medina / AFP via Getty Images)

Le système de santé italien est dans un état d'effondrement presque total. À ce jour, 59.138 personnes en Italie ont été infectées par le coronavirus; 5.476 personnes sont décédées. Et les chiffres continuent à croître. Les hôpitaux sont débordés. Les médecins doivent choisir quel malade sauver et quel malade renoncer à sauver.

Le pays est presque complètement à l'arrêt. De nombreuses entreprises fonctionnent au ralenti ou pas du tout. Les détenus organisent des soulèvements dans les prisons. Des millions de personnes ont reçu l'ordre de rester chez elles et ne sont autorisées à sortir que brièvement, pour acheter de la nourriture. La plupart des magasins sont fermés. Tous les rassemblements publics sont interdits, même pour les funérailles. Les grandes villes ressemblent à des villes fantômes.

Aucun autre pays occidental n'a été aussi gravement touché par la pandémie que l'Italie. Pourquoi?

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Coronavirus : l'Allemagne Joue la Carte de l'Anti-Américanisme

par Soeren Kern  •  21 mars 2020

  • En jouant la carte de l'anti-américanisme, le gouvernement allemand détourne les critiques qui étaient auparavant dirigées contre la chancelière Angela Merkel et son cabinet en raison de leur gestion désinvolte de l'épidémie de coronavirus.

  • L'information a été reprise et diffusée sans distance aucune par la presse écrite et audiovisuelle en Europe - et en Amérique. Tous les médias ou presque ont repris telle quelle l'information de Welt am Sonntag sans recouper ni vérifier.

  • « Enfin, pour que les choses soient claires sur le coronavirus : CureVac n'a reçu aucune offre du gouvernement américain ou d'entités étatiques avant, pendant et après le 2 mars date de la réunion du groupe de travail à la Maison Blanche. CureVac rejette toutes les allégations de la presse. » - Communiqué de CureVac, 16 mars 2020.

  • Dans un article intitulé « CureVac n'a pas reçu d'offre du gouvernement américain », le Frankfurter Allgemeine suggère que le Welt am Sonntag a diffusé une « Fake News » concoctée par CureVac pour sécuriser une subvention gouvernementale. Le journal a suggéré aussi que le gouvernement allemand a participé à la fabrication le mensonge ...

Le gouvernement allemand a fait circuler une fake news affirmant que les États-Unis tentaient d'avoir un accès exclusif à un vaccin expérimental contre le coronavirus développé par CureVac, une biotech allemande. Photo : une voiture de la société CureVac photographiée devant le siège de l'entreprise à Tübingen, en Allemagne. (Photo de Matthias Hangst / Getty Images)

Le gouvernement allemand a fait circuler une fake news selon laquelle les États-Unis ont tenté d'obtenir l'exclusivité d'un vaccin expérimental contre le coronavirus développé par une entreprise de biotechnologie allemande.

L'histoire a déclenché une vague anti-américaine en Allemagne et ailleurs en Europe, mais elle a été rapidement démentie par CureVac. La biotech allemande a nié avoir reçu des offres financières du gouvernement américain ou de toute autre entité administrative.

Cette instrumentalisation de l'anti-américanisme est sans doute une tentative du gouvernement allemand de détourner les critiques qui pleuvent sur la chancelière Angela Merkel et son cabinet en raison de leur réponse désinvolte à l'épidémie de coronavirus.

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Israël Aide les Palestiniens contre le Coronavirus ; les Pays Arabes les Trahissent

par Khaled Abu Toameh  •  19 mars 2020

  • Il importe de noter que l'Égypte, qui a aussi une frontière commune avec Gaza, n'a rien envoyé aux Palestiniens, ni tests de dépistage du coronavirus, ni gel de désinfection.

  • « Après plus de soixante-dix ans, le Liban reste le pays où les réfugiés palestiniens souffrent le plus de discriminations juridiques et économiques et où ils sont exclus de certaines professions et victimes de tracasseries pour tout ce qui touche au permis de travail et au droit de propriété. » - Dr Mohsen Saleh, directeur général du Centre d'études Zaitouna de Beyrouth, arabi21.com, 20 juillet 2019.

  • Assad Abu Khalil, libano-américain, professeur à la California State University, et « pro-palestinien » ne semble pas gêné des sévères restrictions que son propre pays - le Liban - inflige aux Palestiniens. Qu'un homme politique libanais (et non pas israélien) appelle aujourd'hui à confiner les Palestiniens dans leurs « camps de réfugiés » ne le trouble pas non plus.

  • L'Égypte a depuis longtemps abandonné les Palestiniens en bloquant à double tour sa frontière avec Gaza. Les Libanais, les Égyptiens et la plupart des Arabes perçoivent les Palestiniens comme le problème du seul

  • Israël. Lorsque la crise actuelle du virus sera passée, il faut espérer que les Palestiniens se souviendront qu'un seul pays leur est venu en aide : Israël. Peut-être se rappelleront-ils que leurs frères arabes les ont trahis – ce n'était pas la première fois, ni sans doute la dernière.

Depuis que Samir Geagea, un éminent politicien libanais, a appelé au bouclage des 12 camps de réfugiés palestiniens, les Palestiniens du Liban craignent que les autorités libanaises n'utilisent le coronavirus pour durcir plus encore les interdits et restrictions qui font que la vie dans les camps de réfugiés est déjà si difficile. Photo : manifestation le 31 janvier 2020, des Palestiniens d'Ain el-Hilweh, le plus grand camp de réfugiés palestiniens du Liban. (Photo de Mahmoud Zayyat / AFP via Getty Images)

Alors qu'Israël ne compte pas ses heures pour freiner et enrayer la propagation du coronavirus chez les Palestiniens, les États arabes retrouvent les geste de leur comportement traditionnel envers leurs frères palestiniens : ils ne lèvent pas le petit doigt.

Très récemment, les autorités israéliennes ont livré 200 kits de dépistage du coronavirus à l'Autorité palestinienne. Parallèlement, des équipes médicales israéliennes et palestiniennes œuvrent ensemble à contrer la propagation du virus.

En dépit des milliers de roquettes et de ballons incendiaires ou bourrés d'explosifs que le Hamas lance et continue de lancer vers Israël, les autorités israéliennes ont livré 200 tests de dépistage du coronavirus aux services médicaux de la bande de Gaza.

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La Dissimulation du Coronavirus en Iran

par Majid Rafizadeh  •  17 mars 2020

  • Le corps des Gardiens de la révolution islamique et le ministère du Renseignement et de la Sécurité luttent contre la propagation du coronavirus en pourchassant toute personne ou institution tentée de divulguer des informations sur les origines du virus ou sur la façon dont l'Iran, épicentre de la maladie, propage le coronavirus à d'autres nations.

  • Massoud Pezeshkian, un politicien réformiste iranien, n'a pas mâché ses mots : « Qom aurait dû être placé en quarantaine au premier jour ... Cette maladie n'est pas une plaisanterie, c'est la façon dont nous la gérons qui en est une... L'économie et tout le reste sera ruiné ; ce n'est pas une blague. Que se serait-il passé s'ils avaient fermé le pays pendant 15 jours ? Si nous l'avions fait au premier jour, le virus ne se serait pas propagé ... »

  • Le régime a aussi menacé d'emprisonner toutes les personnes qui tentent d'informer sur l'ampleur réelle de la crise. Hassan Nowrouzi, président de la commission Justice du Parlement, a déclaré le 26 février que ceux qui « diffusent de fausses nouvelles concernant le coronavirus » seront condamnés d'un à trois ans de prison et à la flagellation.

Photo : le 15 mars 2020, la force paramilitaire volontaire Basij a distribué à Téhéran, à des personnes qui font la queue, des colis contenant des articles de "précaution" contre le coronavirus. (Photo de Stringer / AFP via Getty Images)

Le régime iranien refuse toujours de prendre les mesures qui empêcheraient la propagation du coronavirus tant au sein de la population iranienne qu'en dehors des frontières de l'Iran.

A l'occasion d'une réunion, à la Maison Blanche, avec le Premier ministre irlandais Leo Varadkar, le président Donald J. Trump a proposé aux autorités iraniennes de les aider à lutter contre le coronavirus. Mais le pouvoir iranien a jugé la proposition « hypocrite » et « répugnante » et l'a rejetée. « Nous n'avons pas besoin des médecins américains », a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Abbas Mousavi.

En raison de ses relations commerciales avec la Chine, l'Iran, est devenue un centre de propagation mondiale du virus. Le chef de l'hôpital de Yaftabad près de Téhéran a déclaré le 1er mars :

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Iran : les Mensonges des Mollahs sur le Coronavirus

par Majid Rafizadeh  •  12 mars 2020

  • Le Guide Suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a récemment qualifié le coronavirus de « bénédiction ».

  • La situation est devenue si périlleuse que certains membres du Parlement iranien ont osé prendre la parole et dénoncer les carences de l'establishment théocratique.

  • La dissimulation et les mensonges des dirigeants iraniens ont contribué à la propagation du coronavirus à d'autres pays. En considérant le coronavirus comme une "bénédiction", le Guide Suprême iranien laisse entendre qu'il a pour objectif de propager le virus dans d'autres pays, en particulier Israël et l'Occident.

Après la Chine, la République islamique d'Iran arrive au second rang de propagation du coronavirus. Les mensonges et dissimulations des mollahs ont fait de ce pays l'un des principaux centres de propagation du virus au reste de la planète. Photo : désinfection du mausolée Masumeh de Qom le 25 février 2020. (Photo de Mehdi Marizad / Agence de presse Fars / AFP via Getty Images)

Le Guide Suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a récemment qualifié le coronavirus de «bénédiction». La République islamique d'Iran est, après la Chine, son alliée, le second foyer de coronavirus au monde. Les mensonges et dissimulations des mollahs au pouvoir en Iran ont fait de ce pays l'un des principaux centres de propagation du virus au reste de la planète.

Les autorités iraniennes ont d'abord affirmé que personne en Iran n'avait contracté la maladie. Mais très vite, des fuites ont permis de comprendre que de hauts responsables iraniens avaient décidé de cacher la vérité.

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Grande Bretagne : la Loi ne Reconnait Pas les Mariages de la Charia

par Soeren Kern  •  11 mars 2020

  • « Nous avons tenu à informer la Cour d'appel que de nombreuses femmes appartenant à des minorités, notamment les femmes musulmanes, sont sous l'influence de maris violents ou contraintes à un mariage uniquement religieux, ce qui les prive de leurs droits économiques quand le mariage se brise ... » - Southall Black Sisters, un groupe de défense des femmes d'Asie du Sud, 14 février 2020.

  • En février 2018, une évaluation indépendante a été menée sur l'application de la charia en Angleterre et au Pays de Galles ... les rapporteurs ont recommandé de réformer la loi sur le mariage de 1949 et la loi sur les affaires matrimoniales de 1973 de manière à obliger les musulmans à célébrer un mariage civil avant ou en même temps qu'un mariage coranique (nikah). Ainsi, le mariage islamique serait mis en conformité avec le mariage chrétien et juif aux yeux de la loi britannique.

  • « L'Assemblée s'est dite préoccupée que les conseils de la charia rendent des décisions qui discriminent clairement les femmes à l'occasion des divorces et des successions ». - Conseil de l'Europe (COE), janvier 2019.

  • À l'heure actuelle, ni le gouvernement ni le Parlement britanniques n'ont voté une loi qui obligerait les musulmans à célébrer un mariage civil avant ou en même temps que la cérémonie du nikah ... [mais] Le jugement de la Cour d'appel réaffirme un principe qui oblige les immigrants qui s'installent en Grande-Bretagne à se conformer à la loi britannique, plutôt que l'inverse.

La Cour d'appel, deuxième plus haute juridiction d'Angleterre et du Pays de Galles après la Cour suprême, a jugé que le contrat de mariage islamique, connu sous le nom arabe de nikah, n'est pas valide en vertu de la loi anglaise. Photo : les Royal Courts of Justice de Londres, siège de la Cour d'appel. (Source de l'image: Anthony M / Wikimedia Commons)

La Cour d'appel, deuxième plus haute juridiction d'Angleterre et du Pays de Galles après la Cour suprême, a jugé que le contrat de mariage islamique, appelé nikah en arabe, n'avait aucune valeur juridique au regard de la loi anglaise.

Cette décision a une portée historique. Elle rend nulles et non avenues toutes les tentatives d'inscrire cet aspect de la charia dans le système juridique britannique. L'inconvénient est que des milliers de femmes musulmanes qui résident en Grande-Bretagne se retrouvent sans recours juridique en cas de divorce.

La décision de la Cour d'appel a été rendue à propos d'un divorce entre musulmans. Nasreen Akhter et Mohammed Shabaz Khan, tous deux d'origine pakistanaise, avaient été unis, en décembre 1998, par un nikah qui avait réuni un imam et 150 invités dans un restaurant de Londres.

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Coronavirus : la Chine en Guerre Contre la Vérité

par Giulio Meotti  •  10 mars 2020

  • « L'épidémie a mis à nu la corruption, la bureaucratie, le contrôle de l'information et la censure qui sévissent dans ce pays. » - Phillip Wu, écrivain indépendant à Pékin, The Guardian, 1er mars 2020.

  • Il y a eu aussi ces journalistes et militants qui ont dit la vérité, puis qui ont été arrêtés ou ont « disparus ». Le régime chinois claironne son intention de publier un livre en six langues sur l'épidémie qui présenterait le président Xi comme le « leader à la tête d'une puissance mondiale » mais qui est aussi « proche du peuple ».

  • L'Italie a commis l'erreur fatale de faire confiance au régime chinois. Au lieu de contrôler chaque personne - Chinoise ou Italienne – de retour de Chine à partir de janvier, l'Italie a gardé ses frontières ouvertes. Des dizaines de milliers d'Italiens sont aujourd'hui en quarantaine ...

  • L'idée que le coronavirus pourrait avoir un lien avec le laboratoire de virologie de Wuhan passe pour une « théorie du complot », mais le refus de la Chine d'accepter l'aide des Centers for Disease Control des États-Unis (Centres de contrôle de la maladie) a suscité des soupçons bien naturels.

« Il est clair que dans le régime totalitaire du [président chinois] Xi, le virus ne menace pas seulement la santé et les libertés du peuple chinois, mais aussi la santé et la liberté de tous les autres peuples », note le dissident chinois Ma Jian. Un jour, nous, Occidentaux, aurons peut-être des remords de ne pas avoir rendu le régime communiste chinois responsable des crimes commis de sang-froid. Sur la photo : le président chinois] Xi Jinping. (Photo de Noel Celis - Pool / Getty Images)

« Au train où vont les choses, la Chine est susceptible de causer des dommages importants au reste du monde, par accident ou intentionnellement », a écrit le 29 janvier Daniel Henninger, chroniqueur du Wall Street Journal .

« Le gouvernement communiste chinois ne représente pas seulement une menace existentielle pour ses 1,4 milliard de citoyens, mais aussi pour le reste du monde » a écrit le 20 février le célèbre historien Victor Davis Hanson.

Selon The Sunday Times,

« à la fin du mois de décembre, les laboratoires chinois ont identifié un mystérieux virus qui s'est avéré être un nouvel agent pathogène hautement infectieux. Mais ordre leur a été donné d'arrêter les expérimentations, de détruire des échantillons et de supprimer toute information à ce sujet, a révélé un média chinois.

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Ces Arabes Privilégiés du Moyen-Orient

par Bassam Tawil  •  5 mars 2020

  • Au Moyen Orient, il est d'autres Arabes qui ont plus de chance que les Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza. Les Arabes d'Israël – c'est d'eux dont il s'agit - ne subissent pas la corruption et l'incompétence des dirigeants de l'Autorité palestinienne et du Hamas. Ils ont de la chance car ils vivent en Israël.

  • Une malencontreuse bonne nouvelle de plus vise les citoyens arabes d'Israël : le gouvernement israélien a annoncé en 2018 qu'au cours des deux dernières années, 4,5 milliards de shekels (1,2 milliard d'euros) avaient été investis dans les zones à forte densité de population arabe. Le gouvernement a également annoncé qu'il investirait 20 millions de shekels (5,4 millions d'euros) dans le secteur arabe de la haute technologie. Globalement, le gouvernement a décidé d'investir 15 milliards de shekels (4 milliards d'euros) en faveur des Arabes israéliens d'ici la fin de 2020 ...

  • Les 50 milliards de dollars que le plan Trump met sur la table en faveur des Palestiniens risquent de ne pas être utilisés parce que les dirigeants palestiniens préfèrent continuer de s'enrichir au détriment de leur peuple. Comment s'étonner ensuite que les Arabes - y compris les Palestiniens – qui rêvent d'une vie meilleure, n'aspirent qu'à déménager en Israël ? Comment s'étonner enfin que la plupart des Arabes israéliens ne veuillent pas être rattachés à un État palestinien et réclament de rester en Israël ?

Les deux millions de citoyens arabes d'Israël suscitent l'envie de leurs frères palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza. La ville arabe d'Arraba (photo), en Galilée, au nord d'Israël, offre un exemple éclatant de réussite économique. Avec 26 000 habitants, Arraba est l'une des villes du monde qui compte le plus grand nombre de médecins. (Source image : Yaakov / Wikimedia Commons)

Les Palestiniens qui vivent en Cisjordanie sous contrôle de l'Autorité palestinienne (AP) et dans la bande de Gaza sous le joug du Hamas n'imaginent qu'en rêve d'obtenir un jour la qualité de vie de leurs frères arabes qui résident en Israël.

Pauvreté, chômage, répression sont le lot des populations palestiniennes de Cisjordanie et de Gaza, et cela depuis des décennies. La faute en revient aux dirigeants de l'AP et du Hamas qui ont systématiquement rejeté différents plans de paix qui incluaient la prospérité pour les Palestiniens.

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La Grèce et les Migrants : « Un Baril de Poudre Prêt à Exploser »

par Soeren Kern  •  3 mars 2020

  • « Les gens ont vu leurs propriétés détruites, leurs moutons et leurs chèvres abattus, leurs maisons cambriolées. Il y a quelques années, les 5 000 migrants présents sur l'île laissaient pressentir à chacun que la situation n'était pas très bonne. Maintenant, chacun sait qu'elle est hors contrôle. » - Nikos Trakellis, chef de file des habitants de Moria, sur l'île grecque de Lesbos.

  • « Je crains pour la sécurité des habitants de Lesbos. Pour que la situation change, de nombreux réfugiés doivent être transférés sur le continent. Et si personne ne stoppe l'arrivée de nouveaux migrants en provenance de Turquie, alors nous sommes condamnés ». - Kostas Moutzouris, gouverneur régional de la mer Égée du Nord.

  • Des responsables grecs affirment que le président turc Recep Tayyip Erdoğan manipule lui-même les flux migratoires en direction de la Grèce en fonction des montants financiers et des concessions politiques qu'il a entrepris d'extorquer à l'Union européenne.

  • La Turquie, qui accueille actuellement près de quatre millions de réfugiés syriens, a déclaré qu'elle ne pourrait pas gérer un nouvel exode. Ce pays a menacé l'Europe à plusieurs reprises de rouvrir les vannes.

L'annonce par le gouvernement grec de la mise en chantier de nouveaux camps de migrants sur cinq îles de la mer Égée a suscité un mouvement de colère chez les insulaires, qui craignent que ces installations n'encouragent les migrations de masse en provenance d'Afrique, d'Asie et du Moyen-Orient. Photo : la police anti-émeute à Lesbos fait face aux habitants qui protestent contre la construction d'un nouveau camp de migrants, le 26 février 2020. (Photo Aris Messinis / AFP via Getty Images)

L'annonce faite par le gouvernement grec de construire de nouveaux camps de migrants sur cinq îles de la mer Égée a soulevé une onde de colère chez les insulaires. De nouvelles installations seront perçues en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient comme un encouragement au départ vers l'Europe pensent les insulaires grecs.

Le gouvernement affirme lui, que ces nouveaux camps, qui devraient être opérationnels d'ici juillet 2020, sont nécessaires pour réduire la surpopulation d'autres centres d'accueil qui ont fait l'objet de critiques internationales. Mais les insulaires rétorquent que les migrants devraient être transférés en Grèce continentale.

Le 25 février, plus de 500 habitants de Lesbos ont empêché les ouvriers d'accéder au chantier d'un nouveau camp de migrants à Karava Mantamadou. La police anti-émeute a utilisé des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes pour disperser la foule.

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La haine anti-juive est bien vivante

par Guy Millière  •  1er mars 2020

  • Tout comme dans les années 1930, l'antisémitisme national-socialiste et l'antisémitisme d'extrême droite - et leurs conséquences pour les Juifs - ne présentaient d'intérêt pour personne, l'antisémitisme qui monte en puissance aujourd'hui ne semble intéresser personne.

  • Aucun des pays représentés à la cérémonie de commémoration de l'Holocauste, à l'exception des États-Unis, n'a semblé intéressé par les menaces pesant sur Israël ou par les intentions génocidaires des ennemis du pays.

  • Si, il y a sept décennies, l'existence de l'État d'Israël tout juste né avait dépendu des pays représentés cette année à Jérusalem ... la guerre qui a été immédiatement déclarée au pays aurait été un deuxième Holocauste.

Sur la photo: les dirigeants et les ministres des affaires étrangères du monde entier sont venus à Jérusalem le 23 janvier 2020 pour commémorer le 75e anniversaire de la libération du camp d'extermination d'Auschwitz. (Source de l'image: Getty Images / Pool)

La cérémonie qui s'est tenue à Jérusalem le 23 janvier pour le 75e anniversaire de la libération du camp d'extermination d'Auschwitz a permis de rappeler au monde ce que fut l'Holocauste et de se souvenir de la seule tentative d'exterminer totalement un peuple entier par des moyens industriels, le pire crime à avoir été perpétré dans l'histoire. Ce fut l'occasion pour les dirigeants qui y ont assisté de réaffirmer la nécessité de combattre la haine anti-juive en un moment où, partout sur terre, elle gagne rapidement du terrain.

"L'assassinat de masse de six millions de Juifs, le pire crime de l'histoire de l'humanité, a été commis par mes compatriotes", a humblement déclaré le président allemand Frank-Walter Steinmeier.

On peut néanmoins se demander si ceux qui sont venus sont réellement prêts à mettre leurs actes en accord avec leurs paroles.

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Espagne : la Cour Européenne Approuve les Expulsions Sommaires de Migrants Illégaux

par Soeren Kern  •  25 février 2020

  • Le tribunal de Strasbourg - qui a compétence dans 47 pays européens et dont les décisions obligent les 27 États membres de l'Union européenne - a jugé que les droits de l'homme ne s'appliquent aux migrants - accès à un avocat, à un interprète plus le droit de rester en Europe – que s'ils ont pénétré légalement en territoire européen.

  • Tous ceux qui défendent la souveraineté des États-nations et leur droit de décider de qui est autorisé ou non à résider sur leur territoire considèrent cette décision comme une victoire majeure.

  • « La CEDH a statué qu'un État-nation est en droit de défendre ses frontières. Un État-nation est en droit de renvoyer vers son lieu d'origine, aussi rapidement que possible, toute personne qui viole ses frontières. » - Iván Espinosa de los Monteros, porte-parole du parti Vox, le 13 février 2020.

  • Nul ne peut prédire le caractère dissuasif de la décision de la CEDH. Les migrants usent aujourd'hui d'une extrême violence pour franchir les clôtures frontalières de Ceuta et Melilla. Ils ont recours à des attaques de masse quasi systématiques pour submerger la police des frontières.

Les migrants pratiquent désormais l'attaque de masse contre les clôtures frontalières des enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Leur but est de submerger la police des frontières. Au cours des 18 derniers mois, des milliers de migrants équipés de gants, de chaussures à crampons et de crochets de fortune sont partis à l'assaut des clôtures. Photo : la barrière qui sépare le Maroc de Ceuta, une enclave espagnole en Afrique du Nord. (Photo par Jorge Guerrero / AFP via Getty Images)

La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a jugé que l'Espagne avait agi on ne peut plus légalement en expulsant sommairement deux migrants qui avaient franchi illégalement sa frontière. Cet arrêt historique est de nature à rebattre les cartes de la politique d'immigration en Europe

Le tribunal de Strasbourg qui a compétence dans 47 pays européens et dont les décisions obligent les 27 États membres de l'Union européenne, a jugé que les droits de l'homme ne s'appliquent aux migrants - accès à un avocat, à un interprète et le droit de rester en Europe - que s'ils ont pénétré légalement en territoire européen.

La légalisation des expulsions sommaires de migrants illégaux confère à nouveau aux États-nations européens un pouvoir de décision en matière d'immigration. Tous ceux qui défendent la souveraineté des États-nations et leur droit de décider qui est autorisé ou non à résider sur leur territoire considèrent cette décision comme une victoire majeure.

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Coronavirus : le Décès du Dr Li Wenliang Ebranle la Chine

par Gordon G. Chang  •  16 février 2020

  • L'épidémie qui ravage le pays pourrait être le « Tchernobyl » chinois, la dissimulation d'une catastrophe conduisant finalement à la chute du régime.

  • Les analystes s'attendent à une relance économique de Pékin, mais encore faudrait-il qu'il y ait quelque chose à stimuler. Une économie en panne représente une crise majeure pour un régime dont la seule légitimité est de produire de la prospérité en continu.

  • L'audace des récentes revendications montre que le peuple chinois a moins peur de Xi et du Parti communiste. Rudd et les propagandistes chinois disent que le Parti survivra à la crise provoquée par l'épidémie, mais quand les gens n'ont plus peur, tout peut arriver.

  • « S'ils ne nous donnent pas d'explication, nous n'abandonnerons pas ». Lu Shuyun, la mère du Dr Li Wenliang, exige de savoir pourquoi la police de Wuhan a harcelé son fils alors qu'il tentait de sauver des patients.

  • Dans ce match, misez sur la mère. 1,4 milliard de personnes en colère sont de son côté.

Le Dr Li Wenliang, décédé le 7 février du coronavirus, a été blâmé par le gouvernement chinois, avec sept autres médecins, pour avoir alerté sur le risque épidémique au mois de décembre. Ses efforts courageux lui ont valu d'être accusé de « propagation de fausses rumeurs » et de « perturbation de l'ordre social ». Il a également été brièvement détenu et interrogé. Photo : une veillée pour pleurer Wenliang le 7 février à Hong Kong. (Photo par Anthony Kwan / Getty Images)

Quand les habitants de Wuhan, dans le centre de la Chine, ont appris que le coronavirus avait tué le Dr Li Wenliang, le 7 février, ils ont ouvert leurs fenêtres et hurlé leur douleur. D'autres sont descendus dans les rues pour rendre bruyamment hommage au lanceur d'alerte. Le chagrin et la colère qui se sont exprimés dans les rues, les balcons et sur les réseaux sociaux, ont atteint des niveaux sans précédent en Chine, ces derniers jours.

Li a été blâmé avec sept autres médecins, pour avoir alerté le premier sur le risque épidémique. En décembre, le pouvoir l'a accusé de « propagation de fausses rumeurs » et de « trouble à l'ordre public ». Ses efforts courageux lui ont même valu d'être brièvement détenu et interrogé. Ses geôliers l'ont également obligé à signer une sorte d' « autocritique ». C'est sans doute en tentant de sauver des patients à l'hôpital central de Wuhan que Li a contracté le virus.

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Suède : le Hijab Nommé « Look de l'Année »

par Judith Bergman  •  13 février 2020

  • Les lectrices suédoises du magazine Elle sont évidemment libres de décerner la palme du « Look de l'année » à qui bon leur semble. Mais le choix très déconcertant que ces lectrices, citoyennes d'une nation qui se proclame féministe, opèrent en faveur du hijab se produit au moment où une étude gouvernementale révèle qu'en Suède, le port du hijab est rarement un choix volontaire.

  • « Celles d'entre nous qui ont fui les dictatures de l'apartheid sexuel, ces pays où les femmes risquent leur vie pour protester contre le voile, savent et ont expérimenté ce que signifient les lois sur la chasteté ... notre gouvernement féministe donne la priorité aux droits religieux collectifs plutôt qu'aux droits humains des enfants et des femmes... Tant que les journalistes qui font l'opinion considèreront l'apartheid sexuel comme une "culture" ... l'oppression fondée sur l'honneur se poursuivra ». - Maria Rashidi et Sara Mohammad, militantes des droits de l'homme, Dagens Samhälle, 14 décembre 2019.

Le 20 janvier, la seule médaillée olympique iranienne, Kimia Alizadeh, a quitté l'Iran. « Je suis l'une de ces millions de femmes qu'ils oppriment en Iran depuis des années », a-t-elle écrit. (Photo de Kirill Kudryavtsev / AFP via Getty Images)

Le 20 janvier, la seule médaillée olympique iranienne, Kimia Alizadeh, a quitté l'Iran. « Je suis l'une de ces millions de femmes qu'ils oppriment en Iran depuis des années », a-t-elle écrit.

Le mois dernier, la championne d'échecs de la République islamique, Mitra Hejazipour, 27 ans, a retiré son hijab en plein tournoi d'échecs à Moscou. Elle a immédiatement été chassée de l'équipe nationale d'échecs.

Hejazipour a déclaré qu'elle avait décidé « de ne plus participer à cet horrible mensonge et de ne plus jouer au jeu de « nous aimons le hijab et n'avons aucun problème avec lui »...

« Le hijab crée de nombreuses limitations pour les femmes et les prive de leurs droits élémentaires. Est-ce une protection ? Certainement pas. C'est uniquement et seulement une limitation ».

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