Derniers commentaires et analyses

Le Mariage des Fillettes en Turquie

par Burak Bekdil  •  19 août 2018

  • En Turquie, 40% des filles de moins de 18 ans subissent un mariage forcé, selon le Fonds philanthropique turc.

  • En janvier 2018, un organisme gouvernemental sous tutelle directe du président Recep Tayyip Erdoğan a suggéré que, en accord avec la loi islamique, les filles de 9 ans et les garçons de 12 ans soient autorisés à se marier.

  • Les mots « faible niveau d'éducation » désignent presque toute la Turquie : la durée moyenne de la scolarité ne dépasse pas 6,5 ans.

  • En Turquie, vous pouvez librement abuser une enfant de 13 ans, mais il est interdit de se moquer du président.

Le président de la Turquie de 2007 à 2014, Abdullah Gül (à gauche), était âgé de 30 ans lorsqu'il a épousé sa femme Hayrünnisa (à droite) à l'âge de 15 ans. (Photo par le bureau de presse de l'OTAN via Getty Images)

Où voudriez-vous que soit votre fille quand elle aura 13 ans ? À l'école ? Ou dans le lit d'un homme adulte ? La question ne se pose même pas dans une grande partie du monde. Mais dans les sociétés islamiques, y compris la Turquie non arabe et théoriquement laïque, la réponse est laissée à l'appréciation de chacun. Dans ces pays, le pouvoir politique ne combat pas la tradition patriarcale, il la soutient.

Abdullah Gül, ancien président de la Turquie, ancien allié de l'islamiste Recep Tayyip Erdoğan et cofondateur du parti AKP qui dirige la Turquie depuis 2002, était âgé de 30 ans qui il a épousé Hayrünnisa elle-même âgée de 15 ans. Gül, soutenu par Erdoğan, a été le premier président islamiste de la Turquie.

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L'Espagne, Nouvelle Porte d'Entrée des Migrants en Europe

par Thomas Paul Wiederholen  •  15 août 2018

  • Le gouvernement socialiste espagnol, dirigé par le Premier ministre Pedro Sanchez, a promis la gratuité des soins aux migrants et affirmé qu'il examinera chaque demande d'asile individuellement.

  • « La majorité des migrants illégaux recueillis en Méditerranée ne sont probablement pas des réfugiés au sens de la Convention de Genève ; 70% d'entre eux sont originaires de pays ou de régions qui ne souffrent pas de conflits violents ni de dictatures. » - Extrait d'un rapport de 2017 de la Commission européenne.

  • « Nous avons créé des refuges pour des dizaines de milliers de migrants clandestins, mais des centaines de milliers d'autres migrants se pressent dans notre pays. Les conditions de sécurité se sont gravement détériorées. Terroristes, criminels et trafiquants de main d'œuvre clandestine sont là qui se moquent des droits de l'homme. C'est horrible ! » - Le dirigeant libyen Fayez al-Sarraj.

Sur la photo: Une section de la barrière frontalière entre le Maroc et l'enclave espagnole de Ceuta. (Source de l'image: David Ramos / Getty Images)

Le 26 juillet, environ 800 migrants d'Afrique subsaharienne ont violemment pris d'assaut la clôture métallique qui sépare le Maroc, où ils résidaient illégalement, de l'enclave espagnole de Ceuta. Selon les autorités espagnoles :

« Pour empêcher la Guardia Civil de s'approcher de la brèche qu'ils venaient d'ouvrir dans la clôture, les migrants ... [ont bombardé] les policiers avec des pochettes plastic bourrées d'excréments, de la chaux vive, des bâtons et ont utilisé des aérosols comme lance-flammes. »

Les affrontements ont occasionné de nombreux blessés mais 602 migrants ont réussi à prendre pied en territoire espagnol.

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Le Gouvernement Suédois Finance l'Antisémitisme

par Nima Gholam Ali Pour  •  14 août 2018

  • La municipalité de Malmö subventionne le « Groupe 194 », une organisation qui poste des caricatures antisémites sur Facebook - un Juif s'abreuvant de sang et dévorant un enfant par exemple.

  • En Suède, l'antisémitisme importé du Moyen-Orient est financé par l'argent du contribuable. Quand un scandale finit par éclater, il est géré par les personnes mêmes qui ont contribué à la propagation de l'antisémitisme.

  • Aucune mesure n'est prise aujourd'hui contre la propagation de l'antisémitisme en Suède.

  • L'antisémitisme européen n'a pu être vaincu après la Seconde Guerre mondiale qu'en rejetant et condamnant l'idéologie puis en isolant ses partisans. Le « nouvel » antisémitisme suédois ne pourra être vaincu qu'en isolant ses partisans et marginalisant toutes les organisations qui diffusent de telles idées. Cela signifie que les financements publics, directs et indirects, de ces organisations doivent cesser. Tant que cela ne se produira pas, les Juifs de Suède continueront à vivre dans la peur et l'insécurité.

La synagogue de Göteborg, en Suède, a fait l'objet d'un incendie criminel le 9 décembre 2017. (Source de l'image: Lintoncat / Wikimedia Commons)

Malmö et toutes les grandes villes suédoises sont considérées comme peu sures pour les juifs ; et l'antisémitisme qui sévit en Suède a attiré l'attention internationale. La Suède mérite-t-elle vraiment cette mauvaise réputation ou y a-t-il un malentendu ?

En décembre 2017, quand le président américain Donald J. Trump a reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël, des manifestations ont eu lieu à Malmö. Des manifestants, souvent d'origine arabe, ont crié : « Rendez-nous notre liberté et nous allons abattre les Juifs » ; au cimetière juif, un lieu de prière a été attaqué à coup de bombes incendiaires. À Göteborg, la synagogue de la ville a également été attaquée à coup de bombes incendiaires.

Le journal local de Malmö, Kvällsposten , a décrit comment la communauté juive de Malmö - pas des Israéliens, mais des Suédois de confession juive - tente de se protéger:

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L'UE est incapable de neutraliser les sanctions américaines contre l'Iran

par Soeren Kern  •  9 août 2018

  • « Quiconque fera des affaires avec l'Iran ne fera PAS d'affaires avec les Etats-Unis. » - Le président américain Donald J. Trump.

  • « L'UE demande à ses plus grandes entreprises de risquer la totalité du gâteau pour quelques miettes supplémentaires. » - Samuel Jackisch, correspondant à Bruxelles du groupe audiovisuel public allemand ARD.

  • « Les amendes se chiffrent en milliards de dollars et représentent un risque qu'il est inutile de courir pour un petit contrat ou pour faire plaisir à un gouvernement européen. » - Un banquier d'investissement cité par Reuters.

Dans une déclaration commune, Federica Mogherini (photo) et les ministres des Affaires étrangères français, allemand et britannique ont ouvertement reconnu que l'accord sur le nucléaire iranien ne valait que pour son intérêt financier et visait à protéger les entreprises européennes des sanctions américaines. (Photo de Dean Mouhtaropoulos / Getty Images)

L'Union européenne a institué de nouvelles dispositions règlementaires pour protéger les entreprises européennes des sanctions américaines contre l'Iran. La mesure, accueillie avec scepticisme par les médias économiques et financiers européens, a peu de chances de faire effet : elle propose aux entreprises européennes de mettre en péril leurs intérêts commerciaux sur le marché américain pour des profits restreints sur le marché iranien.

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La Grande Bretagne Discrimine les Réfugiés Chrétiens

par Judith Bergman  •  8 août 2018

  • Début 2018, l'ONU avait demandé à la Grande-Bretagne d'accueillir 1 358 réfugiés syriens - dont quatre chrétiens. La Grande-Bretagne a accepté 1 112 réfugiés musulmans, mais a refusé les chrétiens.

  • « Les statistiques de l'année dernière démontrent à l'évidence qu'aucun biais méthodologique ne peut servir d'excuse. Un schéma discriminatoire est bel et bien en place auquel le gouvernement a l'obligation légale de remédier." – Lettre de Lord David Alton de Liverpool adressée au ministre britannique de l'Intérieur, Sajid Javid.

  • Quelles initiatives, autres que des mots creux, le gouvernement britannique entend-il mettre en place pour remédier aux problèmes existants et empêcher que ces problèmes ne se reproduisent ?

Début 2018, l'ONU avait recommandé à la Grande-Bretagne d'accueillir 1 358 réfugiés syriens, dont quatre chrétiens. Le Home Office a accueilli 1 112 réfugiés musulmans, et a refusé les chrétiens. (Photo de Peter Macdiarmid / Getty Images)

Le gouvernement britannique semble soudain soucieux de montrer qu'il a à cœur le sort des chrétiens persécutés. Le Premier ministre Theresa May a déclaré au Parlement le 18 juillet dernier :

« Notre gouvernement soutient les chrétiens persécutés ou qu'ils se trouvent dans le monde et continuera de leur venir en aide. Il est difficile de comprendre qu'aujourd'hui encore des chrétiens sont attaqués et assassinés en raison de leur religion. Mais nous sommes déterminés à défendre la liberté de croyance et la liberté pour chacun de pratiquer le culte de son choix dans la paix et la sécurité ».

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Allemagne: les Salafistes Montent en Puissance

par Soeren Kern  •  7 août 2018

  • « Les salafistes se considèrent comme les défenseurs d'un islam des origines, inaltéré ... Les salafistes prônent une « théocratie » en accord avec leur interprétation des règles de la charia, une théocratie ou l'ordre démocratique libéral ne s'applique plus. » - Rapport annuel de l'Office fédéral allemand pour la protection de la Constitution (BfV).

  • « Sous couvert d'aide humanitaire, les islamistes ont réussi à radicaliser les migrants. Dès le début, les salafistes ont tenté de s'approcher au plus près des migrants. Ils ont visité les centres d'accueil pour réfugiés et ont offert leur aide. Ils n'ont pas ciblé seulement les adultes, mais aussi les adolescents non accompagnés, particulièrement vulnérables aux activités missionnaires salafistes en raison de leur situation et de leur âge. » - Rapport annuel de l'Office fédéral allemand pour la protection de la Constitution (BfV).

  • Le rapport BfV établit un lien direct entre la hausse de l'antisémitisme en Allemagne et la montée en puissance des mouvements islamistes dans le pays : « L'image du judaïsme ennemi constitue un pilier central de la propagande de tous les groupes islamistes ... Ce qui représente un défi important pour la coexistence pacifique et la tolérance en Allemagne. »

Sur la photo: le 9 juillet 2011 à Hambourg, des milliers de sympathisants écoutent le discours du prédicateur salafiste Pierre Vogel. (Photo par Christian Augustin / Getty Images)

Le nombre de salafistes a doublé en Allemagne au cours des cinq dernières années. Selon l'agence de renseignement allemande BfV, les salafistes ont passé pour la première fois la barre des 10 000. BfV estime que l'Allemagne abrite plus de 25 000 islamistes, dont près de 2 000 représentent une menace immédiate.

Les derniers chiffres du rapport annuel de l'Office fédéral pour la protection de la Constitution (Bundesamt für Verfassungsschutz, BfV), ont été présentés par le ministre de l'Intérieur Horst Seehofer et le président du BfV Hans-Georg Maaßen, à Berlin, le 24 juillet.

Le rapport, considéré comme l'état des lieux le plus important de la situation sécuritaire de l'Allemagne dresse un tableau pour le moins très sombre. Le BfV estime que le nombre d'islamistes en Allemagne est passé de 24.425 en 2016 à 25.810 à fin 2017.

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Réguler l'Immigration : le Modèle Australien

par Giulio Meotti  •  30 juillet 2018

  • « Les Européens pensent qu'il est facile à l'Australie de contrôler ses frontières, mais c'est l'excuse qu'ils se donnent pour justifier leur inaction. » - Jim Molan, général de division (à la retraite) et concepteur de la politique d'asile australienne.

  • « Des centaines, voire des milliers d'Africains se noient en tentant d'arriver en Europe ... [La] seule façon d'arrêter les morts est en fait d'arrêter les bateaux ». - L'ancien Premier ministre australien Tony Abbott.

  • « Ma longue expérience de la politique en Australie m'a appris que chaque fois qu'un gouvernement place l'immigration sous contrôle, il a l'opinion publique contre lui. Quand il se montre laxiste, c'est l'hostilité à l'immigration qui augmente. » - L'ancien Premier ministre australien John Howard.

  • Il est épouvantable de vivre dans un pays où la gouvernance laisse (au mieux) à désirer et ou les opportunités économiques sont réduites. Les migrants qui partent à la recherche d'une vie meilleure savent qu'ils risquent leur vie. Mais si l'Occident ne veut pas être débordé, il doit prendre en main ces problèmes.

L'Australie envoyait les immigrants illégaux au Centre de traitement régional de Manus en Papouasie-Nouvelle-Guinée qui a été formellement fermé le 31 octobre 2017. (Source de l'image: Ministère de l'Immigration et de la Citoyenneté d'Australie)

Il y a quatre ans, le gouvernement australien s'est attiré un déluge de critiques pour avoir conçu et diffusé une publicité qui visait à décourager les demandeurs d'asile illégau. « No Way » (« Pas Question ») pouvait-on lire sur l'affiche. « Vous ne ferez pas votre vie en Australie ! Si vous embarquez pour l'Australie sans visa, vous n'aborderez jamais en Australie. Tout navire surpris illégalement dans les eaux territoriales australiennes sera intercepté et ramené au-delà de nos frontières ».

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Migration de masse : « Le dissolvant mortel de l'UE »

par Giulio Meotti  •  28 juillet 2018

  • Aujourd'hui, 510 millions d'Européens font face à 1,3 milliard d'Africains. Si lesdits Africains prennent exemple sur les Mexicains partis à l'assaut des États-Unis par exemple, « dans trente ans ... l'Europe comptera entre 150 et 200 millions d'Afro-Européens, contre 9 millions aujourd'hui ». Smith nomme ce scénario « l'Eurafrique ».

  • Le déjà controversé système de quotas pour les migrants a échoué. La Cour européenne des droits de l'homme a condamné la Hongrie pour la mise en détention des migrants. Les gouvernements européens ne peuvent ni empêcher, ni expulser, ni arrêter et encore moins rapatrier les migrants. Que suggèrent donc les autorités de Bruxelles ? Amener tout le monde en Europe ?

  • Selon une tribune signée entre autres par l'ancien président français Nicholas Sarkozy et l'ancien Premier ministre français Manuel Valls, les Français juifs sont victimes d'une forme de nettoyage ethnique.

À l'occasion d'un sommet qui a eu lieu le 21 juin, le chancelier autrichien Sebastian Kurz (deuxième à partir de la gauche) a été invité à rejoindre les dirigeants des quatre pays du « Groupe de Visegrad » (République tchèque, Hongrie, Pologne et Slovaquie). Les migrations de masse et la protection des frontières étaient en tête de l'ordre du jour. (Source de l'image : Bureau du Chancelier fédéral autrichien)

« Loin de conduire à la fusion, la crise migratoire mène l'Europe à la fission », a récemment écrit Niall Ferguson, professeur d'histoire à Stanford. « Il est de plus en plus évident que la question migratoire sera considérée par les futurs historiens comme le dissolvant mortel de l'UE ». Semaine après semaine, la prédiction de M. Ferguson prend corps.

Non seulement l' Europe se fissure au fur et à mesure que progresse le courant anti-immigration, mais la crise migratoire a poussé le gouvernement italien, et d'autres gouvernements dont l'Autriche, à considérer l'Europe sans frontières de Schengen, le plus symbolique des projets européens de l'après Seconde Guerre mondiale, comme une zone « à risque ».

L'immigration pousse aujourd'hui à la redéfinition du contrat intra-européen.

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Les Dysfonctionnements Structurels de l'Expulsion en Allemagne

par Soeren Kern  •  22 juillet 2018

  • La demande d'asile d'Aidoudi a été rejetée en 2007 après que des allégations aient été formulées sur sa formation militaire dans une base jihadiste d'Al-Qaïda en Afghanistan entre 1999 et 2000. Au cours de cette formation, il aurait été garde du corps d'Oussama ben Laden.

  • Le gouvernement de Rhénanie-du-Nord-Westphalie a confirmé que de nombreuses années durant, Aidoudi a reçu chaque mois 1 168 euros de l'aide sociale et de l'aide sociale à l'enfance.

  • « Les salafistes comme Sami A. n'ont rien à faire en Allemagne et devraient être expulsés ; l'Allemagne ne devrait pas être un havre pour djihadistes à la retraite ». - Alexander Dobrindt, membre du Bundestag allemand.

Sami Aidoudi (à gauche) vivait en Allemagne depuis 1997. Il a été expulsé vers son pays natal, la Tunisie, le 13 juillet 2018. Il est accusé d'avoir suivi une formation militaire dans un camp djihadiste d'Al-Qaïda en Afghanistan entre 1999 et 2000. Il aurait également servi comme gardes du corps d'Oussama ben Laden (à droite) pendant son entraînement. (Sources de l'image : Aidoudi - Capture d'écran vidéo de SpiegelTV, Bin Laden - Wikimedia Commons)

Un tribunal de Gelsenkirchen a jugé « grossièrement illégale » l'expulsion d'un islamiste passé aux aveux – et soupçonné d'avoir été un garde du corps de l'ancien chef d'Al-Qaïda Oussama ben Laden. La cour a ordonné son retour en Allemagne.

L'affaire a mis en lumière le dysfonctionnement structurel du système d'expulsion allemand et vérifié les fondements droits-de-l'hommiste de la décision judiciaire en Allemagne. Une justice basée sur les droits de l'homme rend l'expulsion des migrants illégaux pratiquement impossible, y compris ceux qui menacent la sécurité collective.

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L'implacable radicalisation de la Suède

par Judith Bergman  •  15 juillet 2018

  • Une récente étude sur le salafisme menée par l'Université suédoise de la Défense cite des rapports de police qui font état de menaces proférées par des enfants musulmans à l'encontre de leurs camarades de classe : ils leur trancheront la gorge et, pour étayer leurs propos, ils montrent les images de décapitations qu'ils gardent sur leur téléphone portable.

  • « Nombre de femmes mènent ici [une vie] pire que celle qui aurait été la leur au pays d'origine » - Un travailleur social suédois.

  • L'incapacité – aveuglement volontaire serait plus juste – à comprendre que le terrorisme djihadiste ne naît pas du vide, mais se nourrit d'environnements particuliers, n'est pas propre à la Suède. L'insistance de tant de responsables européens et occidentaux à qualifier ces attaques terroristes de « maladie mentale » illustre parfaitement le problème.

Une récente étude de l'Université suédoise de la Défense brosse un sombre tableau de la radicalisation des musulmans de Suède. (I99pema / Wikimedia Commons)

Une récente étude [1] de l'Université suédoise de la Défense sur le salafisme, dresse un sombre tableau de la radicalisation en cours des musulmans en Suède.

Les Salaf sont les « pieux ancêtres » qui ont formé les trois premières générations de disciples de Mahomet ; au cours des dernières décennies, cette idéologie a fini par être associée avec Al-Qaïda et l'Etat islamique, ainsi qu'avec des succursales locales d'Al-Qaïda. L'étude menée par l'Université de la Défense suédoise montre que la pratique d'un islam « pur » tel qu'il existait au temps des premiers adeptes de Mahomet amène les salafistes à rejeter la société occidentale : « Tous les salafistes ne sont pas djihadistes, mais tous les djihadistes sont salafistes ».[2]

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La Communauté Internationale Détourne le Regard du Génocide des Chrétiens au Nigeria

par Raymond Ibrahim  •  11 juillet 2018

  • Depuis le début de 2018, plus de 6 000 chrétiens ont été assassinés.

  • « Les islamistes du nord du Nigeria semblent déterminés à transformer le Nigeria en un sultanat islamique et à remplacer la démocratie libérale par la charia érigée en idéologie nationale. Leur but est d'abolir la Constitution et de faire de la charia la source de toute législation ». - National Christian Elders Forum (Forum des Ainés), une branche de l'Association des Chrétiens du Nigeria.

  • Le gouvernement nigérian et la communauté internationale n'ont pas levé le petit doigt pour remédier à la situation. Ce laisser faire n'a rien de surprenant : ils sont incapables de lier le problème à ses racines, à savoir l'idéologie intolérante du djihad.

Willie Obiano, gouverneur de l'État d'Anambra au Nigéria, (au centre), rend visite au survivant blessé d'une attaque meurtrière contre l'église catholique St. Philip à Ozubulu, le 11 août 2017. (Source de l'image : Capture d'écran vidéo de Channels TV).

L'Association des Chrétiens du Nigeria a évoqué un « pur génocide » quand elle a appris que, à nouveau, des musulmans avaient tué 238 chrétiens et profané plusieurs églises, la semaine dernière, dans l'ouest du pays. Depuis le début de 2018, plus de 6.000 chrétiens ont été assassinés au Nigéria.

Selon l'Association des Chrétiens qui regroupe les diverses confessions chrétiennes du Nigeria, « il ne fait aucun doute que ces attaques visent au nettoyage ethnique, à l'accaparement du patrimoine des chrétiens et à l'expulsion par la force des chrétiens loin de leurs terres ancestrales. »

La déclaration condamne les récentes attaques « où plus de 200 personnes ont été brutalement tuées et nos églises détruites sans aucune intervention des services de sécurité malgré les appels au secours qui leur ont été adressés ».

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Allemagne : « Décapiter » la Liberté de la Presse ?

par Stefan Frank  •  10 juillet 2018

  • Si l'intention des autorités était de censurer l'information et de garder la décapitation sous le boisseau, l'échec est patent. La médiatisation de la descente de police a fait que des milliers de personnes ont vu la vidéo et des centaines de milliers ont compris que la censure avait été bâclée.

  • La municipalité de Hambourg essaie toujours de dissimuler l'information. Quand, entre autres choses, [le parti AfD] a cherché à savoir si l'enfant avait été décapité, l'administration - en violation de son devoir constitutionnel - a refusé de répondre. Elle a aussi censuré les questions en caviardant des phrases entières.

  • Libre à chacun de deviner pourquoi la décapitation devait être gardée secrète Mais la facilité avec laquelle les autorités allemandes ont entrepris de censurer l'information et de punir les blogueurs qui diffusent des informations indésirables, laisse pantois. Une vaste palette d'outils juridiques est à leur disposition. Et peu importe que l'article de loi auquel ils ont eu recours stipule explicitement qu'il n'a pas à s'appliquer au « reportage d'événements contemporains ».

La police interroge des témoins du double meurtre à la station de métro Jungfernstieg à Hambourg, en Allemagne. (Source de l'image: Capture d'écran vidéo de Daniel J./Heinrich Kordewiner)

Dans une apparente tentative de dissimuler un double homicide à Hambourg (Allemagne), les autorités ont censuré l'information. Elles ont également perquisitionné l'appartement de la personne qui a filmé le meurtre et le logement du blogueur qui a posté la vidéo sur YouTube.

Ce meurtre a fait les gros titres dans les médias du monde entier. Il a été commis le 12 avril au matin. L'agresseur, Mourtala Madou, un immigré clandestin de 33 ans, originaire du Niger, a poignardé son ex-petite amie allemande, Sandra P., et leur fille âgée de un an, Miriam, dans une station du métro de Hambourg. L'enfant est mort sur le coup ; la mère est décédée un peu plus tard, à l'hôpital. Le fils de Sandra, âgé de trois ans, a été le témoin des meurtres.

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Le Canada Soutient et Infantilise les Djihadistes

par Judith Bergman  •  8 juillet 2018

  • Le Royaume-Uni a déchu de leur nationalité les djihadistes de l'EI afin de bloquer leur retour ; le gouvernement canadien lui, est prêt à mettre les moyens (et même les grands moyens) pour « faciliter » le rapatriement de ses nationaux.

  • Les tentatives de déradicalisation ont échoué partout dans le monde. Ainsi, au Royaume-Uni, un récent rapport gouvernemental montre que la grande majorité des programmes de déradicalisation non seulement n'ont rien donné, mais se sont aussi révélés contreproductifs. Ceux chargés de mener ces programmes «... ont refusé d'aborder certains sujets avec les djihadistes de crainte que les questions de race et de religion ne soient jugées discriminatoires ».

  • En France, le seul et unique centre de déradicalisation du pays a fermé ses portes en septembre 2017 après un an de fonctionnement. Non seulement il n'a « déradicalisé » personne, mais trois stagiaires se seraient comportés comme si le centre était une « académie du djihad ».

Le gouvernement canadien est prêt à déployer les grands moyens pour « faciliter » le retour des djihadistes canadiens. Pourtant les tentatives de déradicalisation menées dans différents pays occidentaux se sont souvent révélées inefficaces. En France, le premier et unique centre de déradicalisation du pays (photo) a fermé ses portes en septembre 2017 sans avoir « déradicalisé » personne. (Source de l'image: 28 minutes - Capture d'écran vidéo ARTE)

Les Canadiens qui se rendent à l'étranger dans le but de participer à des actions terroristes - les djihadistes pour ne pas les nommer – bénéficient d'un « droit au retour » selon des documents gouvernementaux rendus publics par Global News. Mieux qu'un droit de retour, car « ... même s'ils ont été engagés dans des activités terroristes, le gouvernement se fait une obligation de faciliter leur retour au Canada » indique clairement l'un des documents.

Selon les statistiques gouvernementales, 190 citoyens canadiens ont rejoint volontairement des groupes terroristes à l'étranger. Soixante sont revenus, mais la majorité se trouve encore en Syrie et en Irak. La police s'attend à un nouvel afflux de rapatriés au cours des deux prochains mois.

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Les Pays-Bas votent l'interdiction de la burqa

par Soeren Kern  •  5 juillet 2018

  • « Le visage ne saurait être dissimulé en société ; nos visages nous confèrent une identité et sont un moyen fondamental de communiquer avec les autres. » - Geert Wilders, Parti pour la liberté (PVV).

  • Pour le ministre néerlandais de l'Intérieur, Kajsa Ollongren, la nouvelle loi représente « un juste équilibre » entre « la liberté laissée à chacun de s'habiller comme il le souhaite » et « l'intérêt général de préserver l'échange et la sécurité ». Loin de violer les droits fondamentaux a-t-elle ajouté, l'obligation de montrer son visage donnera aux femmes musulmanes « une vie sociale plus large, plus de possibilités de contact, plus de communication et d'opportunités sur le marché du travail ».

  • La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a validé à deux reprises la légalité des interdictions de la burqa, ce qui rend improbable l'annulation de l'interdiction néerlandaise devant un tribunal.

Sur la photo: Une personne portant un voile intégral islamique à La Haye, Pays-Bas. (Source de l'image: Patrick Rasenberg / Flickr CC par NC 2.0)

Le Sénat néerlandais a approuvé la loi qui interdit le port de « vêtements couvrant le visage » dans les bâtiments publics, y compris les hôpitaux, les écoles et les bureaux du gouvernement, ainsi que dans les transports publics.

Bien que l'interdiction de masquer le visage n'ait pas été étendue pas aux rues, la loi autorise la police à demander aux personnes voilées de se dévoiler aux fins de vérification d'identité.

L'interdiction vise les vêtements islamiques tels que la burqa (couvrant tout le visage) et les niqabs (qui couvrent tout le visage sauf les yeux), ainsi que les cagoules et les casques intégraux. Tout contrevenant sera soumis à une amende de 410 euros (475 dollars).

Adoptée initialement par la Chambre des représentants néerlandaise en novembre 2016, la nouvelle loi a été votée au Sénat le 26 juin 2018 par 44 voix contre 31. Le Sénat compte 75 représentants.

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Pour les Palestiniens, il n'existe qu'un seul plan de paix possible

par Bassam Tawil  •  3 juillet 2018

  • Les Palestiniens ne veulent rien avoir à faire avec le plan du président Trump, car ils savent que leurs demandes ne seront jamais satisfaites. Les Palestiniens ne pinaillent pas sur le tracé d'une frontière ou d'une implantation juive ; ils ne disent pas non au plan de paix à cause d'un checkpoint ou du statut de Jérusalem. Les Palestiniens sont contre le plan de Trump - et toute autre initiative de paix - parce qu'ils ont autre chose en tête.

  • Les deux partis palestiniens, l'Autorité palestinienne et le Hamas, peuvent bien être en désaccord sur à peu près tout, ils se rejoignent sur un point : l'élimination d'Israël. Le seul plan de paix acceptable pour les dirigeants palestiniens actuels serait celui qui faciliterait la poursuite du djihad contre Israël dans le but de l'anéantir.

  • Si Jared Kushner et Jason Greenblatt souhaitent en apprendre un peu plus sur les vraies ambitions des Palestiniens, ils feraient bien d'assister à un sermon dans une mosquée le vendredi ou d'opérer une halte dans une école en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Peut-être verront-ils alors qu'aucun plan de paix au monde ne peut contrer le poison injecté quotidiennement dans le cœur et l'esprit des Palestiniens et de leurs enfants.

Au cours des six derniers mois, le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et ses principaux associés ont non seulement refusé de rencontrer le moindre responsable de l'administration américaine, mais ils ont aussi lancé une campagne de dénigrement et d'incitation à la haine contre le président Trump et les hauts responsables américains. Sur la photo : les envoyés présidentiels américains Jason Greenblatt (à gauche) et Jared Kushner (au centre) s'entretiennent avec Abbas (à droite) le 22 juin 2017 à Ramallah. Lors de la réunion, Abbas a rejeté leur demande d'arrêter les paiements aux terroristes et à leurs familles. (Photo par Thaer Ghanaim / PPO via Getty Images)

Les Palestiniens n'ont jamais eu la possibilité de parcourir le plan de paix du président américain Donald Trump pour le Moyen-Orient. Ils ne savent rien d'un plan qui n'a toujours pas été rendu public.

Cela ne les a pas empêchés de rejeter catégoriquement ce plan dont aucun détail n'a encore été rendu public - une opposition que les Palestiniens ont réitéré cette semaine encore pendant que les envoyés américains, Jared Kushner et Jason Greenblatt, visitaient Israël et un certain nombre de pays arabes.

Le plan Trump semble pas encore finalisé et, à ce titre, n'a officiellement été présenté à aucune des parties prenantes du conflit israélo-arabe. Kushner et Greenblatt travaillent sur le plan depuis plusieurs mois ; leur tournée actuelle dans la région s'inscrit dans le cadre d'arrangements avec la Jordanie et l'Égypte.

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