Derniers commentaires et analyses

La Suède ou Comment Blanchir l'Antisémitisme Officiel

par Nima Gholam Ali Pour  •  17 août 2019

  • A Malmö, l'antisémitisme affiché des élus social-démocrates n'a plus rien de répréhensible. Le parti social-démocrate a certes affiché quelques regrets, mais personne n'a dû démissionner.

  • Le « devoir de mémoire » ne devrait pas se réduire à une séance de photos sur l'Holocauste. Si les élus de Malmö veulent se dédouaner ils doivent utiliser l'Holocauste pour lutter contre les conditions qui ont rendu l'Holocauste possible : la normalisation de l'antisémitisme.

  • Les sociaux-démocrates suédois et européens, ont contribué à la normalisation de l'antisémitisme ; tout comme le parti travailliste britannique de Jeremy Corbyn.

Malmö, troisième plus grande ville de Suède, est réputée pour la vigueur de l'antisémitisme qui y règne. Et il n'est pas certain que les sociaux-démocrates au pouvoir aient réellement la volonté politique ou morale de s'y opposer. Photo : la mairie de Malmö. (Source image : Hajotthu / Wikimedia Commons)

Malmö, troisième plus grande ville de Suède, est réputée pour son virulent antisémitisme. Que les juifs soient de plus en plus nombreux à ne plus s'y sentir en sécurité, n'a rien d'étonnant. Les sociaux-démocrates au pouvoir ne témoignent pas d'une réelle volonté politique ou morale de s'y opposer.

Ilmar Reepalu, ancien maire de Malmö, a été accusé d'antisémitisme à plusieurs reprises. D'autres personnalités social-démocrates, comme Adrian Kaba, ont développé dans le passé des théories du complot antisémite. Le 1 er mai 2019, jour de la fête internationale du travail, la Ligue de la jeunesse social-démocrate de Malmö a défilé aux cris de : « écrasez le sionisme ».

La particularité de tous ces scandales est que personne n'a eu à en payer le prix. A Malmö, un élu social-démocrate ne court aucun risque à afficher son antisémitisme. Officiellement, son parti regrette publiquement tel ou tel incident, mais personne n'est poussé à la démission.

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Comment le Hamas et l'Iran Planifient l'Elimination d'Israël

par Bassam Tawil  •  13 août 2019

  • « Les juifs sont partout. Nous devons attaquer tous les juifs de la Terre ! Nous devons les massacrer et les tuer, avec l'aide d'Allah. Nous allons les lacérer et les mettre en pièces. » - Fathi Hammad, haut responsable du Hamas, lors d'un rassemblement près de la frontière entre Gaza et Israël, le 14 juillet 2019.

  • Les déclarations de Haniyeh sont concomitantes à la visite en Iran d'une délégation du Hamas. Dirigée par le terroriste palestinien Saleh Arouri, la délégation s'est entretenue plusieurs jours durant avec les dirigeants iraniens sur les moyens de renforcer les relations entre les deux parties.

  • Si l'archi-terroriste du Hamas réussit à obtenir davantage de fonds de l'Iran, le Hamas, le Jihad islamique et d'autres groupes terroristes de la bande de Gaza auront les moyens d'intensifier leurs activités terroristes contre Israël. Empêcher le Hamas de « massacrer » chaque juif passe par un renforcement des sanctions internationales contre l'Iran et tout autre moyen de pression, avant qu'il ne soit trop tard.

Dans le lexique du Hamas, le lancer de cerfs-volants incendiaires sur les fermes et villages israéliens près de la frontière avec Gaza est défini comme une « résistance pacifique ». Photo : le 15 mai 2018, à Nahal Oz, près de la frontière avec Gaza, des pompiers tentent d'éteindre un champ de blé incendié par un cerf-volant du Hamas. (Source image : Lior Mizrahi / Getty Images)

Le Hamas, groupe terroriste palestinien qui contrôle la bande de Gaza, aurait-il abandonné son objectif de détruire Israël pour accepter finalement une solution à deux États ?

C'est ce que certains médias arabes ont tenté de faire croire. Le 20 juillet, les manchettes de médias arabes ont annoncé que le Hamas avait soudain changé de politique et ne cherchait plus à anéantir Israël. Ces médias ont même donné le sentiment que le Hamas présentait un nouveau plan de paix avec Israël.

Citant Ismail Haniyeh, le chef du Hamas, plusieurs médias arabes ont annoncé que le groupe terroriste était désormais favorable à une solution à deux États. « Le Hamas ne s'oppose pas à la création d'un Etat [palestinien] aux frontières de 1967 », ont claironné certains titres.

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« La Suède est en guerre »

par Judith Bergman  •  12 août 2019

  • En 2017, un rapport de police intitulé « Utsatta områden 2017 » (« Zones sensibles 2017 ») révélait l'existence de 61 zones de ce type en Suède, lesquelles sont aussi appelées no-go zones. Ces ghettos peuplés d'immigrants non européens et de leurs enfants ont donné naissance à près de 200 réseaux criminels, composés d'environ 5 000 criminels.

  • En mars, le Centre national de police scientifique suédois a estimé que depuis 2012, le nombre de meurtres ou de tentatives de meurtre par armes à feu avait augmenté de près de 100%.

  • « La Suède est en guerre et la faute en revient à la classe politique. Cinq nuits d'affilée, des voitures ont été incendiées dans la ville universitaire de Lund. Depuis quinze ans, des actes aussi insensés se sont produits des centaines de fois à différents endroits en Suède. De 1955 à 1985, pas une seule voiture n'a brulé à Malmö, Göteborg, Stockholm ou Lund ... Aucun de ces criminels ne mourait de faim ni n'était privé d'accès à l'eau potable. Ils ont un toit au-dessus de la tête, et bénéficient de la gratuité scolaire. [...]. Ils ne vivent pas dans des taudis [...]. Cela s'appelle l'éducation et des milliers de filles et de garçons suédois en sont dépourvus aujourd'hui. » - Björn Ranelid, écrivain suédois, Expressen, 5 juillet 2019.

En mars, le Centre national de police scientifique suédois a estimé que depuis 2012, le nombre de meurtres ou tentatives de meurtre par armes à feu avait augmenté de près de 100%. (Source image : iStock)

En 2018, la Suède a connu un nombre record de fusillades mortelles, 306 en tout. Quarante-cinq personnes ont été tuées et cent trente-cinq autres blessées. Ces crimes ont eu lieu un peu partout dans le pays, mais un bon nombre d'entre eux est concentré au sud du pays, près de Malmö. En mars, le Centre national de police scientifique suédois a estimé que depuis 2012, le nombre de meurtres ou de tentatives de meurtre par armes à feu a augmenté de près de 100%. Le Centre a également constaté que l'arme la plus fréquemment utilisée lors de ces fusillades était le fusil d'assaut Kalachnikov. « Il s'agit d'une des armes les plus fabriquées au monde et elle est utilisée dans de nombreux conflits », a déclaré le responsable du Centre national de police scientifique, Mikael Högfors. « Quand les conflits cessent, ces armes arrivent en contrebande en Suède ».

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La France s'enfonce lentement dans le chaos

par Guy Millière  •  11 août 2019

  • Le président Macron n'a jamais dit à ceux qui ont perdu un œil ou une main... qu'il regrette l'extrême brutalité dont a fait preuve la police. Il a par contre demandé au Parlement français d'adopter une loi qui abolit presque complètement le droit de manifester et la présomption d'innocence, et qui permet d'arrêter n'importe qui, n'importe où, même sans motif. La loi a été adoptée.

  • En juin, le Parlement français a adopté une autre loi qui punit sévèrement quiconque dit ou écrit quoi que ce soit qui puisse être considéré comme un "discours de haine". La loi est si vague qu'un juriste américain, Jonathan Turley, s'est senti obligé de réagir. "La France", a-t-il écrit, "est devenue l'une des plus grandes menaces internationales contre la liberté d'expression".

  • La préoccupation principale de Macron et du gouvernement français ne semble pas être le risque d'émeutes, le mécontentement de la population, la disparition du christianisme, la désastreuse situation économique du pays, ou l'islamisation et ses conséquences. C'est plutôt le changement climatique.

Le président Macron ne dit jamais à ceux qui ont perdu un œil ou une main... qu'il regrette l'extrême brutalité dont a fait preuve la police. Il a demandé au Parlement français d'adopter une loi qui abolit presque complètement le droit de manifester et la présomption d'innocence, et qui permet d'arrêter n'importe qui, n'importe où, même sans motif. La loi a été adoptée. (Photo de Kiyoshi Ota - Pool / Getty Images)

Paris, Champs-Élysées. 14 juillet. Fête nationale. Juste avant que commence défilé militaire, le président Emmanuel Macron descend l'avenue dans une voiture officielle pour saluer la foule. Des milliers de personnes rassemblées le long de l'avenue crient " Macron démission", huent et lancent des insultes.

À la fin du défilé, quelques dizaines de personnes lâchent des ballons jaunes dans le ciel et distribuent des tracts disant: "Les gilets jaunes ne sont pas morts." La police les disperse rapidement et fermement. Quelques instants plus tard, des centaines d'anarchistes «Antifa» arrivent, jettent des barrières de sécurité sur la chaussée pour tenter d'ériger des barricades, allument des feux et détruisent les devantures de plusieurs magasins. La police a du mal à maîtriser la situation, mais en début de soirée, au bout de quelques heures, elle rétablit le calme.

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La Turquie Menace de Relancer la Crise des Migrants en Europe

par Soeren Kern  •  8 août 2019

  • « Nous sommes confrontés à la plus grande vague migratoire de l'histoire. Si nous décidons d'ouvrir les vannes, aucun gouvernement européen ne survivra plus de six mois. Nous leur conseillons de ne pas mettre notre patience à l'épreuve. » - Le ministre turc de l'Intérieur, Süleyman Soylu.

  • « L'adhésion à l'UE est un objectif prioritaire de la Turquie ... La finalisation du processus de libéralisation du régime des visas, qui permettra aux citoyens turcs de traverser l'espace Schengen sans visa, est notre première priorité. » - Communiqué du ministère des Affaires étrangères de Turquie, le 9 mai 2019.

  • « La Turquie est en Asie mineure, elle n'est pas en Europe ... La Turquie n'a pas vocation à adhérer à l'Europe. J'ai toujours été sur cette position, c'est une position de bon sens. Cela ne veut pas dire que je suis contre les Turcs, mon Dieu ! les Turcs, nous en avons besoin, ce sont des alliés dans le cadre de l'Otan ... Mais quand on expliquera que la Turquie est en Europe, on expliquera aux écoliers européens que la frontière européenne est en Syrie. Où est le bon sens ?... Si on dit que la Turquie est un pays européen, c'est qu'en vérité on veut la mort de l'Europe ». - L'ancien président français Nicolas Sarkozy.

Si les ressortissants turcs ne sont pas autorisés à voyager sans visa au sein de l'Union européenne, la Turquie menace de rouvrir les vannes de la migration de masse vers l'Europe. La Turquie accueille actuellement environ 3,5 millions de migrants et de réfugiés - principalement des Syriens, des Iraquiens et des Afghans. Un grand nombre de ces personnes migreraient probablement en Europe, si la possibilité leur en était donnée. Photo : le camp de réfugiés Adiyaman en Turquie. (Source image : UNHCR)

La Turquie a menacé de rouvrir les vannes de la migration de masse vers l'Europe si ses ressortissants ne sont pas autorisés à voyager sans visa au sein de l'Union européenne. En mars 2016, l'UE a passé un accord avec la Turquie aux termes duquel elle libéraliserait sa politique de visas si Ankara enrayait le flux de migrants vers l'Europe.

Les responsables européens reconnaissent bien volontiers que la Turquie a réduit le flux de migrants, mais ils ajoutent que bien des conditions restent à remplir pour que le régime des visas soit libéralisé. Le 15 juillet, les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont rompu les négociations au sommet avec Ankara comme une sanction s'ajoutant à celles déjà prises contre les forages pétroliers et gaziers turcs au large des côtes de Chypre.

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A l'UE : Jamais les Mollahs d'Iran ne Seront vos Amis

par Majid Rafizadeh  •  6 août 2019

  • En dépit de ces attaques et d'autres tentatives d'assassinats, l'UE a adopté une position hautement moralisatrice qui l'oblige à assouplir toujours plus le ton avec l'Iran. Sans doute dans l'espoir de continuer à faire des affaires avec un État considéré comme le parrain du terrorisme mondial.

  • Plus l'UE mène une politique d'apaisement, plus elle encourage le gouvernement iranien à poursuivre ses pratiques agressives et terroristes.

  • L'UE doit cesser d'apaiser des mollahs qui pratiquent un terrorisme de plus en plus affirmé en Europe. Elle doit s'allier à son ancien partenaire transatlantique, les États-Unis, pour exercer une pression plus efficace encore sur les fondamentalistes iraniens.

L'Iran a récemment fait preuve d'une agressivité plus importante encore. Entre autres actions malveillantes, elle a franchi la limite de 300 kg d'uranium enrichi. Photo : l'usine d'enrichissement d'uranium d'Ispahan, en Iran. (Getty Images)

L'Union européenne mène envers l'Iran une politique d'apaisement qui semble n'avoir aucune limite. Rien n'est plus choquant que de voir l'UE se ranger au côté des fondamentalistes iraniens plutôt que de soutenir leur ancien partenaire transatlantique, les États-Unis.

Depuis que le président Donald Trump a retiré les États-Unis du très biaisé JCPOA (Joint Comprehensive Plan of Action) ou Accord sur le nucléaire iranien, les dirigeants iraniens exigent toujours davantage de l'Europe, bien plus que ce qu'elle peut donner.

Ainsi, l'UE a mis au point un mécanisme appelé Instrument de soutien des échanges commerciaux (INSTEX) dans le but de protéger le gouvernement iranien des sanctions économiques américaines. Les mollahs - ainsi que les entreprises européennes – pourront ainsi continuer d'accroitre leurs échanges....

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Union Européenne : Concentration Massive des Pouvoirs au Sommet

par Soeren Kern  •  4 août 2019

  • Les principales propositions politiques de von der Leyen ont toutes pour objectif de concentrer un maximum de pouvoirs entre les mains de la Commission européenne. Le rôle de Bruxelles en sortirait renforcé dans pratiquement tous les aspects de la vie économique et sociale en Europe –, au détriment de la souveraineté nationale.

  • Von der Leyen a déclaré que Bruxelles ne tolérerait aucune opposition des États membres à sa réforme fiscale ... elle a aussi prévu d'instituer un « Mécanisme européen pour l'Etat de droit » afin que le droit de l'UE prime définitivement sur le droit des États membres. Von der Leyen a menacé les États rebelles de sanctions financières... Parmi les réformes proposées, il y a celle qui prévoit que l'UE pourra agir sans le consentement unanime des États membres.

  • « Ce que nous avons vu et entendu d'Ursula von der Leyen aujourd'hui, c'est une tentative de l'UE de contrôler tous les aspects de notre vie. Elle propose de construire un nouveau type de communisme centralisé, non démocratique qui rendra [obsolètes] les parlements nationaux ; l'État contrôlera tout et les parlements des États-nations perdront toute pertinence ». - Nigel Farage, Parlement européen, 16 juillet 2019.

L'ancienne ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen, élue présidente de la Commission européenne à une étroite majorité, promet un ambitieux programme de gauche axé sur le changement climatique, les impôts, les flux migratoires et l'Etat de droit. (Photo de Sean Gallup / Getty Images)

Ursula von der Leyen, ancienne ministre allemande de la Défense, n'a dû son élection à la présidence de la Commission européenne, le puissant bras administratif de l'Union européenne, qu'à une étroite majorité,.

Le 16 juillet, par un vote à bulletin secret, 383 députés européens ont élu von der Leyen. Cette proche alliée de la chancelière allemande Angela Merkel a obtenu neuf voix de plus que les 374 requises. Ces neuf voix représentent la marge la plus basse depuis la création de la présidence de la Commission en 1958. Von der Leyen succédera à Jean-Claude Junker en novembre 2019 pour un mandat de cinq ans.

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Pourquoi les Palestiniens Attaquent-ils Un Saoudien ?

par Khaled Abu Toameh  •  28 juillet 2019

  • Les Palestiniens qui ont agressé et humilié le blogueur saoudien au cœur de la mosquée Al-Aqsa ont été incités à le faire.

  • L'incitation à la violence est venue principalement du Syndicat des journalistes palestiniens (PJS), un groupe affilié au Fatah, un mouvement que certains, en Occident mais aussi en Israël, qualifient de "modéré" et "pragmatique".

  • Cracher au visage d'un blogueur saoudien et le traiter d' « animal » et de « sioniste » ne sont de nature à faciliter l'aide économique et financière de l'Arabie Saoudite. Quel Etat – ou toute autre institution qui se respecte - acceptera d'être giflé au moment même où il fournit de l'aide.

A peine les Palestiniens ont-ils remarqué la présence du blogueur saoudien Mohamed Saoud sur le site de la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem, qu'ils lui ont donné un échantillon des insultes et des crachats qu'ils réservent à leurs frères arabes. Qu'a fait le visiteur saoudien pour mériter cette humiliation et cette violence physique ? Photo : Mohamed Saoud se protège des crachats des Palestiniens, à Jérusalem, le 22 juillet. (Source image : capture d'écran vidéo Twitter)

Ce 22 juillet, le blogueur saoudien Mohamed Saoud espérait prier tranquillement dans la mosquée Al-Aqsa, avant d'aller humer le parfum des marchés qui sillonnent la vieille ville de Jérusalem.

En tant qu'arabe et musulman, Saoud pensait qu'il serait chaleureusement accueilli par ses frères palestiniens.

Il s'est trompé.

Sitôt remarqué, le blogueur saoudien s'est vu infliger, sur l'un des sites les plus sacrés de l'islam, le traitement que les Palestiniens réservent à leurs frères arabes.

Les vidéos qui ont circulé sur les médias sociaux ont ainsi révélé que nombre de Palestiniens ont insulté Saoud et lui ont craché dessus. L'un d'eux a même projeté sur lui une chaise en plastique au moment où il quittait la mosquée.

Pourquoi humilier et agresser un visiteur saoudien ? Quel crime a-t-il commis pour être traité de « poubelle », d'« animal », de « traître » et de « sioniste ? »

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L'ONU Déclare une Guerre Totale à la Liberté d'Expression

par Judith Bergman  •  26 juillet 2019

  • Oubliez tout du libre partage des idées : l'ONU croit que ses « valeurs » sont menacées et qu'il faut faire taire ceux qui les critiquent.

  • L'ONU assure à qui veut l'entendre que « s'attaquer au discours de haine n'implique pas de limiter ou d'interdire la liberté d'expression. Le but est d'empêcher le discours de haine d'évoluer vers quelque chose de dangereux, comme l'incitation à la discrimination, à l'hostilité et à la violence, qui sont interdites par le droit international ».

  • Mais l'ONU s'en prend bel et bien à la liberté d'expression, surtout quand ceux qui en font usage critiquent son agenda. Cela devient évident quand on se souvient que le Pacte mondial des Nations Unies sur les migrations propose de supprimer les aides publiques aux « médias qui promeuvent systématiquement l'intolérance, la xénophobie, le racisme et d'autres formes de discrimination à l'égard des migrants ».

  • Contrairement au Pacte mondial de l'ONU sur les Migration, le plan d'action de l'ONU contre le discours de haine contient une définition de la « haine ». Et bien évidemment, l'ONU a fait en sorte qu'elle soit la plus large et la plus vague possibles. Pour l'ONU, la « haine » se définit comme suit : « Toute forme de communication orale ou écrite, ou tout comportement qui attaque ou utilise un langage péjoratif ou discriminatoire à l'encontre d'une personne ou d'un groupe de personnes sur la base de ce qu'ils sont, en d'autres termes, sur la base de leur religion, ethnie, nationalité, race, couleur de peau, origine, sexe ou autre facteur d'identité ». Avec une définition aussi large, n'importe quel propos sera qualifié de « haineux ».

En janvier, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a ordonné que, rapidement, « un plan d'action mondial pour lutter contre le discours de haine et les crimes motivés par la haine » soit rédigé. Il a déclaré que les gouvernements et les institutions doivent « mettre en place des solutions qui répondent aux attentes des peuples, calment leurs peurs et anxiétés. » Parmi les réponses possibles, Guterres a suggéré de limiter la liberté d'expression. Photo : Antonio Guterres. (Source image : Fiona Goodall / Getty Images)

En janvier 2019, le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, avait chargé son conseiller spécial pour la prévention du génocide, Adama Dieng, de « présenter rapidement un plan d'action mondial contre le discours de haine et les crimes motivés par la haine ». A l'occasion d'une conférence de presse sur les défis des Nations Unies pour 2019, Guterres a déclaré : « Le grand défi d'aujourd'hui pour les gouvernements et les institutions est de montrer qu'ils ont le sens de leurs responsabilités - et qu"ils se mobilisent pour trouver des solutions aptes à calmer les peurs et aux angoisses des gens ... »

Guterres a semblé suggérer que l'une de ces réponses consistait à brider la liberté d'expression.

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La « Mort Lente » des Palestiniens du Liban

par Khaled Abu Toameh  •  24 juillet 2019

  • Les mesures prises par les autorités libanaises à l'encontre des Palestiniens mettent à nouveau en lumière les discriminations qui pèsent sur les Palestiniens dans ce pays arabe. Une dépêche d'Associated Press de 2017 affirmait que, « au Liban, les Palestiniens sont discriminés dans presque tous les aspects de la vie quotidienne ... ». La loi libanaise empêche les Palestiniens d'accéder à diverses professions, comme le droit, la médecine et les métiers d'ingénieurs. Ils n'ont pas droit aux prestations de sécurité sociale, et en 2001, le parlement libanais a voté une loi qui bloque leur accès à la propriété.

  • Les discriminations et mesures racistes instituées par le Liban à l'encontre des Palestiniens n'émeuvent guère les propalestiniens du monde entier. Ces mouvements ferment les yeux sur la ségrégation des Palestiniens en pays arabe. En revanche, ils scrutent Israël à la loupe pour rechercher des abus imaginaires contre les Palestiniens.

  • Il serait temps que les propalestiniens des campus universitaires des États-Unis, du Canada, de Grande-Bretagne et d'Australie organisent une « Semaine de l'apartheid arabe » au lieu d'accuser Israël de « discrimination » contre les Palestiniens. Il serait également grand temps que les médias internationaux réalisent que les mesures anti-palestiniennes prises au Liban se produisent à un moment où Israël augmente le nombre de travailleurs palestiniens autorisés à travailler en Israël.

Les mesures discriminatoires et racistes libanaises à l'encontre des Palestiniens ne semblent pas déranger les propalestiniens du monde entier. Ces mouvements ferment les yeux sur l'angoisse des Palestiniens qui vivent dans les pays arabes et focalisent leurs efforts sur les abus imaginaires que les Israéliens ont commis contre les Palestiniens. Photo : Burj Barajneh, un camp de réfugiés palestiniens au Liban administré par l'UNRWA. (Source image : Al Jazeera English / Flickr CC BY-SA 2.0)

Plus de 100 000 Palestiniens de Cisjordanie sont titulaires d'un permis de travail en Israël, affirment de manière concordante des sources palestiniennes et israéliennes. Les mêmes sources confirment que des milliers de Palestiniens entrent, tous les jours, en Israël sans autorisation.

Le 15 juillet, selon une estimation du ministère israélien de la Défense, plus de 80 000le travailleurs palestiniens sont entrés en Israël.

Dans le cadre des négociations menées pour aboutir à une trêve avec le Hamas, Israël aurait accepté que le quota de commerçants et de chefs d'entreprises palestiniens autorisés à entrer en Israël en provenance de la bande de Gaza passe de 3 500 à 5 000.

Des fuites dans la presse indiquent que cette ultime concession israélienne a été arrachée par l'Egypte et les Nations Unies afin d'éviter un affrontement militaire à grande échelle entre Israël et le Hamas.

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Le Répit Accordé par Trump à Huawei est une Débâcle pour la Sécurité Nationale

par Gordon G. Chang  •  21 juillet 2019

  • Huawei n'a aucun moyen de s'opposer aux demandes de Pékin de collecter des données de manière illicite. Tout d'abord parce que Pékin contrôle Huawei. L'entreprise basée à Shenzhen clame qu'elle est la « propriété de ses employés », mais il s'agit d'une fable. Le fondateur, Ren Zhengfei, n'est titulaire que de 1% du capital, le reste étant effectivement détenu par l'État. De plus, dans le système pyramidal du Parti communiste, personne ne peut s'opposer à un ordre qui vient du sommet.

  • L'inquiétude porte sur la capacité du gouvernement de Pékin et de son armée d'utiliser les produits Huawei pour manipuler à distance des périphériques mis en réseau sur l'Internet des objets (IdO), quelle que soit leur localisation géographique. Ainsi, la Chine aura la possibilité de conduire votre voiture en sens inverse de la circulation, de déverrouiller la porte de votre appartement, d'éteindre ou d'accélérer votre stimulateur cardiaque.

  • Le secrétaire d'Etat américain au Commerce, Wilbur Ross, faisant écho aux récents propos du gouvernement, a promis que son ministère autoriserait des dérogations « là où aucune menace n'existe pour la sécurité nationale des États-Unis ». Propos à priori rassurants, sauf qu'il n'est pas possible de diviser Huawei en composants menaçants et non menaçants. La direction de Huawei peut tirer profit de secteurs en apparence anodins pour avoir prise sur des secteurs manifestement dangereux. L'argent étant fongible, le seul moyen sûr serait donc d'interdire toutes les transactions avec Huawei.

  • Dynamisé par la rumeur de la desescalade américaine, Pékin vend maintenant rapidement des équipements Huawei dans le monde entier. A ce rythme, les Chinois auront bientôt le contrôle de l'architecture mondiale de la 5G.

Huawei Technologies, géant chinois des télécommunications, n'a aucun moyen de s'opposer aux demandes de Pékin de collecter des informations de manière illicite. D'abord parce que Pékin contrôle Huawei. Ensuite, parce que dans le système pyramidal du Parti communiste, personne ne peut résister à un ordre du sommet. (Photo par Kevin Frayer / Getty Images)

Mardi 9 juillet, le secrétaire d'Etat américain au Commerce, Wilbur Ross, a cadré les dérogations qui seraient accordées aux ventes de matériel et licences accordées au géant chinois des télécommunications Huawei Technologies.

À la fin du mois dernier, le président Donald Trump avait publiquement promis d'accorder à la société chinoise un sursis par rapport aux nouvelles restrictions appliquées par les États-Unis.

Cette annonce de Trump après sa rencontre avec le dirigeant chinois Xi Jinping à l'issue du sommet du G20 à Osaka, était une erreur stratégique. C'était aussi une humiliation pour les États-Unis, presque une reconnaissance de la suprématie de Pékin.

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Les Attaques de l'Iran contre les États-Unis et leurs Alliés vont-elles s'Intensifier ?

par Majid Rafizadeh  •  19 juillet 2019

  • Les actions de l'Iran sont sans ambiguïté ; on n'y décèle aucune tentative de masquer une intention hostile. L'opinion publique internationale devrait s'étouffer d'indignation, mais les principaux médias continuent de travestir les agressions de l'Iran. Aucun d'eux ne mentionne que l'intensité des attaques iraniennes a augmenté au cours des deux derniers mois.

  • À plusieurs reprises, l'administration Trump a invité l'Iran à revenir à la table des négociations pour désamorcer les tensions. Mais l'Iran refuse et agit de manière agressive, tout en menaçant ouvertement les États-Unis et leurs alliés.

  • Combien faudra-t-il de personnes menacées, torturées ou massacrées avant que la réponse de Trump soit considérée comme justifiée ?

Le 13 juin 2019, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a accusé l'Iran d'avoir attaqué deux pétroliers dans le golfe d'Oman. Mike Pompeo a déclaré : « Notre évaluation [sur l'identité iranienne des agresseurs] est basée sur le renseignement, les armes utilisées, le niveau d'expertise nécessaire pour mener à bien cette opération ainsi que sur des attaques similaires récentes contre le transport maritime. Il y a aussi le fait qu'aucune milice chiite à la solde de l'Iran dans la région, n'a les ressources et la compétence pour agir avec un degré de sophistication aussi élevé. » (Photo par Win McNamee / Getty Images)

Les critiques continuent de pleuvoir sur l'administration Trump à chacune des tentatives de la Maison Blanche de dissuader l'Iran de mettre ses menaces à exécution. Plus l'Iran adopte un comportement agressif et multiplie les actes de violence envers les États-Unis, plus les commentateurs blâment le président Trump et condamnent sa détermination à obtenir du gouvernement iranien qu'il rende des comptes.

En utilisant ses forces armées contre les États-Unis et ses alliés, la République islamique utilise des tactiques résolument offensives. Chaque geste de l'Iran est un geste militaire que les officiels du régime ne tentent même pas de dissimuler. L'opinion publique internationale devrait s'étouffer d'indignation, mais les principaux médias continuent de travestir les attaques de l'Iran. Aucun d'eux n'a fait mention de l'augmentation des gestes d'agression au cours des deux derniers mois.

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Les Palestiniens Déclarent la Guerre au Business

par Bassam Tawil  •  14 juillet 2019

  • Les dirigeants palestiniens ont boycotté la conférence de Bahreïn. Ce faisant, ils ont informé le monde qu'un peuple au chômage les intéressait plus qu'une aide économique en milliards de dollars... Au lieu de cracher au visage d'hommes d'affaires, les dirigeants palestiniens devraient travailler en étroite collaboration avec Israël et les États-Unis et toute autre institution désireuse d'aider le peuple palestinien.

  • Abbas et sa vieille garde espèrent évidemment que les Américains et la communauté internationale continueront de verser des millions de dollars sans jamais demander aucun compte ... Ils veulent que le conflit se poursuive aussi longtemps que possible pour continuer de toucher les fonds des Américains, des Européens et d'autres encore.

  • Les dirigeants palestiniens exercent un chantage continu sur la communauté internationale. Leur but est toujours le même : conserver une aide inconditionnelle et illimitée, tout en maintenant les Palestiniens dans la misère. Abbas et ses acolytes pourront ainsi continuer de blâmer Israël et le reste du monde pour les « souffrances » des Palestiniens.

  • Les dirigeants palestiniens abhorrent la prospérité économique ; elle pourrait détourner la population de la lutte contre Israël. Comme ses rivaux du Hamas, Abbas craint que l'amélioration du niveau de vie détourne les Palestiniens de l'envie de tuer des Israéliens ou du rêve de détruire Israël.

Treize hommes d'affaires palestiniens ont assisté à la conférence économique "Peace to Prosperity" à Bahreïn. Passant outre l'appel au boycott de l'Autorité palestinienne, ils sont aujourd'hui une cible pour les forces de sécurité de Mahmoud Abbas en Cisjordanie. Certains de ces businessmen ont été contraints de fuir. Photo : le 25 juin 2019, Jared Kushner, conseiller principal à la Maison-Blanche, s'exprime sur le renforcement de l'économie palestinienne, la réduction du chômage et l'amélioration des conditions de vie des Palestiniens. (Source image : Bahreïn News Agency)

L'Autorité palestinienne persécute les 13 hommes d'affaires palestiniens qui ont participé à la conférence économique "De la Paix à la Prospérité" (Peace to Prosperity) organisée à Bahreïn par les États-Unis. Ce faisant, ils montrent combien leur intérêt de dirigeants est contraire aux intérêts de leur peuple.

Le message que cette répression véhicule en direction du public palestinien est encore plus inquiétant : quiconque osera travailler avec l'administration du président américain Donald Trump sera considéré comme un traître et un collaborateur. Les "ennemis" des Palestiniens sont les États-Unis et Israël.

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Le vrai Emmanuel Macron

par Guy Millière  •  10 juillet 2019

  • Charles de Gaulle a toujours refusé de parler des nombreux Français qui ont collaboré avec les autorités d'occupation allemande. Il a refusé de commémorer le jour J. Il a même affirmé que le débarquement en Normandie "n'avait pas été le début de la libération de la France", mais "le point de départ d'une tentative américaine de colonisation de la France".

  • Le président Emmanuel Macron est allé plus loin en déclarant que la France et l'Allemagne devraient créer une armée européenne pour "se protéger de la Russie, de la Chine, et même des Etats-Unis".

  • La France a soutenu l'OLP à une époque où elle etait de manière évidente un mouvement terroriste, pleinement voué à la destruction d'Israël et au meurtre de Juifs ... Macron poursuit la même politique que ses prédécesseurs. Il ne manque jamais une occasion d'inviter le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas à l'Elysée et il n'oublie jamais de l'embrasser.

  • Le président Donald Trump connaît désormais Macron. Il se souvient sans doute que lors de la visite de Macron à Washington il y a 14 mois, Macron s'était montré sympathique envers lui. puis, lorsqu'il était allé parler au Congrès, avait consacré tout son discours à dénigrer les décisions essentielles prises par l'administration Trump.

Le président français Emmanuel Macron a déclaré le 8 novembre 2018 que la France et l'Allemagne devraient créer une armée européenne pour "se protéger se protéger de la Russie, de la Chine, et même des Etats-Unis ". Sur la photo: Macron et la chancelière allemande Angela Merkel lors d'une conférence de presse, le 18 novembre 2018 à Berlin, en Allemagne. (Photo de Michele Tantussi / Getty Images)

6 juin 2019. Normandie, France. Les corps de 9 387 soldats américains morts au combat reposent dans le sol du cimetière et mémorial américain; 9238 croix chrétiennes et 149 étoiles juives sont alignées sur la colline qui surplombe Omaha Beach, l'une des cinq plages de la côte normande sur laquelle 132 000 soldats alliés ont débarqué le 6 juin 1944. Le Président des Etats Unis Donald J. Trump prononce un discours louant l'héroïsme, le sens du devoir et de l'honneur et les valeurs de liberté, et rend hommage aux jeunes Américains qui ont donné leur vie en ce lieu; il parle aussi des autres soldats qui ont contribué au débarquement: Canadiens, Britanniques, Français. Il se comporte comme un grand homme d'État.

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Allemagne : un Niveau d'Autocensure Choquant

par Judith Bergman  •  7 juillet 2019

  • Un fossé de plus en plus significatif se creuse entre ce que les Allemands disent en public et ce qu'ils pensent ... Cinquante-sept pour cent des Allemands trouvent de plus en plus énervant de se voir dicter « ce qu'il leur est permis d'exprimer et comment ils doivent se comporter ».

  • « Cela fait une grande différence ... quand les citoyens pensent qu'ils sont de plus en plus surveillés et jugés ... quand ils ont le sentiment de ne pas être pris en considération, quand ils sentent que leurs préoccupations ne sont pas prises au sérieux... et qu'ils ne sont pas consultés sur les grands sujets » - D'après une enquête sur l'autocensure en Allemagne menée par l'Institut für Demoskopie Allensbach.

  • Ces atteintes [à la liberté d'expression] ont culminé en 2018 avec la loi sur la censure qui oblige les réseaux sociaux à supprimer ou bloquer toute « infraction pénale » présumée relevant de la diffamation ou l'incitation en ligne, dans les 24 heures qui suivent la plainte d'un internaute. Si les plateformes ne réagissent pas, le gouvernement allemand sera en droit de leur infliger une amende pouvant aller jusqu'à 50 millions d'euros. Des Allemands ont été poursuivis en justice pour avoir critiqué la politique migratoire du gouvernement.

  • Le parti Libéral Démocrate au Royaume-Uni, a suspendu la candidature de Daniel Toth-Nagy parce qu'il a affirmé que « l'islamophobie est une aberration » et, pour avoir répondu de la façon suivante à un tweet par « Et le mutilations génitales féminines ? Les crimes d'honneur ? Les mariages forcés ? Que pensez-vous de la protestation des femmes en Iran, en Arabie Saoudite et dans d'autres pays islamiques contre le port obligatoire du hijab ? Et la charia en Grande-Bretagne ? Les droits des LGBT et le refus d'éducation par les musulmans à Birmingham ? »

Une récent sondage a montré que les citoyens allemands autocensurent les propos qu'ils tiennent en public dans une proportion à peine croyable. A la question « est-il possible de s'exprimer librement en public ? » 18% seulement ont répondu par l'affirmative. En revanche, 59% des Allemands ont reconnu que leur parole était plus libre dans leur cercle d'amis et de connaissances.

« Près des deux tiers des citoyens sont convaincus qu'une 'grande prudence est de mise concernant les sujets sur lesquels on s'exprime', car de nombreuses lois non écrites tracent une frontière entre les opinions acceptables et celles qui ne le sont pas », indique l'enquête réalisée par l'Institut für Demoskopie Allensbach pour le compte du Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ).

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