Derniers commentaires et analyses

L'Allemagne Réaffirme sa Souveraineté contre l'Union Européenne

par Soeren Kern  •  20 mai 2020

  • Cette décision apparemment obscure ... a remis en question la légitimité de l'ordre juridique et politique supranational de l'UE ... La décision de la Cour allemande marque une nouvelle étape dans le débat sur l'équilibre entre souveraineté nationale et souveraineté supranationale.

  • L'Union européenne est aujourd'hui engagée dans une lutte de pouvoir avec l'État membre le plus puissant, l'Allemagne. Cette querelle juridique menace non seulement la monnaie unique européenne, l'euro, mais l'UE elle-même.

  • « Le discours unilatéral et zélé que certains utilisent ici ne laisse pas d'étonner. A l'évidence depuis 50 ans, la Cour de justice européenne pousse pour que le droit européen prime sur le droit national ; mais sur la même durée, presque toutes les Cours constitutionnelles et toutes les Cours suprêmes nationales défendent leurs prérogatives. Tant que nous ne vivons pas dans un super-État européen, l'adhésion d'un pays est régie par son droit constitutionnel. » - Le juge Peter Michael Huber, membre de la Cour constitutionnelle allemande qui a contribué à la rédaction de l'arrêt.

  • « Il ne faut jamais oublier que l'Europe n'est pas un État fédéral, mais une communauté juridique qui s'est développée sur la base d'un noyau économique fondateur dans des domaines clairement limités par la souveraineté nationale. Toute souveraineté de l'Union européenne dérive de la souveraineté des États membres constituants. » - Klaus-Peter Willsch, membre du parlement allemand.

La Cour constitutionnelle allemande a rendu un arrêt sans précédent qui vise au cœur le pouvoir de décision de la Banque centrale européenne et de la Cour de justice des Communautés européennes. Photo : les juges de la Cour constitutionnelle allemande en session le 5 mai 2020 à Karlsruhe, alors qu'ils rendent leur décision sur le programme d'achat de dettes de la Banque centrale européenne. (Photo de Sebastian Gollnow / Pool / AFP via Getty Images)

La Cour constitutionnelle allemande a rendu un arrêt sans précédent qui vise au cœur le pouvoir de décision de la Banque centrale européenne et de la Cour de justice des Communautés européennes.

Cet arrêt en apparence obscur qui réaffirme la souveraineté nationale sur les achats d'obligations de la Banque centrale européenne a remis en question la légitimité de l'ordre juridique et politique supranational de l'UE.

L'Union européenne est maintenant engagée dans une lutte de pouvoir avec son État membre le plus puissant, l'Allemagne. Ce conflit juridique menace d'anéantir non seulement la monnaie unique européenne, l'euro, mais l'UE elle-même.

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Turquie : Erdogan et les "Rescapés de l'épée"

par Uzay Bulut  •  18 mai 2020

  • « Rescapés de l'épée » (kılıç artığı en turc) est une insulte courante contre les personnes qui ont survécu aux massacres de chrétiens - principalement les Arméniens, les Grecs et les Assyriens –dans l'ex-Empire ottoman, puis en Turquie.

  • L'expression « rescapés de l'épée » n'a pas une fonction de déni des massacres ou des génocides. Elle exprime en réalité une fierté : « Oui, nous avons massacré des chrétiens et des non-musulmans et ils le méritaient ! »

Il est plus qu'alarmant que le président turc Recep Tayyip Erdoğan ait insulté les survivants des massacres de chrétiens en utilisant l'expression "les rescapés de l'épée". Cette phrase insulte non seulement les victimes et les survivants des massacres, mais attente également à la sécurité de la communauté chrétienne turque exposée à des pressions ou les attaques physiques sont monnaie courante. (Photo de Chris McGrath / Getty Images)

Le 4 mai, lors d'une réunion d'information sur le coronavirus, le président turc Recep Tayyip Erdoğan a utilisé l'expression extrêmement désobligeante de « rescapés de l'épée ».

« Nous ne permettrons pas à des rescapés de l'épée de mener des activités [terroristes] dans notre pays », a-t-il dit. « Leur nombre a beaucoup diminué mais il en existe toujours ».

« Rescapés de l'épée » (kılıç artığı en turc) est une insulte courante à l'encontre des survivants des massacres perpétrés contre les chrétiens - Arméniens, Grecs et Assyriens - dans l'ex-Empire ottoman puis en Turquie.

Qu'un chef d'Etat comme Erdogan emploie publiquement cette expression a de quoi alarmer. Non seulement parce qu'il insulte les victimes et les survivants de massacres, mais parce qu'il met également en danger l'actuelle communauté chrétienne turque déjà en butte à des « pressions » ou les attaques physiques sont monnaie courante.

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Coronavirus : les Dirigeants Européens Plient devant la Chine

par Soeren Kern  •  11 mai 2020

  • Le comportement équivoque des dirigeants européens ne reflète pas seulement la faiblesse géopolitique de l'Europe et sa dépendance économique excessive vis-à-vis de la Chine ; il renvoie aussi à un vide moral qui les amène à ne jamais défendre les valeurs occidentales.

  • Entre-temps, le gouvernement français a autorisé le groupe de télécommunications chinois Huawei à équiper partiellement son futur réseau mobile 5G. Cette concession a eu lieu juste après que la Chine a menacé les entreprises européennes de représailles sur le marché chinois.

  • « Aucun pays doté d'une once de respect de soi ne peut laisser ce comportement impuni. J'ai déjà suggéré quelques mesures destinées à punir politiquement le régime sans nuire au peuple chinois : annuler l'accord Huawei ; adopter une loi de type Magnitsky contre les hauts responsables du PCC ; ne pas rater une occasion de défendre les Ouïghours (par exemple, baptiser la rue qui abrite l'ambassade de Chine à Londres du nom d'un prisonnier politique ouïghour) ; et reconnaître Taïwan comme une nation indépendante. Et après mure réflexion, j'ajouterais ceci : accorder la citoyenneté britannique aux Chinois nés à Hong Kong avant le 1er juillet 1997, ainsi qu'à leurs enfants et petits-enfants ». - Le commentateur politique écossais Stephen Daisley.

  • « L'Europe ne tarit pas d'éloges sur la rapidité et l'efficacité de l'économie de marché chinoise ainsi que sur la rigueur de sa gestion de crise. Cette même Europe fait volontiers l'impasse sur le fait que les succès chinois reposent sur un système de surveillance numérique hautement perfectionné qui transpose au XXIe siècle les perversions du KGB et de la Stasi ». - Mathias Döpfner, PDG d'Axel Springer, la plus grande société d'édition d'Europe.

  • « Cette politique allemande pétrie de morale balance ses valeurs par la fenêtre dès qu'il s'agit de la Chine. Ce qui est en jeu ici n'est rien de moins que le type de société dans laquelle nous voulons vivre et notre conception de l'humanité ». - Mathias Döpfner.

En Europe, où le coronavirus a tué plus de 100 000 personnes et dévasté l'économie, les dirigeants politiques gardent un silence assourdissant à l'idée que la Chine rende des comptes. Photo : Le président français Emmanuel Macron (au centre) et la chancelière allemande Angela Merkel (à droite) rencontrent le président chinois Xi Jinping à Paris le 26 mars 2019. (Photo by Ludovic Marin/AFP via Getty Images)

L'Australie et les États-Unis font campagne pour qu'une enquête indépendante soit ouverte sur les origines de la pandémie de coronavirus. Dans les deux pays, des responsables politiques tentent de déterminer si le virus est d'origine naturelle ou s'il provient d'un laboratoire chinois. Ils exigent aussi du gouvernement chinois qu'il rende compte de ses faits et gestes aux premiers jours de l'épidémie à Wuhan.

En Europe, où la pandémie a tué plus de 100 000 personnes et causé des dégâts économiques d'une ampleur inégalée depuis la Seconde Guerre mondiale, les dirigeants politiques ont gardé un silence assourdissant chaque fois qu'a été émise l'idée d'obliger la Chine à rendre des comptes. Une minorité de responsables européens accepte le principe d'une enquête à une date qui reste à déterminer, mais la plupart des autres craignent de défier ouvertement la Chine.

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Coronavirus : la Chine Continue d'Inonder le Monde de Fournitures Médicales Défectueuses

par Soeren Kern  •  1er mai 2020

  • Plus d'une douzaine de pays sur quatre continents ont récemment fait savoir qu'ils rencontraient des problèmes avec les tests de dépistage du coronavirus et les équipements de protection individuelle fabriqués en Chine. Les tests étaient contaminés par le coronavirus et les vêtements de protection étaient infestés d'insectes.

  • Les autorités chinoises ont refusé d'assumer leur responsabilité pour les équipements défectueux et, souvent, ces mêmes autorités chinoises ont reporté la faute sur les pays acheteurs. Elles ont appelé les nations du monde à cesser de « politiser » le problème.

  • Le Premier ministre slovaque Igor Matovič a révélé que plus d'un million de tests de dépistage du coronavirus achetés en Chine contre un paiement en espèces de 15 millions d'euros étaient imprécis et ne permettaient pas de détecter le Covid-19. « Nous avons une tonne de tests et ils ne servent à rien », a-t-il déclaré. « Ils sont juste bons à être jetés directement dans le Danube. »

  • « Nous ne devons pas perdre de vue le défi stratégique fondamental auquel l'Occident est confronté dans l'ère post-mondialisation qui se dessine : une compétition crépusculaire de long terme est engagée désormais avec le régime communiste chinois, une lutte à laquelle nous ne pouvons pas échapper, que cela nous plaise ou non. » - Andrew Michta, George C. Marshall, European Center for Security Studies (Centre de recherche européen sur la sécurité).

Plus d'une douzaine de pays sur quatre continents ont fait savoir qu'ils rencontraient des problèmes avec les tests de dépistage du coronavirus et les équipements de protection individuelle fabriqués en Chine. Les tests étaient contaminés par le coronavirus et les vêtements médicaux infestés d'insectes. Des masques de protection défectueux achetés en Chine par le ministère espagnol de la Santé, ont été distribués dans les hôpitaux et les maisons de retraite à travers le pays. Plus de 100 professionnels de santé ont été testés positifs par le Covid-19. Photo : 8,6 millions de masques de protection et 150 tonnes d'équipements sanitaires en provenance de Chine arrivent à l'aéroport de Paris-Vatry en France, le 19 avril 2020. (Photo de François Nascimbeni / AFP via Getty Images)

Le Gatestone Institute a récemment révélé que des millions de pièces d'équipement médical achetées en Chine par différents gouvernements européens pour lutter contre la pandémie de coronavirus sont défectueuses et inutilisables.

Depuis notre article, plus d'une douzaine de pays sur quatre continents ont fait part des difficultés qu'ils rencontraient avec les tests de dépistage du coronavirus et les équipements de protection individuelle achetés en Chine. Les tests de dépistage se sont révélé être contaminés par le coronavirus et les vêtements médicaux étaient infestés d'insectes.

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Coronavirus : la Chine Mène une Campagne d'Intimidation Mondiale
L'Union européenne s'autocensure pour apaiser la Chine

par Soeren Kern  •  29 avril 2020

  • Les envoyés chinois ont fait preuve d'une grande agressivité sur Twitter pour attaquer, intimider et faire taire les journalistes, les membres du Parlement et les chercheurs des pays occidentaux – ainsi que toute personne qui portait atteinte à la version chinoise officielle.

  • Cédant à la pression des responsables chinois, Esther Osorio, conseillère en communication de Josep Borrell, Haut représentant de l'UE pour la politique étrangère, est intervenue personnellement pour retarder la publication du rapport initial. Officiellement, l'UE espérait ainsi obtenir un meilleur traitement pour les entreprises européennes implantées en Chine. Mais le 25 avril, le South China Morning Post qui disposait d'une copie du rapport original, a révélé que Pékin avait menacé de bloquer l'exportation vers l'Europe de fournitures médicales si le chapitre sur la Chine n'était pas supprimé.

  • Le 15 avril, Bild, le journal allemand le plus populaire, a publié « Ce que la Chine nous doit », un article qui suggérait que la Chine devrait indemniser l'Allemagne à hauteur de 150 milliards d'euros pour les dégâts que le coronavirus a causé. L'article listait l'ensemble des dommages économiques subis par l'Allemagne, notamment 50 milliards d'euros de pertes pour les petites entreprises et 24 milliards d'euros de manque à gagner pour le tourisme.

  • « Vous régnez par le contrôle. Vous ne seriez pas président sans ce contrôle. Vous surveillez tout et chaque citoyen, mais vous refusez de contrôler les marchés d'animaux vivants et malades de votre pays. » - Julian Reichelt, rédacteur en chef de Bild, « Vous mettez en danger le monde entier », Lettre ouverte au président Xi Jinping.

L'Union européenne a cédé aux pressions de la Chine et a édulcoré un rapport qui pointait les efforts de la Chine pour échapper à ses responsabilités dans la pandémie de coronavirus. Des responsables de Pékin auraient menacé de bloquer l'exportation de fournitures médicales vers l'Europe si le rapport était publié dans sa version originale. Photo : le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi au siège de l'UE à Bruxelles, le 17 décembre 2019 (photo de John Thys / AFP via Getty Images)

L'Union européenne, cédant aux pressions de la Chine, a édulcoré un rapport qui mettait l'accent sur les efforts chinois pour échapper à ses responsabilités dans la pandémie de coronavirus. Des responsables politiques à Pékin auraient menacé de bloquer l'exportation de fournitures médicales vers l'Europe si le rapport était publié dans sa version originale.

Ces révélations surviennent alors que le corps diplomatique chinois mène au plan mondial une très agressive campagne de désinformation - du type "Wolf Warrior" (Loup Guerrier), du nom d'une série de films d'action patriotiques chinois – pour imposer son narratif sur les origines du coronavirus.

Sur Twitter, les diplomates chinois ont fait preuve d'une virulence particulière pour attaquer, intimider et faire taire les journalistes, les membres du Parlement et les intellectuels occidentaux – ainsi que toute autre personne qui aurait été tentée de contredire la version officielle des événements en Chine.

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Coronavirus : le Carnage Belge

par Drieu Godefridi  •  27 avril 2020

  • Il n'y avait pas de masques — alors le gouvernement belge se contenta de stipuler qu'aucun masque n'était requis. Cette suprême ineptitude du gouvernement figure en toutes lettres sur le site de la Ministre de la Santé Maggie De Block « Porter un masque pour vous protéger du coronavirus n'a guère de sens. »

  • Pas de masque, pas de « screening » des retours d'Italie, presque pas de tests et des « aînés » qu'on laisse mourir dans les maisons de repos — telle était la situation de la Belgique au cœur de la pire pandémie depuis 1918. Ce carnage belge est intégralement imputable à l'incompétence des « élites » politiques belges — et totalement évitable.

A partir de 2015, le gouvernement belge a détruit la totalité du "stock stratégique" du pays, soit 63 millions de masques de protection, afin de "faire de la place" pour l'hébergement des réfugiés. Comme aucun masque n'était disponible lorsque la pandémie de coronavirus s'est propagée en Belgique, le gouvernement a annoncé qu'il n'en était nul besoin : "Le port de masques pour se protéger contre le coronavirus n'a pas beaucoup de sens". Sur la photo : La police organise une file de clients devant un magasin de jardinage à Bruxelles, Belgique, le 18 avril 2020. (Photo par Eric Lalmand/Belga Mag/AFP via Getty Images)

Il est trop tôt pour dresser un bilan définitif de la gestion du COVID-19 par les pays du monde, mais une chose est sûre : la Belgique est en plein carnage.

Tout a commencé en 2015, lorsque le gouvernement du Premier ministre Charles Michel (aujourd'hui président du Conseil européen) décidait de détruire la totalité du "stock stratégique" de la Belgique, soit 63 millions de masques de protection, dont le précieux type FFP2 -- 1 200 palettes soigneusement stockées et gardées par l'armée dans la caserne de Belgrade, à Namur. Parce qu'ils étaient "périmés", a déclaré la ministre de la Santé Maggie De Block, toujours en poste aujourd'hui. Pas du tout, rétorque le principal syndicat de l'armée belge, ces masques ont été incinérés... pour "faire de la place" pour l'hébergement des réfugiés. En 2015, la Belgique et l'Europe étaient submergées par les migrants à l'invitation de la chancelière allemande Angela Merkel et des béances du droit européen.

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Coronavirus : un désastre français

par Guy Millière  •  19 avril 2020

  • La première mauvaise décision a concerné les frontières et a montré que, contrairement aux fantasmes de l'Union européenne, celles-ci importent. La France n'a jamais fermé les siennes ; et elle a permis à un grand nombre de porteurs de virus potentiels d'entrer dans le pays.

  • En janvier 2020, plusieurs centaines de milliers de masques étaient disponibles, mais le 19 février, le président Macron a décidé pour les envoyer à Wuhan, en un "geste de solidarité avec le peuple chinois" ... Le gouvernement français a annoncé que des masques seraient disponibles bientôt, mais fin mars, la plupart des médecins et soignants n'en avaient toujours pas. Plusieurs médecins sont tombés malades. En date du 10 avril, huit d'entre eux étaient morts du COVID-19 et plusieurs autres étaient dans un état critique. Le 20 mars, la porte-parole du gouvernement, Sibeth N'Diaye, déclarait: ​​"les masques sont essentiellement inutiles".

  • Le 25 février, un épidémiologiste français de renom, le professeur Didier Raoult ... a publié une vidéo ... Dans celle-ci, il disait avoir trouvé un médicament permettant de mettre fin à la pandémie: l'hydroxychloroquine ... (utilisée avec l'azithromycine) ... Le 10 avril, le professeur Raoult a publié des données montrant qu'il avait traité et guéri 2 401 patients.

  • Immédiatement, Olivier Veran, le nouveau ministre français de la santé, a déclaré que les déclarations du professeur Raoult étaient "inacceptables"... Afin de dissiper la controverse, le gouvernement français a publié un décret autorisant le traitement du professeur Raoult dans les "hôpitaux militaires", pour les "patients atteignant la phase aiguë de la maladie" mais a continué à interdire aux médecins de famille de prescrire le traitement. Le professeur Raoult a dit que le traitement n'était efficace que s'il était administré "avant que la maladie n'atteigne sa phase aiguë". [Italiques ajoutés]

  • Les grands médias français feraient bien d'exiger que les médecins puissent prescrire et utiliser de l'hydroxychloroquine, de l'azithromycine et du sulfate de zinc. Les grands médias français feraient également bien d'être plus conscients du sordide jeu de la Chine.

  • "Le comportement de nos dirigeants a été marqué par l'impréparation, la désinvolture, le cynisme, et beaucoup de leurs actes relèvent de l'application du code pénal... Mise en danger délibéré de la vie d'autrui, non-assistance à personne en danger, détournement de biens ... nous avons affaire à un véritable florilège. A la guerre, on juge les généraux incompétents et parfois on les fusille. Et cela, président, ministres, fonctionnaires le savent bien" - Régis de Castelnau, avocat, Marianne, 4 avril 2020.

Contrairement aux fantasmes de l'Union européenne, les frontières importent. La France ne les a jamais fermées; et elle a permis à un grand nombre de porteurs potentiels de coronavirus d'entrer dans le pays. Sur la photo: un policier français utilise un drône pour observer les environs de la frontière franco-allemande à Strasbourg, France, le 9 avril 2020. (Photo de Frederick Florin / AFP via Getty Images)

Le 9 avril, en France, l'un des trois pays européens les plus touchés par le COVID-19 - les autres étant l'Espagne et l'Italie, 1 341 personnes sont mortes du virus communiste chinois. Pour l'Italie, principal pays européen touché jusqu'à présent, le chiffre du 9 avril indiquait 610 décès; pour l'Espagne le chiffre était 446 et pour l'Allemagne 266. Alors que la pandémie semblait stabilisée en Italie et en Espagne – et paraissait contenue en Allemagne - en France, elle restait en expansion.

Des décisions extrêmement mauvaises prises par les autorités françaises ont créé une situation de contagion plus destructrice qu'elle n'aurait dû l'être.

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Coronavirus : la Grande Dissimulation de la Chine

par Giulio Meotti  •  13 avril 2020

  • Aucune chauve-souris n'a semble-t-il jamais été vendue au marché des animaux vivants de Wuhan. The Lancet a établi en janvier que le premier cas de Covid-19 à Wuhan n'avait aucun rapport avec le marché.

  • Une personne de plus a disparu. Ai Fen, un médecin chinois, qui ... a affirmé que ses employeurs avaient censuré ses alertes concernant le coronavirus, semble avoir disparu ... Certains journalistes qui ont été proches de ce qui s'est passé à Wuhan ont également disparu.

  • « Personne n'a été en mesure de passer la question au crible. Comment affirmer qu'il ne s'agit pas d'une création de laboratoire s'il est interdit d'aller dans ce laboratoire ? Car enfin, nous le savons bien, Pékin a fait de son mieux pour empêcher virologues et épidémiologistes de se rendre à Wuhan. » - Gordon Chang, à Die Weltwoche, 31 mars 2020.

  • Un autre problème majeur a surgi. Le principal enquêteur potentiel du drame de Wuhan, l'Organisation mondiale de la santé (OMS), est maintenant accusé d'être « le complice du coronavirus chinois ».

Le 11 janvier, le gouvernement chinois a annoncé que le marché des animaux vivants de Wuhan était à l'origine de l'épidémie de coronavirus. Un peu plus tard, le même régime chinois a affirmé que le virus « ne provenait peut-être pas de Chine », et un plus tard encore, les autorités chinoises ont laissé entendre que des soldats américains avaient propagé le virus à Wuhan. Quel scientifique ou quelle institution qui a pignon sur rue peut désormais faire confiance à tout ce qui vient de Chine ? (Photo de Kevin Frayer / Getty Images)

Nous avons payé cher les mensonges de la Chine.

« C'est l'une des pires opérations de camouflage de l'histoire de l'humanité, et maintenant le monde est confronté à une pandémie », a déclaré Michael T. McCaul, élu républicain de premier plan du Comité des affaires étrangères de la Chambre des représentants. Des propos qui ont été tenus avant que les services de renseignement américains ne concluent, dans un rapport secret remis à la Maison Blanche, que la Chine avait caché l'origine et l'étendue d'une catastrophique épidémie mondiale de coronavirus.

« La défaillance du Parti communiste chinois a déclenché une pandémie qui a tué des milliers de personnes », a écrit le cardinal Charles Maung Bo, président de la Fédération des conférences épiscopales d'Asie, le 1er avril. « Au moment où nous recensons les pertes en vies humaines dans le monde entier, nous devons savoir qui est responsable ? »

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Fake News : la Chine Clame que son « Système Supérieur » a Battu le Coronavirus

par Gordon G. Chang  •  8 avril 2020

  • Une seconde vague de coronavirus ravage la Chine. Cette deuxième vague fait des victimes, à commencer par la propagande du Parti. Le narratif le plus dangereux est que Xi Jinping a reçu un mandat du ciel pour régenter les relations internationales.

  • Pour marginaliser l'Amérique et récupérer son leadership, la Chine a demandé à Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, de dire que la stratégie chinoise de lutte contre le coronavirus prouvait la « supériorité du système chinois, lequel méritait d'être étendu à d'autres pays ». Puis Pékin a mis en scène un immense spectacle de « dons » de matériel médical et de tests de dépistage, dans le but d'impressionner l'Europe principalement.

  • Les mesures initiales de Xi ont transformé une épidémie locale en pandémie, et ces mesures accroissent maintenant le nombre des malades et font basculer la Chine dans un autre pic épidémique. Les kits de diagnostic imprécis et les équipements de protection de mauvaise qualité que la Chine a prodigué au monde entier montreront, avec la nouvelle vague de contamination, la vérité : le communisme est incompétent et même carrément nocif.

  • La Chine peut faire mentir les statistiques, mais le virus a le dernier mot. La « victoire » sur le COVID-19 et les États-Unis est loin d'être acquise.

Le régime chinois clame qu'il a "vaincu" le coronavirus, mais une deuxième vague de ce même virus frappe actuellement la Chine. Les mesures initiales du président Xi ont transformé une épidémie locale en une pandémie et ces mêmes mesures menacent la Chine d'un second pic de la maladie. La Chine peut faire mentir les statistiques, mais le virus a le dernier mot. Photo : le 6 avril 2020 à Wuhan, dans la province centrale du Hubei, un vendeur tend son repas à un client sur une barricade. (Photo de Noel Celis / AFP via Getty Images)

La Chine a « vaincu » le coronavirus et clame « victoire » partout, affirment les médias du Parti communiste.

Mais sur le chemin de la victoire, une drôle de chose s'est produite. Une seconde vague de coronavirus frappe la Chine. Et cette deuxième vague fait des victimes, y compris dans la propagande du Parti. Le plus dangereux de ces récits est que Xi Jinping a reçu mandat du ciel de régenter les relations internationales.

La Chine n'a plus signalé de nouveaux cas de contamination après le 19 mars et a déclaré le virus vaincu. En fait, des dizaines de nouveaux cas ont été enregistrés chaque jour, mais Pékin a clamé haut et fort que ces nouveaux cas étaient en quasi-totalité « importés » - en d'autres termes, des étrangers en provenance d'autres pays venaient en Chine et tombaient malade.

S'il était prouvé que des résidents chinois étaient contaminés en Chine, Pékin a affirmé que la faute en revenait à ces malades étrangers qui contaminaient les locaux.

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Coronavirus : la Chine Inonde l'Europe de Matériel Médical Défectueux

par Soeren Kern  •  5 avril 2020

  • En Espagne, le ministère de la Santé a révélé que les 640 000 tests de dépistage du coronavirus achetés en Chine étaient défectueux. L'autre million de tests de dépistage du coronavirus livré en Espagne le 30 mars par un autre fabricant chinois s'est avéré également défectueux.

  • Le site d'information tchèque iRozhlas a révélé que les 300 000 kits de dépistage du coronavirus fournis par la Chine avaient un taux d'erreur de 80%. Le Ministère tchèque de l'intérieur a déboursé 2,1 millions de dollars pour ces kits.

  • « La triste vérité est que dans tous les domaines - santé, commerce, taux de change ou répression interne - la Chine bafoue les règles normales de comportement. Pendant trop longtemps, les nations se sont couchées devant la Chine dans le vain espoir de remporter des marchés. Mais sitôt sortis de cette terrible pandémie, il deviendra impératif de repenser cette relation pour l'établir sur une base plus équilibrée et plus honnête. » - Iain Duncan Smith, ancien chef du Parti conservateur britannique.

Un nombre croissant de pays européens constatent que les millions d'équipements médicaux qu'ils achètent en Chine ou que la Chine leur envoie pour vaincre la pandémie sont défectueux et inutilisables. Photos : 25 mars 2020, dans un entrepôt de Valence, en Espagne, des salariés vérifient les équipements de protection récemment arrivés de Chine. (Photo de Juan Carlos Cardenas / Pool / AFP via Getty Images)

Alors que le coronavirus prolifère en Europe, nombre de pays réalisent que les millions d'équipements médicaux qu'ils ont achetés en Chine pour vaincre la pandémie – ou qu'ils ont reçus de la Chine en cadeau –sont défectueux et inutilisables.

Ces révélations battent en brèche la campagne de relations publiques du président chinois Xi Jinping et du Parti communiste qui tentent actuellement de donner à la Chine une image de superpuissance humanitaire.

Le 28 mars, les Pays-Bas ont été contraints de rappeler 1,3 million de masques de protection KN95 achetés en Chine. Ces masques KN95 chinois qui se présentent comme une alternative au N95 américain, plus cher, ne répondaient pas aux normes de sécurité minimales requises pour le personnel médical. Ils ne tiennent pas aussi bien que le N95 sur le visage et exposent les soignants au risque du coronavirus. Le masque N95 fait actuellement défaut dans le monde entier.

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L'Occident doit se Réveiller Face à la Duplicité de la Chine

par Giulio Meotti  •  30 mars 2020

  • Dans un article de Xinhua, agence de presse du Parti communiste chinois, Pékin a menacé de suspendre les exportations de produits pharmaceutiques afin « de plonger [l'Amérique] dans la puissante mer du coronavirus ... » - Yanzhong Huang, expert des questions de santé, Council on Foreign Relations, Twitter, 4 mars 2020.

  • « Derrière ses déclarations de solidarité, la Chine projette de racheter nos entreprises en difficulté et nos infrastructures » - Bild, 19 mars 2020.

  • L'Italie, pays durement touché par la pandémie originaire de Chine, est devenu le centre d'une campagne stratégique de propagande chinoise. Pékin a envoyé des médecins et des fournitures en Italie et fait de même dans toute l'Europe. En Italie, vous pouvez voir des affiches disant : « Allez, la Chine ! » La Chine essaie d'acheter notre silence et notre complicité. Malheureusement, cela marche.

  • La Chine n'est en réalité « solidaire » de personne. Pékin cherche à se constituer une image de sauveur de la planète. Mais au début de la pandémie, Pékin se moquait bien de la vie de son propre peuple : il était occupé à censurer l'information.

La Chine mène une double guerre de l'information : une vis-à-vis de l'étranger et l'autre en direction de la population chinoise ; les deux sont pilotées par les autorités chinoises avec le président Xi Jinping à sa tête. Ils partent du principe que l'Occident est faible et soumis. (Photo de Naohiko Hatta - Piscine / Getty Images)

Le Parti communiste chinois est la « principale menace de notre temps », a déclaré de façon très avisée, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo en janvier. À cette époque, le coronavirus se propageait en Chine et hors de Chine et le Parti communiste s'employait à dissimuler l'épidémie donnant ainsi raison à Pompeo. « Cette dissimulation, la désinformation continue organisée par le Parti communiste chinois, prive le monde des informations qui lui sont nécessaires pour empêcher l'apparition de nouveaux cas où le retour de quelque chose d'approchant », a ajouté Pompeo cette semaine. .

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Comment le Coronavirus Détricote l'Union Européenne

par Soeren Kern  •  28 mars 2020

  • Face à la menace existentielle du coronavirus, les États membres de l'UE n'ont pas réagi comme un bloc unifié ; instinctivement, les réflexes du seul intérêt national ont pris le dessus. Après des années à critiquer le « America First » du président américain Donald J. Trump, les dirigeants européens ont fait retour à ce nationalisme qu'ils ont affirmé publiquement mépriser.

  • Plus la menace du coronavirus est devenue concrète, moins les Européens ont fait preuve de cette solidarité multilatérale que, des décennies durant, ils ont vendue au reste du monde comme étant le socle de l'unité européenne. Le « soft power » de l'UE, avant-garde d'un ordre mondial post-national, s'avère être une fiction vide de sens.

  • Au cours des dernières semaines, les États membres de l'UE ont fermé leurs frontières, interdit les exportations de biens jugés essentiels et suspendu l'aide humanitaire. La Banque centrale européenne, garante de la monnaie unique européenne, a traité l'Italie avec un incommensurable mépris au moment où la troisième économie de la zone euro avait le plus besoin d'aide. Les États membres les plus touchés par la pandémie - l'Italie et l'Espagne - ont été abandonnés à eux-mêmes par les autres États membres.

Ces dernières semaines, les États membres de l'UE ont fermé leurs frontières, interdit les exportations de biens essentiels et suspendu l'aide humanitaire. Photo : des camions patientent à la frontière austro-hongroise près de Nickelsdorf, en Autriche, le 18 mars 2020. (Photo de Thomas Kronsteiner / Getty Images)

Alors que la pandémie de coronavirus ravage l'Europe - plus de 250 000 personnes ont été diagnostiquées positives au coronavirus 2019 (COVID-19) et plus de 15000 sont décédées - les piliers de l'Union européenne s'effondrent l'un après l'autre.

Face à la menace existentielle du coronavirus, les États membres de l'UE n'ont pas réagi comme un bloc unifié ; instinctivement, le réflexe en faveur du seul intérêt national a pris le dessus. Après des années à critiquer le « America First » du président américain Donald J. Trump, les dirigeants européens ont fait un retour à ce nationalisme qu'ils ont publiquement prétendu mépriser.

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Coronavirus : Comment la Chine fait sa Propagande en Europe

par Soeren Kern  •  23 mars 2020

  • Le public européen, frappé de plein fouet par l'épidémie, sera-t-il disposé à passer par pertes et profits les méfaits des autorités chinoises ?

  • « Cette opération de propagande masque plusieurs vérités. La première et la plus importante est que le régime chinois porte l'entière responsabilité de cette pandémie. Aucune théorie du complot ne peut être invoquée pour dissimuler cette réalité. » - Emilio Campmany, Libertad Digital, 3 mars 2020.

  • « La Chine veut profiter de cette calamité pour détrôner les Etats Unis de leur place de première puissance mondiale. Ce pays communiste va nous fabriquer les médicaments les plus énergiques pour combattre le virus. La Chine découvrira le vaccin avant tout le monde et le distribuera dans le monde entier en un temps record. Elle prendra le contrôle de nos actifs et investira dans nos pays pour sauver nos économies. Et à la fin, la Chine prétendra être notre sauveur. » - Emilio Campmany, Libertad Digital, 3 mars 2020.

Le 12 mars, la Croix-Rouge chinoise a envoyé en Italie une équipe médicale de neuf personnes et environ 30 tonnes de matériel. Photo : le 14 mars, Francesco Vaglia, chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital Spallanzani (à droite), à Rome, accueille la délégation de médecins chinois. (Photo Andreas Solaro / AFP via Getty Images)

Le gouvernement chinois multiplie les gestes de solidarité médicale envers une Europe qui, après Wuhan (province du Hubei, Chine), est devenue l'épicentre de la pandémie de coronavirus. Ces largesses sont au cœur d'une vaste opération de relations publiques du président chinois Xi Jinping et du Parti communiste pour détourner les critiques contre leur responsabilité dans la propagation d'une épidémie meurtrière.

Il n'est pas exclu que cette posture de la Chine en bienfaiteur de l'humanité donne des résultats tant les dirigeants européens ont pris l'habitude de ne jamais contrarier le deuxième partenaire commercial de l'Union. Le public européen, qui encaisse de plein fouet les souffrances causées par l'épidémie, sera-t-il aussi enclin à ignorer les méfaits des autorités chinoises ?

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Le Coronavirus s'abat sur l'Europe

par Guy Millière  •  22 mars 2020

  • Le système de santé italien est en très mauvais état. Il n'y a pas suffisamment d'unités de soins intensifs dans le pays et, comme ailleurs sur le continent, la possibilité d'une crise majeure n'était pas anticipée. Il y a en Italie 2,62 lits de soins intensifs pour 1 000 habitants (par comparaison, le nombre en Allemagne est de 6,06 lits de soins intensifs pour 1 000 habitants). Le système de santé italien est entièrement régi par le gouvernement ... Les hôpitaux publics doivent gérer la pénurie, et lorsqu'une situation exceptionnelle survient, le rationnement des soins conduit à des choix horribles.

  • Le gouvernement italien espérait l'aide de l'Union européenne, mais ni les autres États membres ni l'Union européenne elle-même n'ont accordé quoi que ce soit ... L'attitude méprisante de l'UE et des autres États membres semble avoir été dictée par la peur de glisser dans une situation aussi calamiteuse que celle de l'Italie.

  • Aucun pays de l'Union Européenne n'a posé un regard lucide et sérieux sur le danger auquel l'Europe est confrontée.

Le système de santé italien est dans un état d'effondrement presque total. À ce jour, 59.138 personnes en Italie ont été infectées par le coronavirus; 5.476 personnes sont décédées. Et les chiffres continuent à croître. Les hôpitaux sont débordés. Les médecins doivent choisir quel malade sauver et quel malade ne pas sauver. Sur la photo: le personnel soignant s'occupe d'un patient dans une structure d'urgence temporaire installée à l'extérieur de l'hôpital de Brescia, en Italie, le 13 mars 2020. (Photo de Miguel Medina / AFP via Getty Images)

Le système de santé italien est dans un état d'effondrement presque total. À ce jour, 59.138 personnes en Italie ont été infectées par le coronavirus; 5.476 personnes sont décédées. Et les chiffres continuent à croître. Les hôpitaux sont débordés. Les médecins doivent choisir quel malade sauver et quel malade renoncer à sauver.

Le pays est presque complètement à l'arrêt. De nombreuses entreprises fonctionnent au ralenti ou pas du tout. Les détenus organisent des soulèvements dans les prisons. Des millions de personnes ont reçu l'ordre de rester chez elles et ne sont autorisées à sortir que brièvement, pour acheter de la nourriture. La plupart des magasins sont fermés. Tous les rassemblements publics sont interdits, même pour les funérailles. Les grandes villes ressemblent à des villes fantômes.

Aucun autre pays occidental n'a été aussi gravement touché par la pandémie que l'Italie. Pourquoi?

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Coronavirus : l'Allemagne Joue la Carte de l'Anti-Américanisme

par Soeren Kern  •  21 mars 2020

  • En jouant la carte de l'anti-américanisme, le gouvernement allemand détourne les critiques qui étaient auparavant dirigées contre la chancelière Angela Merkel et son cabinet en raison de leur gestion désinvolte de l'épidémie de coronavirus.

  • L'information a été reprise et diffusée sans distance aucune par la presse écrite et audiovisuelle en Europe - et en Amérique. Tous les médias ou presque ont repris telle quelle l'information de Welt am Sonntag sans recouper ni vérifier.

  • « Enfin, pour que les choses soient claires sur le coronavirus : CureVac n'a reçu aucune offre du gouvernement américain ou d'entités étatiques avant, pendant et après le 2 mars date de la réunion du groupe de travail à la Maison Blanche. CureVac rejette toutes les allégations de la presse. » - Communiqué de CureVac, 16 mars 2020.

  • Dans un article intitulé « CureVac n'a pas reçu d'offre du gouvernement américain », le Frankfurter Allgemeine suggère que le Welt am Sonntag a diffusé une « Fake News » concoctée par CureVac pour sécuriser une subvention gouvernementale. Le journal a suggéré aussi que le gouvernement allemand a participé à la fabrication le mensonge ...

Le gouvernement allemand a fait circuler une fake news affirmant que les États-Unis tentaient d'avoir un accès exclusif à un vaccin expérimental contre le coronavirus développé par CureVac, une biotech allemande. Photo : une voiture de la société CureVac photographiée devant le siège de l'entreprise à Tübingen, en Allemagne. (Photo de Matthias Hangst / Getty Images)

Le gouvernement allemand a fait circuler une fake news selon laquelle les États-Unis ont tenté d'obtenir l'exclusivité d'un vaccin expérimental contre le coronavirus développé par une entreprise de biotechnologie allemande.

L'histoire a déclenché une vague anti-américaine en Allemagne et ailleurs en Europe, mais elle a été rapidement démentie par CureVac. La biotech allemande a nié avoir reçu des offres financières du gouvernement américain ou de toute autre entité administrative.

Cette instrumentalisation de l'anti-américanisme est sans doute une tentative du gouvernement allemand de détourner les critiques qui pleuvent sur la chancelière Angela Merkel et son cabinet en raison de leur réponse désinvolte à l'épidémie de coronavirus.

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