Derniers commentaires et analyses

Caucase : le Clash des Rêves Impériaux

par Amir Taheri  •  27 novembre 2020

  • Il n'est pas exclu que la mini-victoire d'Erdogan contre l'Arménie, aiguise ses appétits territoriaux. Les journaux qui soutiennent le président turc battent le tambour sur sa « victoire dans le Caucase ». Pour la première fois depuis la fin de l'Empire ottoman clament-ils, les Turcs ont « libéré » une parcelle de terre islamique du joug « infidèle ».

  • Pire encore pour Poutine, Erdogan a déjà indiqué qu'il comptait dédier sa Légion étrangère de djihadistes à la protection des « terres musulmanes ».

  • En mélangeant le djihadisme des Frère musulman à des thèmes panturcs qui rappellent Enver Pacha, Erdogan espère remplacer le narratif d'Atatürk par un nationalisme religieux.

  • Ce n'est pas un hasard s'il affute sa rhétorique anti-occidentale tout en resserrant ses liens avec les Loups Gris, une organisation panturque classée par l'Union européenne sur la liste des « organisations terroristes ». Les « Loups Gris » rêvent de reconstituer un empire turc qui irait des Balkans à l'Asie centrale.

Il n'est pas exclu que la mini-victoire du président turc Recep Tayyip Erdogan en Arménie ait aiguisé son appétit de conquête. Les journaux pro-Erdoğan en Turquie exultent à propos de la « victoire dans le Caucase » ; pour la première fois depuis la fin de l'Empire ottoman disent-ils, les Turcs ont « libéré » une terre islamique du joug « infidèle ». Photo : Erdogan (à droite) avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev le 25 avril 2018 à Ankara, en Turquie. (Photo par le bureau de presse du président turc via Getty Images)

La poussière qui retombe sur les derniers combats de Transcaucasie laisse peut être entrevoir les contours d'un désastre majeur à venir pour cette zone instable de l'Asie occidentale qui va de la Mer Caspienne à la Méditerranée.

Rappelons brièvement les faits.

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Grande-Bretagne : A deux Doigts du totalitarisme

par Andrew Ash  •  16 novembre 2020

  • Les médias font état presque quotidiennement d'évènements tels que des parents « attaqués » par leurs enfants fraichement politisés en raison d'opinions « erronées » ou « anti-woke » exprimés sur les réseaux sociaux ou bien de personnes qui ont perdu leur emploi pour des propos qu'ils pourraient avoir tenu... ou pas, il y a de cela plusieurs années.

  • Cette conviction d'être dans son bon droit caractérise un groupe de population jeune au train de vie plutôt confortable, qui n'a aucune idée de ce qu'ont été les horreurs de la guerre - et dont la vie n'a jamais été traversée par une authentique épreuve.

  • A l'irrespect ou l'incompréhension envers l'Histoire, ces manifestants ajoutent le besoin d'inventer, d'importer ou de raviver de vieux conflits dans le seul but d'hurler vengeance contre des gens qui n'ont joué aucun rôle dans ces conflits.

  • Seuls les autres sont invités à faire preuve de tolérance ... La liberté d'un homme est semble-t-il, devenue la cause du ressentiment d'un autre homme.

  • Le refus des manifestants de faire leur le patrimoine historique britannique, leur tentative d'« effacer » l'histoire est une menace directe contre la nation. Nous n'aurions disent ces contestataires, aucune raison d'être fiers de nos réalisations. Elles sont seulement le fruit des rapines d'un système patriarcal bigot et malveillant. Ceux qui font allégeance à ce narratif marxiste, insultent la mémoire de personnes qui ont combattu et donné leur vie pour des libertés que nous considérons aujourd'hui comme acquises ; mais en agissant ainsi, ils font aussi le lit du totalitarisme.

Quand la statue de Winston Churchill sur Parliament Square, à Londres, a été vandalisée, la police, prise en otage par le politiquement correct, est restée passive et spectatrice, renonçant à agir contre cet évident mépris de la loi. (Photo par Isabel Infantes / AFP via Getty Images)

Il fut un temps où les Britanniques étaient réputés pour leur stoïcisme, leur capacité à affronter l'adversité, quelles que soient leurs chances de survie. Le fameux « esprit du blitz » qui a amené la nation à « se rassembler et lutter » il y a quatre-vingts ans, sans se laisser entamer par les bombardements nazis, a été la caractéristique d'une génération qui a subi deux guerres mondiales sans plier l'échine.

Face au Covid 19, cet « esprit blitz » semble avoir totalement disparu. Nous n'avons rien vu qui approche une forme quelconque d'union nationale ; au contraire, le spectacle auquel nous avons été conviés a été celui d'élus, de militants et de groupes de population de plus en plus fragmentés qui se sont querellés et mutuellement couvert de boue et d'insultes.

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Les Palestiniens Appellent au Boycott d'Israël, puis Demandent à Israël de leur Sauver la Vie

par Bassam Tawil  •  9 novembre 2020

  • Il est particulièrement scandaleux qu'Erekat ait bénéficié d'un traitement de pointe dans un hôpital israélien alors que le gouvernement palestinien empêche les Palestiniens ordinaires d'aller se faire soigner dans un hôpital israélien.

  • Qu'Erekat ait préféré un hôpital israélien à un établissement jordanien, est le signe qu'il « a pleinement confiance dans les Israéliens en dépit de ses déclarations publiques hostiles à Israël ». - alarab.co.uk, 19 octobre 2020

  • Si Erekat se remet de sa maladie et profite à nouveau de l'affection des siens, il n'aura plus qu'à s'excuser publiquement d'avoir dénoncé l'accord de paix des Emirats Arabes Unis et de Bahreïn avec Israël. Il devrait également s'excuser d'avoir privé le peuple palestinien des magnifiques traitements dont il a bénéficié à l'hôpital Hadassah.

  • Erekat devrait envisager aussi de remercier les médecins israéliens qui ont oeuvré sans relâche pour le maintenir en vie. Il pourrait aussi prendre le temps de dire merci aux équipes médicales et aux soldats israéliens qui l'ont escorté de Jéricho où il réside à Jérusalem où il a été hospitalisé. Enfin, Erekat pourrait informer le monde qu'il regrette d'avoir appelé au boycott d'Israël - un pays en direction duquel il sait pouvoir se tourner quand sa vie est en danger, nonobstant les dommages qu'il a lui-même infligé à Israel.

Saeb Erekat, haut responsable palestinien, a consacré les deux dernières décennies de sa vie à organiser le boycott et l'isolement d'Israël. Si Erekat se remet du COVID-19 et retrouve l'affection des siens, peut-être s'excusera-t-il auprès du peuple palestinien de l'avoir privé du magnifique traitement médical dont il a lui-même bénéficié à l'hôpital Hadassah ; et s'il le souhaite, il peut également remercier les médecins israéliens qui se sont relayé sans interruption auprès de lui pour le garder en vie. Photo : l'hôpital Hadassah Ein Kerem à Jérusalem, en Israël, où Erekat a choisi d'être hospitalisé. (Photo par Emmanuel Dunand / AFP via Getty Images)

Saeb Erekat, dirigeant de l'OLP et haut responsable de l'Autorité Palestinienne, a passé les deux dernières décennies de sa vie à appeler au boycott et à l'isolement d'Israël. Cet homme qui a aussi piloté l'équipe chargée de négocier la paix avec Israël, s'est récemment prononcé contre les traités de paix qu'Israël a signé avec les Émirats arabes unis et Bahreïn.

Erekat, d'autres dirigeants palestiniens, et aussi le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, ont accusé les Émirats arabes unis et Bahreïn de trahir les Palestiniens et de les avoir poignardés dans le dos en signant la paix avec Israël.

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Le Véritable Ennemi de l'Islam

par Khaled Abu Toameh  •  6 novembre 2020

  • « La décapitation du professeur d'histoire français est la preuve que l'islam politique fait peser sur la paix mondiale une menace réelle. Rien n'incarne mieux cette menace que l'expansionnisme d'Erdogan en direction des sociétés musulmanes, mais aussi des sociétés ou vivent d'importantes communautés islamiques. » - Al-Habib Al-Aswad, journaliste tunisien, Al-Arab, 28 octobre 2020.

  • Il se présente en défenseur de l'islam. Mais de quel islam parle-t-il ? Erdogan a commis des crimes en Libye, en Syrie et dans tous les pays arabes. C'est lui qui offense l'islam. » - Mustafa Bakri, personnalité médiatique égyptienne, Al-Dostor Studio, 30 octobre 2020.

  • De nombreux Arabes et musulmans n'hésitent pas à dire qu'Erdogan menace plus sérieusement l'islam que Macron ou d'autres dirigeants occidentaux.

La semaine dernière, la France a jugé « inacceptable » que le président turc Recep Tayyip Erdogan mette publiquement en cause la « santé mentale » du président français Emmanuel Macron et qu'il critique le sort fait aux musulmans qui résident en France. Erdogan avait invité le président français « à se faire soigner » en raison de son attitude envers les musulmans de France. Photo : Macron (à droite) et Erdogan lors d'une conférence de presse le 5 janvier 2018 à Paris, France. (Photo par Ludovic Marin / AFP via Getty Images)

Le président turc Recep Tayyip Erdogan n'est pas habilité à s'exprimer au nom des musulmans, notamment dans l'importante controverse qui a lieu actuellement en France concernant l'islam et les attaques terroristes musulmanes. Tels sont les propos que de nombreux commentateurs musulmans tiennent ouvertement contre Erdogan depuis qu'il a entrepris de jouer les défenseurs de l'islam et des musulmans, notamment en France.

Selon plusieurs analystes politiques et observateurs musulmans, Erdogan tente de tirer les marrons du feu de la campagne anti-France qui sévit actuellement dans le monde musulman. A les écouter, Erdogan est un hypocrite et un opportuniste qui agit par intérêt personnel et non dans l'intérêt des musulmans ou de l'islam.

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L'ONU Récompense les Atrocités Iraniennes

par Judith Bergman  •  31 octobre 2020

  • En 2012, le Parlement européen a décerné à [Nasrin Sotoudeh] le prix Sakharov pour l'ensemble d'un travail qui incluait la défense des dissidents arrêtés lors des manifestations de masse de 2009. A cette occasion, Sotoudeh a elle-même purgé trois ans de prison. Elle a également représenté des mineurs condamnés à mort. Mais elle est surtout connue pour sa défense du droit des droits des femmes, notamment celles qui ont manifesté contre le port du voile islamique, ou hijab ...

  • La situation actuelle des prisonniers politiques iraniens n'augure rien de bon. Malgré un tollé mondial, le jeune lutteur Navid Afkari a été exécuté le 12 septembre. Le président américain Donald J. Trump avait lancé un appel à la clémence : le « seul délit » que l'on puisse reprocher au lutteur, a-t-il dit, « a été sa participation à une manifestation anti-gouvernementale ».

  • Au même moment, la communauté internationale a récompensé l'Iran. Le 14 août, le Conseil de sécurité de l'ONU a rejeté une résolution américaine visant à prolonger indéfiniment un embargo sur les ventes d'armes voté il y a 13 ans. Depuis la mi-octobre, date de la fin de l'embargo, l'Iran est libre d'acheter et de vendre des armes conventionnelles sans que l'ONU y trouve à redire. Il serait temps peut-être que les États-Unis cessent de financer l'ONU plutôt que d'être complices de crimes contre l'humanité.

En mars 2019, Nasrin Sotoudeh, militante iranienne des droits de l'homme et avocate, a été condamnée à 38 ans de prison et 148 coups de fouet. Le mois dernier, elle a été hospitalisée après plus de 40 jours de grève de la faim. Photo : Sotoudeh avec son fils le 18 septembre 2013 (Photo de Behrouz Mehri / AFP via Getty Images)

En mars 2019, Nasrin Sotoudeh, militante iranienne des droits de l'homme et avocate, a été condamnée à 38 ans de prison et 148 coups de fouet. Le mois dernier, après plus de 40 jours de grève de la faim, Sotoudeh a été hospitalisée. Les examens médicaux qui lui ont été prodigués ont eu lieu sous étroite surveillance policière. Au bout de quelques jours, malgré une grave maladie cardiaque, elle a été renvoyée dans sa cellule de la célèbre prison d'Evin ou elle doit purger une peine de 38 ans de réclusion. Au début de sa grève de la faim, Sotoudeh a fait sortir une lettre de la prison d'Evin :

« Alors que la crise du coronavirus engloutit l'Iran et le monde, la situation des prisonniers politiques devient impossible tant leurs conditions de détention sont tyranniques.

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Erdogan a Déclaré la Guerre aux Arabes

par Khaled Abu Toameh  •  20 octobre 2020

  • « Certains pays de notre région n'existaient pas hier ; ils n'existeront peut-être pas à l'avenir ... » - Le président Recep Tayyip Erdogan, s'adressant au parlement turc le 1er octobre 2020.

  • « Les crimes [d'Erdogan] contre les peuples arabes, les massacres qu'il a perpétré en Syrie, au Kurdistan irakien et en Libye ... doivent être dénoncés » - Abdel Aziz Razan, conseiller saoudien au Centre d'études arabo-russes, Okaz, 4 octobre 2020.

  • Les vigoureuses réponses de Saoudiens et d'Arabes aux déclarations méprisantes d'Erdogan sont une réaction de défiance envers le président turc et ses amis iraniens. Les Arabes ont compris qu'Erdogan et ses alliés iraniens représentaient une menace réelle pour leur sécurité et leur stabilité.

  • Ces réactions sont une indication. Plus de pays arabes seront tentés d'emboiter le pas des Émirats arabes unis et de Bahreïn et de signer des accords diplomatiques avec Israël. L'État d'Israël est un allié stratégique puissant qui peut aider les pays arabes à empêcher la Turquie et l'Iran de répandre la terreur au Moyen-Orient.

De nombreux Arabes se disent préoccupés des menaces que profère le président turc Recep Tayyip Erdogan et de son ingérence continue dans les affaires intérieures de leur pays. « Certains pays de notre région n'existaient pas hier, et n'existeront peut-être pas à l'avenir », a fait remarquer Erdogan le 1er octobre. (Photo par Adem Altan / AFP via Getty Images)

Le président turc Recep Tayyip Erdogan ne cesse d'insulter et de menacer les Arabes, en particulier ceux du Golfe.

Nombreux sont les Arabes que les menaces d'Erdogan préoccupent et qui craignent ouvertement son ingérence continue dans les affaires intérieures de leur pays. Le moment est venu disent-ils, de tenir tête à Erdogan et de mettre fin à ses manigances « malveillantes » contre les pays arabes.

Sur les réseaux sociaux, nombreux sont les Arabes qui condamnent les offenses verbales d'Erdogan et ses menaces à peine voilées contre leur pays.

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Italie : Qui Défend les Frontières Va au Tribunal

par Giulio Meotti  •  13 octobre 2020

  • Pour la première fois en Europe, un tribunal va juger un ministre - qui a été en charge des problèmes de sécurité– parce qu'il a empêché un bateau de migrants d'accoster jusqu'à ce qu'un accord de répartition de ces nouveaux arrivants ait lieu en Europe ... Jusque-là, l'Europe n'avait jamais offert la moindre aide à l'Italie.

  • La classe politique italienne qui, des années durant, a eu pour politique migratoire de capituler face aux flux de migrants illégaux – un trafic organisé par des mafias criminelles - a décidé d'envoyer Salvini devant un juge pour avoir fait ce qu'elle-même n'avait pas eu le courage de faire : défendre les frontières de l'Europe.

  • Une règle non écrite semble indiquer que des dizaines de milliers de personnes peuvent s'embarquer en Libye en direction de l'Italie sans contrôle, sans dissuasion, et sans que le pays d'accueil puisse exercer son droit à la légitime défense face à un tsunami migratoire historique.

  • L'Italie envoie à l'Europe et au reste du monde libre un bien inquiétant message : quiconque, dans l'exercice de ses fonctions, défend les frontières de son pays et tente d'arrêter l'immigration illégale massive peut se retrouver jugé et emprisonné.

En 2019, le ministre italien de l'Intérieur de l'époque, Matteo Salvini, a empêché qu'un navire garde-côtes débarque en Italie les migrants clandestins qu'il avait récupéré en mer cinq jours auparavant. Cette décision a valu à Salvini de répondre de l'accusation pénale d'« enlèvement ». L'Italie envoie à l'Europe et au reste du monde libre un bien inquiétant message : quiconque, dans l'exercice de ses fon1ctions, défend les frontières de son pays et tente d'arrêter une immigration illégale de masse peut se retrouver jugé et emprisonné. (Photo de Piero Cruciatti / AFP via Getty Images)

« Mon seul regret dans cette affaire est que je vais devoir expliquer à mes deux enfants que leur père n'est pas jugé parce qu'il est un criminel, mais parce qu'il a défendu son pays », a déclaré Matteo Salvini le jour où le Parlement italien l'a déchu de son immunité pour qu'il puisse être jugé.

Pendant des années, la classe politique italienne a eu pour politique migratoire de baisser les bras devant les flux d'immigrants illégaux – généralement organisés par des mafias criminelles. L'Europe de son côté n'a jamais levé le petit doigt. Aujourd'hui, ces « élites » - hommes politiques, faiseurs d'opinion, journalistes - ont décidé d'envoyer Mattéo Salvini devant un juge parce qu'il a eu le courage qu'ils n'ont jamais eu, de défendre les frontières de l'Italie.

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Une Cinquième Guerre ne Fera Aucun Bien à la Turquie

par Burak Bekdil  •  11 octobre 2020

  • Le 28 août, Metin Külünk, ancien député du parti d'Erdoğan, l'AKP (Parti de la justice et du développement), a rendu public une carte de la « Grande Turquie » qui illustre l'ampleur des ambitions révisionnistes de la Turquie. La carte inclut des régions de Grèce, de Bulgarie, de Chypre, de Syrie, d'Irak, de Géorgie et d'Arménie.

  • Tout à la fois provoquant et menaçant, le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, a conseillé à la Grèce de garder le silence « afin de ne pas devenir un mezze [un hors d'œuvre] pour des intérêts tiers ».

  • La cinquième guerre d'Erdoğan n'aura pas de vainqueur. Mais la Turquie d'Erdoğan pourrait bien en être le grand perdant.

Les menaces en provenance de Turquie se sont démultipliées. Le président Recep Tayyip Erdoğan a récemment déclaré : « ... la Turquie a le pouvoir politique, économique et militaire de déchirer les cartes et les traités immoraux que d'autres lui ont imposé. Si notre message ne passe pas avec les mots de la politique et de la diplomatie, alors de douloureuses expériences auront lieu sur le champ de bataille. ... Il y a un siècle, nous les avons enterrés ou jetés à la mer ... » Photo : Erdoğan s'exprimant à Ankara le 17 septembre 2020. (Photo par Adem Altan / AFP via Getty Images)

Au 20 e siècle, les Turcs et les Grecs, rivaux traditionnels de la mer Égée, se sont affrontés dans quatre guerres conventionnelles : la Première Guerre des Balkans (1912-1913) ; la Première Guerre mondiale (1914-1918) ; la Guerre Gréco-Turque (1919-1922) ; et la guerre de Chypre (1974). Ce n'est donc pas la première fois que les médias du monde entier troublent une période de paix en révélant au grand public que la mer Égée est au bord de la guerre. La « paix » en mer Égée a toujours oscillé de froide à très froide, à l'exception de brèves périodes de réchauffement. Turcs et Grecs vivent dans le voisinage l'un de l'autre, mais leurs maisons ont pour fondation une querelle séculaire sanglante.

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L'ONU et l'UE Gardent le Silence sur les «Choquantes Violations des Droits de l'Homme» en Iran

par Majid Rafizadeh  •  4 octobre 2020

  • La semaine dernière, la Cour suprême iranienne a condamné deux fois à mort le champion de lutte Navid Afkari. Selon la chaîne d'information en langue persane Iran International, cette double peine a été assortie de six ans et demi de prison et de 74 coups de fouet. Ses deux frères Vahid Afkari et Habib Afkari ont également été arrêtés ; ils ont été condamnés respectivement à 54 ans de prison et 74 coups de fouet et a 27 ans de prison et 74 coups de fouet.

  • « Pendant 50 jours à peu près, j'ai enduré les plus horribles tortures physiques et psychologiques ... Ils nouaient un sac en plastique autour de mon cou et me torturaient jusqu'à la suffocation. Ils m'ont aussi versé de l'alcool dans le nez. » - lettre de Navid Afkari, champion de lutte iranien.

  • L'UE ou l'ONU ont-elles condamné la brutalité des mollahs qui règnent en Iran ? Ces deux institutions ont préféré récompenser le régime. Le 14 août, le Conseil de sécurité de l'ONU a ordonné que soit mis fin à partir d'octobre 2020 à un embargo sur les armes vieux de 13 ans. Les mollahs au pouvoir en Iran peuvent désormais acheter ou exporter légalement autant d'armes conventionnelles qu'ils le souhaitent.

  • Les mollahs disposent aujourd'hui d'une quantité suffisante d'uranium enrichi pour fabriquer une bombe nucléaire. Environ 1 000 kg d'uranium enrichi à seulement 5% peuvent être purifiés plus encore pour autoriser la création d'une bombe nucléaire.

  • L'ONU et l'UE doivent tenir les dirigeants iraniens pour responsables de leurs actes, ou être écartés pour nullité, catégorie à laquelle ils semblent appartenir.

Selon Amnesty International, des enfants âgés de 10 ans sont au nombre des victimes d'une torture que le régime iranien pratique systématiquement. « [L]es victimes étaient fréquemment cagoulées ... frappées à coups de poing, de pied ; battues avec un fouet, des bâtons, des tuyaux en caoutchouc, des couteaux, ... suspendues ou bloquées dans des positions douloureuses sur de longues périodes ; privées de nourriture et d'eau potable en quantité suffisante. » (Source image : iStock. L'image est illustrative et ne représente aucune des personnes citées dans l'article.)

Malgré le considérable durcissement des violations des droits de l'homme en Iran, les Nations Unies (ONU) et l'Union européenne (UE) - qui prêchent les droits de l'homme -, ferment les yeux sur les abus du régime.

Un rapport d'Amnesty International rendu public le 2 septembre a accusé le système judiciaire, les forces de l'ordre et le ministère des Renseignements iraniens d'être les auteurs de crimes et d'exactions en série.

Concernant les prisonniers, le rapport affirme :

« La police, les services de renseignement et de sécurité et les autorités carcérales sont, avec la complicité des juges et des procureurs, à l'origine de tout un catalogue choquant de violations des droits de l'homme, à commencer par la détention arbitraire, les disparitions organisées, la torture et autres mauvais traitements. »

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Selon les Arabes, « les Palestiniens Répètent les Mêmes Erreurs »

par Khaled Abu Toameh  •  1er octobre 2020

  • Au rythme où vont les choses, les Palestiniens découvriront un beau matin qu'ils ont perdu tous leurs amis arabes.

  • « Les Palestiniens ont échoué à construire un État. Ils ont échoué parce qu'ils n'en voulaient pas. Je parle des dirigeants politiques, dont certains ne savent qu'ânonner des slogans révolutionnaires. Un État aurait été un fardeau pour les dirigeants palestiniens, car il les aurait empêché de se remplir les poches ... L'Autorité palestinienne n'est plus apte à représenter le peuple palestinien. » - Farouk Youssef, écrivain irakien, Al-Arabiya, 19 septembre 2020.

  • « Israël n'a pas détruit la Syrie ; Israël n'a pas brûlé la Libye ; Israël n'a pas déporté le peuple égyptien ; Israël n'a pas détruit la Libye et Israël n'a pas déchiré le Liban. Arabes, avant de condamner Israël, regardez-vous dans le miroir. Le problème, c'est vous. » - Wassem Yousef, clerc islamique des Émirats arabes unis, Twitter, 16 septembre 2020.

  • « Les dirigeants palestiniens ont raté toutes les occasions. Ils n'ont pas pris les bonnes décisions stratégiques et ont opté [à la place] pour une alliance avec l'Iran. » - L'écrivain saoudien Yusef al-Qabalan, Al-Riyad, 18 septembre 2020.

  • Les grands perdants sont à nouveau les Palestiniens - qui voient rapidement s'évaporer la sympathie d'un nombre croissant d'Arabes.

Plusieurs factions palestiniennes ont exhorté les représentants palestiniens à quitter la Ligue arabe pour protester contre le refus des pays arabes de condamner la normalisation avec Israël. Début septembre, les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe ont refusé d'approuver un projet de résolution palestinien condamnant les Émirats arabes unis pour leur décision de faire la paix avec Israël. Photo : les ministres arabes des Affaires étrangères lors d'une réunion de la Ligue arabe au Caire, en Égypte, le 4 mars 2020 (Photo de Mohamed el-Shahed / AFP via Getty Images)

Les Palestiniens ont rappelé leurs ambassadeurs en poste aux Émirats arabes unis et à Bahreïn. Une manière d'exprimer leur mécontentement à ces deux États du Golfe qui ont signé un accord de paix avec Israël. Les Palestiniens menacent aussi de rappeler leurs ambassadeurs de tous les pays arabes tentés de nouer des relations avec Israël.

Plusieurs factions palestiniennes incitent également les dirigeants palestiniens à se retirer de la Ligue arabe pour protester contre son refus de condamner la normalisation avec Israël. Début septembre, les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe ont refusé d'approuver un projet de résolution condamnant la décision des Emirats arabes unis de faire la paix avec Israël.

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Comment le Hamas Planifie la Destruction du Liban

par Khaled Abu Toameh  •  21 septembre 2020

  • En visite au camp d'Ain al-Hilweh, Haniyeh a déclaré que le Hamas soutenu par l'Iran « possède des missiles pour frapper Tel Aviv et au-delà de Tel Aviv ».

  • Les analystes politiques arabes ... pensent que l'Iran est sur le point d'utiliser ses supplétifs, le Hamas et le Hezbollah, contre les Émirats arabes unis, Bahreïn et tous les pays arabes qui établissent des relations avec Israël.

  • « Qui est cet Ismail Haniyeh qui, entouré d'hommes en armes, vient rouler des muscles dans un camp [de réfugiés palestiniens] ... Personne au sein du gouvernement ne s'est demandé ce qu'il faisait dans notre pays, ni qui l'avait laissé entrer ? » - Rita Mokbel, une Libanaise, Twitter, 7 septembre 2020.

  • « Le Liban est un État indépendant et non un terrain de jeux pour l'Iran et les Palestiniens. » - Le général libanais Asraf Rifi, Twitter, 7 septembre 2020.

  • « La Syrie a payé un lourd tribut pour avoir défendu le Hamas et d'autres mouvements de résistance ; en remerciement de son soutien, ces mouvements de résistance ont comploté contre la Syrie et participé à sa destruction. C'est ce qu'on enseigne à l'école des Frères musulmans et [du président turc] Erdogan. » - Wiam Wahhab, ancien ministre libanais de l'environnement, Twitter, 7 septembre 2020.

La présence au Liban d'Ismail Haniyeh, le chef du Hamas, a suscité l'indignation. Haniyeh a tenu une série de réunions avec des responsables libanais et palestiniens. Il a également rencontré Hassan Nasrallah, chef du groupe terroriste Hezbollah soutenu par l'Iran. Photo : Haniyeh (chemise bleue), entouré de miliciens armés, défile dans le camp de réfugiés d'Ain al-Hilweh au Liban, le 6 septembre 2020 (photo de Mahmoud Zayyat / AFP via Getty Images)

La présence au Liban du chef du Hamas, Ismail Haniyeh, a suscité l'indignation. Citoyens et responsables libanais ont été nombreux à exprimer leurs craintes que cette présence soit le prélude d'une nouvelle guerre avec Israël. Une peur qui n'a rien d'injustifié. Les Libanais connaissent les désastres que le Hamas inflige aux Palestiniens de la bande de Gaza chaque fois qu'il tire des roquettes sur Israël. Aujourd'hui, le message des Libanais au Hamas est le suivant : « Lancez des attaques terroristes contre Israël si tel est votre bon plaisir, mais ne le faites pas à partir de notre territoire. Nous refusons d'en payer le prix »

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Suède : une Violence « Extrêmement Grave »

par Judith Bergman  •  14 septembre 2020

  • « La police doit arrêter les criminels pour qu'ils puissent être poursuivis. Les criminels doivent disparaître de nos rues et de nos places afin que cessent ces crimes impitoyables ... Mais nous avons beau travailler sans discontinuer, nous avons beau être mobilisés 24 heures sur 24, une violence grave continue de sévir ». - Le chef de la police nationale suédoise Anders Thornberg, 29 août 2020.

  • « Ce week-end, deux garçons ont été atrocement torturés dans un cimetière de Solna pendant une nuit entière. Mardi, un enseignant de Göteborg qui avait contacté la police a été kidnappé et battu. Ce que nous vivons au quotidien n'est pas normal ... Il faut que la Suède érige en crime l'appartenance à un gang, tout comme il est criminel d'appartenir à une organisation terroriste ». - Ulf Kristersson, chef du Parti modéré d'opposition, Facebook, 27 août 2020.

  • « Malheureusement, une sorte de rancune perdure contre la culture chrétienne dans certaines parties de la population mais l'Église de Suède à Malmö ne peut demeurer passive quand l'héritage culturel chrétien est vandalisé » - Parti démocrate de Suède, 26 août 2020.

Le 28 août, à Malmö, environ 300 émeutiers ont brûlé des pneus, tiré des feux d'artifice et jeté des pierres sur la police. Des séquences vidéo publiées sur les réseaux sociaux ont montré les émeutiers criant « Allahu Akbar » et « Juifs, souvenez-vous de Khaybar, l'armée de Mahomet est de retour ». Photo : émeutiers à Malmö, en Suède, le 28 août 2020 (Photo par TT News Agency / AFP via Getty Images)

En Suède, les problèmes de sécurité ont atteint un niveau d'acuité tel que, le 29 août, la police suédoise a publié un communiqué intitulé « Les évolutions de la violence sont extrêmement graves ». Le communiqué disait :

« Récemment, plusieurs personnes ont été assassinées et d'autres gravement blessées à l'occasion d'incidents sérieux et d'actes de violence graves commis par des réseaux criminels...

« À Stockholm, deux personnes ont été assassinées la semaine dernière et à Göteborg, des groupes criminels se sont livrés à une démonstration de force en contrôlant les véhicules à l'entrée de certains quartiers. En août, une innocente fillette de 12 ans a été assassinée ... [du fait d'un conflit entre réseaux criminels], et un peu partout dans le pays des guerres ont lieu entre gangs et des crimes impitoyables sont commis. Vendredi soir, une violente émeute s'est également produite à Malmö où plusieurs policiers ont été blessés ... "

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Quand la Suède Confisque des Livres

par Judith Bergman  •  13 septembre 2020

  • En Suède, la confiscation du livre de l'écrivain et comédien Aron Flam et le procès qui va se tenir contre lui ont ouvert un débat sur la liberté d'expression. Flam n'a pas manqué d'ironiser sur cet État qui ordonne la saisie de tous les exemplaires du livre d'un écrivain suédois, juif de surcroit, parce qu'il a critiqué la collaboration suédo-nazie pendant la guerre.

  • Uppsala, cité universitaire autrefois pittoresque et paisible, se classe en tête des villes ou éclatent le plus grand nombre de fusillades par habitant. « Les gangs ont été autorisés à se développer », a déclaré Manne Gerell, criminologiste à l'Université de Malmö à SVT Nyheter en décembre 2019. Il a ajouté que la police s'était « réveillée »,mais un peu trop tard.

  • Peut-être serait-il temps que les budgets qui servent à persécuter les délits d'opinion des retraités et des comédiens soient affectés à la lutte contre les crimes violents.

Peut-être serait-il temps que les budgets qui servent à persécuter les délits d'opinion des retraités et des comédiens soient affectés à la lutte contre les crimes violents. (Source de l'image : iStock)

En juin, quatre policiers en armes ont saisi et confisqué tous les stocks de Det här är en svensk tigerCeci est un tigre suédois »), un livre que l'écrivain et humoriste suédois Aron Flam vient de publier. L'ouvrage démontre que pendant la Seconde Guerre mondiale, la fameuse neutralité du pays a surtout servi à masquer la contribution de la Suède à l'effort de guerre nazi et les juteux bénéfices qu'en a retiré le gouvernement social-démocrate.

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Emirats : Nous ne Sommes Pas des Traîtres ; les Dirigeants Palestiniens sont Corrompus

par Khaled Abu Toameh  •  9 septembre 2020

  • Le message des Emiratis est le suivant : « nous n'avons trahi personne. Notre dirigeant est avisé et il agit dans l'intérêt de son pays, dans l'intérêt des Palestiniens et de tous les Arabes et musulmans. Vous, Palestiniens, vous devriez vous débarrasser de vos dirigeants corrompus. »

  • « Il est temps que la paix, la stabilité et le développement règnent enfin sur cette région » a fait remarquer Al Kaabi. « Les conflits et tensions de ces dernières décennies ont gaspillé trop d'opportunités qui auraient permis de jeter les bases d'une vie prospère qui redonne espoir à nos populations. » - Hamad Al Kaabi, rédacteur en chef du journal Al-Ittihad basé à Abu Dhabi, le 14 août 2020.

  • « J'étais contre Israël, mais aujourd'hui je ne le suis plus. Le temps nous a montré qui est notre véritable ami et qui est notre ennemi. » - Un utilisateur émirati des réseaux sociaux, Twitter, 17 août 2020.

  • La campagne haineuse des Palestiniens a profondément déçu les Emiratis. De nombreux citoyens du Golfe ont perdu leurs illusions sur la cause palestinienne et les dirigeants palestiniens. Pour la première fois depuis de nombreuses années, les Arabes ont le courage de dire ouvertement qu'ils préfèrent la paix avec Israël plutôt que de se ranger indéfiniment au côté de Palestiniens qui ne parviennent pas à s'entendre et s'alignent sur l'Iran, les Frères Musulmans et tous les ennemis de la paix et de la stabilité.

La campagne haineuse des Palestiniens a profondément déçu les Emiratis – et les habitants du Golfe en général - qui affichent ouvertement leur désillusion envers la cause palestinienne et les dirigeants palestiniens. Photo : un responsable émirati se fait photographier à côté du premier avion de ligne d'El Al qui s'est posé aux Emirats afin d'y déposer une délégation américano-israélienne, le 31 août 2020 (Photo par Karim Sahib / AFP via Getty Images)

Les Émirats Arabes Unis (EAU) n'acceptent pas que la normalisation de leurs relations avec Israël soit vilipendée par les dirigeants palestiniens qui accusent les Emirats d'avoir trahi les Arabes et les musulmans, la mosquée Al-Aqsa, Jérusalem et la question palestinienne.

Le principal message que les Emiratis et les autres citoyens du Golfe envoient aux Palestiniens et au monde arabe et musulman se résume à ceci : « Nous n'avons trahi personne. Nous avons un dirigeant avisé qui agit dans l'intérêt de son pays, dans l'intérêt des Palestiniens et de tous les Arabes et Musulmans. Vous, Palestiniens, vous devriez vous débarrasser de vos dirigeants corrompus. »

Les Emiratis profitent de l'occasion pour rappeler qu'ils ne sont pas le premier pays arabe à avoir signé un traité de paix avec Israël. Et pour s'indigner d'avoir à subir les critiques de nombreux Arabes et musulmans qui n'ont jamais levé le petit doigt en faveur des Palestiniens.

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La tentative de renverser l'Amérique

par Guy Millière  •  6 septembre 2020

  • La situation était devenue "préoccupante", en fait, avant même que les résultats de l'élection présidentielle de 2016 ne soient connus. Comme on peut maintenant le voir en lisant le rapport rédigé pour le Ministère de la Justice par Michael Horowitz, les members de l'administration Obama au plus haut niveau ont agi pour empêcher Donald Trump de remporter l'élections présidentielle, puis, après cela, pour le faire tomber, en menant une tentative de coup d'État.

  • Les maires de nombreuses villes et d'autres responsables locaux ont délibérément protégé les criminels, pas les citoyens respectueux des lois, et ont permis que les destructions surviennent.

  • "Je pensais que la situation était rude et partisane il y a 30 ans – ce n'était rien comparé à aujourd'hui. Les choses ont fondamentalement changé ... [la gauche] est un parti révolutionnaire rousseauiste qui veut la démolition du système ... Ils veulent une victoire politique totale. Ils ne sont pas intéressés par les compromis. Ils ne sont pas intéressés par le dialogue, les échanges de points de vue ... Ils pratiquent une religion de substitution. Ils nous considèrent, nous, leurs opposants politiques ... comme mauvais parce que nous nous opposons à l'utopie progressiste qu'ils essaient de mettre en oeuvre ..." - William Barr, Ministre de la justice des Etats-Unis, Fox News, 9 août 2020.

  • "Aujourd'hui, notre pays est confronté à la menace d'instauration d'une tyrannie la plus sérieuse de toute notre histoire". - David Horowitz, Frontpage Mag, 10 août 2020.

La vague d'émeutes qui a suivi la mort de George Floyd à Minneapolis le 25 mai n'a sans doute rien à voir avec la mort de Floyd, et tout à voir avec la volonté de groupes qui veulent faire tomber l'Amérique. Les maires de nombreuses villes et d'autres responsables locaux ont délibérément protégé les criminels, pas les citoyens respectueux des lois, et ont permis que les destructions surviennent. Sur la photo: des feux d'artifice, lancés par des émeutiers, explosent au milieu d'un groupe de policiers à Washington DC le 30 mai 2020. (Photo d'Andrew Caballero-Reynolds / AFP via Getty Images)

La mort de George Floyd à Minneapolis le 25 mai peut apparaître, avec le recul, comme un prétexte au déclenchement du chaos. Son décès sous le genou d'un policier blanc a été immédiatement suivi d'une vague d'émeutes au cours de laquelle des quartiers entiers de plusieurs grandes villes ont été dévastés. Des magasins ont été pillés, des bâtiments ont été incendiés, et des personnes ont été assassinées alors que les maires et d'autres responsables locaux ont choisi de laisser les émeutiers se déchaîner, d'attiser le conflit racial et de protéger les criminels plutôt que les citoyens d'être brutalisés. Les émeutes sont rapidement apparues comme n'ayant rien à voir avec la mort de Floyd, et tout à voir avec la volonté de groupes qui veulent faire tomber l'Amérique.

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