• C'est une telle honte et une telle ironie de voir qu'aujourd'hui les terroristes qui ont tué des juifs innocents, non armés, et ordonné leur meurtre sont fêtés en Europe comme des apôtres de la paix.

  • Peut-on imaginer des maires ou des députés italiens ou français qui donneraient à une rue le nom de Mohamed Lahouaiej Bouhlel, qui a assassiné au moins quatre-vingt quatre personnes à Nice le 14 juillet ? Ou qui honoreraient les frères Salah et Brahim Abdesalem pour l'attentat du Bataclan à Paris, le 13 novembre 2015, attentat au cours duquel quatre-vingt neuf personnes ont été assassinées ?

Que se serait-il passé si le conseil municipal de Jérusalem avait accordé le titre de citoyen d'honneur au chef de la mafia italienne, Totò Riina, en le qualifiant de « prisonnier politique » ? Que se serait-il passé si le conseil municipal de Tel-Aviv avait donné à une rue le nom de Giovanni Brusca, le boucher de la Mafia qui a kidnappé et torturé un petit garçon de onze ans, fils d'un autre mafioso qui l'avait trahi, et avait ensuite dissout le corps du petit garçon dans de l'acide ? Le gouvernement italien aurait vigoureusement protesté. Concernant les Palestiniens, cependant, les normes sont différentes et aux yeux de nombreux conseils municipaux d'Italie le terrorisme perpétré contre des juifs israéliens est, de fait, justifié.

Dans les titres pro-palestiniens du maire de Naples, Luigi de Magistris, la seule chose qui manquait, c'était l'octroi du titre de citoyen d'honneur à un terroriste palestinien. Bilal Kayed est tout sauf « un homme de paix ». C'est un terroriste palestinien dangereux qui a passé quatorze ans dans des prisons israéliennes pour deux attaques à main armée et la tentative de kidnapping d'un soldat, tentative qui a échoué. Aujourd'hui Kayed est un nouveau citoyen d'honneur de Naples.

« [C'est] une décision qui porte atteinte à l'image de Naples », a protesté la présidente nouvellement élue de l'Union des Communautés Juives Italiennes, Noemi Di Segni. Dans le même temps, le conseil municipal de Naples a refusé d'octroyer le titre de citoyen d'honneur au grand rabbin de Jérusalem.

Ce n'est pas la première fois que le maire De Magistris fait preuve d'activisme anti-israélien. La ville de Naples a donné une salle pour qu'y soit montré un documentaire intitulé « Israël, le Cancer » qui compare honteusement les soldats israéliens à des nazis. L'Ambassadeur d'Israël en Italie, Naor Gilon, a protesté contre cette projection et noté que « le titre du film, 'Israël, le Cancer', rappelle des périodes sombres de l'histoire italienne et européenne, au cours desquelles les juifs étaient qualifiés de maladie ».

De Magistris a également reçu la réciprocité, « la citoyennté palestinienne », de la part de l'Autorité palestinienne ( AP ) et le maire de Naples a rendu la pareille en accordant le titre de citoyen d'honneur au Président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. De Magistris a également apporté son soutien à la « Flottille de la Liberté », un convoi de navires qui avait essayé d'acheminer des armes au régime du Hamas à Gaza. Eleonora De Majo, candidate sur la liste politique de De Magistris, traitant, par ailleurs, les Israéliens « de porcs. »

De Magistris n'est pas le seul maire italien à sembler priser le terrorisme palestinien. Le maire de Palerme, Leoluca Orlando, a accordé le titre de citoyen d'honneur à Marwan Barghouti, le terroriste palestinien qui a organisé des attentats ayant fait plusieurs morts et est aujourd'hui en prison en Israël pour y purger les cinq peines à vie auxquelles il a été condamné.

Un certain nombre de rues en Europe placardent le nom de terroristes palestiniens. La ville de Valenton en France a donné le nom de Marwan Barghouti à une rue ; et quelques jours après qu'un prêtre a été massacré cet été en France, un groupe de villes françaises a fait le projet de rendre hommage à Barghouti. Des villes comme Pierrefitte-sur-Seine lui ont déjà accordé le titre de citoyen d'honneur et une photo du dirigeant terroriste palestinien a été affichée sur le devant de sa mairie.

Barghouti, qui a été le cerveau de l'attentat de 2002 contre le restaurant le 'Marché des Fruits de Mer' à Tel-Aviv et du massacre de Hadera au cours duquel six Israéliens ont été tués, est un homme que les chaînes de télévision en Europe adorent montrer, les menottes aux mains et les bras levés. C'est l'idole de l'Europe, un héros, une icône. Le Guardian a même publié une 'opinion de lecteur' de Barghouti, dans laquelle il exprime son soutien pour la « Troisième Intifada » d'attaques au couteau, d'attaques armées ou à la voiture bélier.

Le maire de Palerme, en Italie, Leoluca Orlando ( à gauche), a accordé le titre de citoyen d'honneur à Marwan Barghouti ( à droite), le terroriste palestinien qui a organisé des attentats ayant fait plusieurs morts et est aujourd'hui dans une prison israélienne pour y purger les cinq peines à vie auxquelles il a été condamné.

La presse occidentale adore Barghouti, essayant même de le comparer à Nelson Mandela, dans des articles comme « La Question de Barghouti : Est-ce un Mandela ou un Arafat? » (Time Magazine); « Un Mandela au Moyen-Orient » (Newsweek) et « Un Nelson Mandela pour les Palestiniens » (New York Times).

Vingt villes françaises, comme Vitry-sur-Seine, La Verrière et Montataire, ont accordé le titre de citoyen d'honneur à ce terroriste et affiché son nom scandaleux dans leurs rues. La Galerie nationale du Jeu de Paume à Paris a accueilli une exposition qualifiant les terroristes suicide palestiniens de « martyrs ». L'exposition « la Mort », du photographe Ahlam Shibli, présentait des terroristes suicide palestiniens avec des légendes vantant le programme djihadiste en glorifiant leur mort.

Bezons, agglomération urbaine à dix kilomètres de Paris, a aussi été la première ville française à inclure officiellement parmi ses citoyens d'honneur le terroriste palestinien Majdi Rimawi, qui a planifié et exécuté l'assassinat du ministre du Tourisme israélien Rehavam Zeevi en 2001. Rimawi, en prison en Israël, a été immortalisé par une plaque préparée par la ville de Bezons en 2013 qui qualifie ce terroriste de « prisonnier politique. »

Le maire de Bezons, Dominique Lesparre, a prononcé un discours public dans lequel il a qualifié Rimawi de « victime. » Dans le document officiel publié par la mairie de Bezons, intitulé « Prisonnier et citoyen d'honneur, » le fait que Rimawi est un assassin n'est même pas mentionné.

C'est une telle honte et une telle ironie de voir qu'aujourd'hui les terroristes qui ont tué des juifs innocents, non armés, et ordonné leur meurtre, sont fêtés en Europe comme des apôtres de la paix. Ce sont même les nouveaux enfants chéris des médias.

Peut-on imaginer des maires ou des députés italiens ou français qui donneraient à une rue le nom de Mohamed Lahouaiej Bouhlel, qui a assassiné au moins quatre-vingt quatre personnes à Nice le 14 juillet ? Ou qui honoreraient les frères Salah et Brahim Abdesalem pour l'attentat du Bataclan à Paris, le 13 novembre 2015, attentat au cours duquel quatre-vingt neuf personnes ont été assassinées ? Ou Khalid Sheikh Mohammed, lié à presque tous les attentats perpétrés par Al-Qaïda entre1993 et 2003 ?

Giulio Meotti, Chef du service culturel de Il Foglio, est journaliste et auteur italien.

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